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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 21:43

Mary-Portas F.-L., "Recensement de la population de 2006. Retour de la croissance démographique au centre de l'agglomération francilienne", INSEE Ile de France à la page, n° 311, janvier 2009.


L'Ile-de-France compte 11,532 millions d'habitants au premier janvier 2006. Depuis le recensement de 1999 la population francilienne a augmenté de 0,7 % par an en moyenne qui provient uniquement du dynamisme naturel de la région, lié à la jeunesse de sa population. L'excédent des naissances sur les décès correspond, en effet, à une croissance démographique de 0,9 % par an en moyenne au cours de la période. Par rapport à la période 1982-1999, la croissance démographique s'est accélérée dans la région, comme dans le reste de la France. En Ile-de-France, cette accélération est due à la fois à une augmentation de la croissance naturelle et à une diminution du déficit migratoire.


Après un demi-siècle de décroissance, Paris regagne des habitants

Pour la première fois depuis le milieu des années 50, la capitale regagne des habitants, et les gains de population sont plus importants en petite couronne qu'en grande couronne. Ce recentrage de la croissance démographique sur des territoires de faible superficie se traduit par une « redensification » du centre de l'agglomération.

Malgré un rythme de croissance annuel relativement faible, Paris a ainsi gagné chaque année 75 habitants au km2 entre 1999 et 2006. Elle en avait perdu en moyenne 28 par an entre les recensements de 1982 et 1999, et 291 par an entre les recensements de 1962 et 1982.

La croissance démographique dans la capitale est entièrement due à l'excédent des naissances sur les décès. Même s'il diminue, le déficit migratoire reste plus élevé que dans le reste de la région. Le modèle de peuplement semble rester le même : la capitale attire de jeunes actifs qui s'en éloignent après avoir eu leurs premiers enfants.


 

 La redensification de Paris et de ses communes limitrophes 


Fort dynamisme des communes de la proche banlieue

Au sein de la région, c'est en petite couronne que la croissance démographique a connu la plus forte accélération par rapport aux décennies précédentes. La population a ainsi augmenté de 1 % par an en moyenne entre 1999 et 2006, contre une hausse annuelle de 0,2 % entre 1982 et 1999. Lieu privilégié du desserrement démographique de Paris jusqu'aux années 60, la petite couronne avait même perdu des habitants à partir du milieu des années 70.

Le regain de dynamisme démographique de la petite couronne est particulièrement fort dans la périphérie immédiate de Paris. Dans les vingt-neuf communes limitrophes de la capitale, la population a crû de 1,3 % en moyenne chaque année. Cette croissance démographique ne s'explique pas entièrement par le solde naturel pourtant très élevé. Le solde migratoire apparent est désormais positif : les programmes importants de construction de nouveaux logements de la fin des années 1990 ont attiré de nouveaux arrivants, probablement de jeunes actifs qui débutent ici leur vie familiale.

Gains de population et de densité très importants : Montrouge, Issy-les- Moulineaux, Aubervilliers, Levallois- Perret, Saint-Maurice, Saint-Denis, Clichy, Saint-Mandé, Montreuil et Suresnes, Courbevoie, Alfortville, Bondy, Bois- Colombes, La Garenne-Colombes, Châtillon, Cachan.


Ralentissement de la croissance en grande couronne

En grande couronne, le ralentissement de la croissance démographique se poursuit. Depuis 1999, la population a augmenté de 0,7 % par an en moyenne. Ce rythme est plus faible que celui observé entre les recensements de 1982 et 1999 (+ 1,1 % par an), et entre les recensements de 1962 et 1982 (+ 2,9 % par an). Les gains de population en grande couronne sont aujourd'hui entièrement dus à l'excédent des naissances sur les décès. Dans les décennies 60 et 70, les deux tiers de ces gains provenaient de l'excédent migratoire. Ces années avaient été marquées par l'extension de l'unité urbaine de Paris, avec notamment la construction de villes nouvelles en ses marges, et par la périurbanisation des communes plus éloignées du centre (Les zonages urbains en Ile-de-France).


Les petites communes périurbaines attirent encore de nouveaux habitants

Dans les communes de la couronne périurbaine, sous l'influence d'un pôle urbain, le ralentissement de la croissance démographique depuis 1999 est plus prononcé que dans le reste de la grande couronne. Il s'explique entièrement par la diminution des gains de population dus aux migrations, le solde naturel restant stable. Ces communes périurbaines continuent cependant à attirer de nouveaux arrivants, dont probablement une part importante de familles.

Les communes les plus attractives de cette couronne périurbaine sont précisément les moins urbanisées. Leur population augmente, en moyenne, de 1,5 % par an contre 0,7 % dans les communes appartenant à une unité urbaine. Dans ces communes plus rurales, le seul jeu des migrations permet une croissance de 0,9 % par an, alors qu'il est neutre dans les communes urbaines.

 

L'aire urbaine de Paris déborde largement des limites de la région 

 




 


A lire également:

Buisson G., Vérone M., « La population légale de l'Ile-de-France : 11 532 398 habitants au 1er janvier 2006 », Insee Ile-de-France faits et chiffres, n° 198, janvier 2009.

Laganier J., Vienne D., « Recensement de la population de 2006 - La croissance retrouvée des espaces ruraux et des grandes villes », Insee première, n° 1218, janvier 2009.

 


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commentaires

plombier paris 15/02/2015 11:45

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement

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