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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 15:04

 Le choix des mots

Les mots ont un sens et parfois ce sens est très connoté. Ils sont porteurs d'histoire, de symboles, d'idéologies. Les mots les plus couramment utilisés, dont le sens nous parait évident et qui circulent inlassablement dans les média et l'opinion pulqiue, sont précisément ceux dont il faut se méfier. Il faut donc savoir utiliser avec précision certains mots.


Islam
Il signifie « soumission »  et constitue le nom de la religion  qui se définit par la référence au Coran (Al Quram : la récitation) qui représente, selon les musulmans, la parole de Dieu transmise par l’Archange Gabriel au Prophète Mahomet.

Musulman
Ce terme désigne simplement un adepte de l’islam.


Oumma

Ne pas confondre arabe et musulman :  une grande majorité des arabes est de confession musulmane, tous les musulmans ne sont pas arabes.


Islamiste, Islamisme

Ces mots désignent un mouvement politique, qu’il s’agisse d’un individu, d’un groupe ou d’un pays. Ce n'est pas une doctrine théologique mais un concept qui désigne l'utilisation politique de l'Islam.
Il s’agit d’imposer à la société et à l’État d'un pays le modèle rigoureux de l’Islam originel par la refonte des normes juridiques et politiques en vigueur en fonction de la Charia (loi islamique).
Le terme "fondamentalisme", également utilisé, désigne la volonté du retour aux textes fondamentaux de l'Islam dans une lecture littérale

 


Qu’est ce que l’islamisme ?


Ce mouvement politique est né des écheces des grands courants politiques qui existaient dans le monde arabo-mulsmna jusqu'au années 1980:
le panarabisme qui a totalement échoué lui aussi.
le capitalisme
la modernité culturelle en contradiction avec  les valeurs traditionnelles.
les voies socialistes de développement (désastre économique de l’Algérie).



Les courants de l’islamisme

Ce mouvement est composé de plusieurs courants parfois rivaux:

1. Le wahhabisme :
C'est une conception conservatrice, très dogmatique et particulièrement puritaine de l’Islam, mais sans contestation de l’ordre politique. Il est né  en Arabie,
fondé par Abd Al Wahhab (1720-1792).
Les Wahhabites prônent le "tahrib" (la contrainte) pour imposer l’islam.


2. Le Salafisme

De Salaf, ancêtre, il prône aussi le retour au chemin des ancêtres, aux valeurs les plus authentiques de l'Islam. Il prend sa source dans le Wahhabisme mais il conteste l’ordre politique en place dans les pays musulmans. Les « Les Frères musulmans » en consituent la prinicpale composante
Association née en Égypte en 1927 qui introduit une véritable politisation de l’Islam et nourrit dès lors l’ensemble de la mouvance islamiste. Son fondateur est Hasan Al-Bannâ (1906-1949). Il s'est diffusé dans l’ensemble du Proche-Orient arabe.

"Le salafisme plonge ses racines dans la renaissance de l’islam qu’impulsent, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, des penseurs comme Sayyid Jamal Al-Din Al-Afghani, Mohammed Abdouh et Rachid Rida. Ceux-ci appelaient à un retour aux pratiques de Mahomet et de la première génération (salaf, en arabe, signifie « ancêtre »). Selon eux, les musulmans avaient permis à l’Occident de monopoliser des principes appartenant au véritable islam : d’où leur retard et leur faiblesse. A leurs yeux, l’islam relève non seulement du spirituel, mais aussi du social et du politique
Ces idées, les islamistes politiques les revendiquent. C’est le cas des Frères musulmans, nés en Egypte en 1928 et influencés par les premiers salafistes. Ils devinrent un puissant mouvement populaire, social et politique, comptant des centaines de milliers de membres à travers le monde arabe. Leur fondateur, Hassan Al-Banna, ne voulait pas seulement que les musulmans reviennent à la vraie foi ; il s’opposait vigoureusement au colonialisme britannique et défendait la cause palestinienne. Ses membres prirent part à la guerre israélo-arabe de 1948-1949 et créèrent des branches dans les pays arabes voisins : en Palestine, le Djihad islamique et le Hamas en sont les héritiers.
Ces idées, les islamistes politiques les revendiquent. C’est le cas des Frères musulmans, nés en Egypte en 1928 et influencés par les premiers salafistes. Ils devinrent un puissant mouvement populaire, social et politique, comptant des centaines de milliers de membres à travers le monde arabe. Leur fondateur, Hassan Al-Banna, ne voulait pas seulement que les musulmans reviennent à la vraie foi ; il s’opposait vigoureusement au colonialisme britannique et défendait la cause palestinienne. Ses membres prirent part à la guerre israélo-arabe de 1948-1949 et créèrent des branches dans les pays arabes voisins : en Palestine, le Djihad islamique et le Hamas en sont les héritiers.
Ceux qui se définissent comme salafistes ne sont pas tous membres de groupes organisés. Influencés par les wahhabites saoudiens, ils se préoccupent d’abord de ce que l’islam autorise ou interdit. Les wahhabites interprètent le mot ijtihad (examen personnel des sources religieuses fondé sur le Coran et la Sunna) de manière restrictive. Conservateurs par leur comportement et leur pratique de l’ijtihad, les salafistes sont socialement actifs, avec pour objectif d’islamiser la société. Ils sont souvent en pointe en matière de science et de technologie."
Wendy Kristianasen, « Qu’est-ce que le salafisme ? », Le Monde Diplomatique, février 2008.


3. Essor du Jihadisme avec la guerre d’Afghanistan


 http://www.ifri.org/files/PE_1_2006_amghar.pdf

 



Lecture complémentaire:
Sur le site de l'IFRI, Samir Amghar, «  Le salafisme en Europe : la mouvance polymorphe d’une radicalisation », Politique étrangère, janvier 2006. Le Djihad devient pour le croyant un devoir personnel et impérieux de lutter contre les adversaires de sa religion. Le salafisme djihadiste est né au milieu des années 1980 en Afghanistan, à l’époque du djihad contre l’occupation soviétique.
Sa stratégie de lutte contre l’ennemi proche (Jihad défini comme putsch armé) est progressisment passée à une stratégie de lutte contre l’ennemi lointain (terrorisme et attentats-suicides). Les groupes qui se revendiquent d'AlQuaida apaprtiennent à cette tendance.
La communauté des croyants : elle abolit les frontières des Etats au profit d'un espace géopolitique appartenant au peuple de Dieu.

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