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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 18:49

Synthèse à partir du manuel Hatier, p. 122-127.

A- L'émergence d'une nouvelle catégorie sociale


Document 3, p. 122

1. Le document 3 présente l'évolution du taux de natalité en France entre 1940 et 2004. On peut distinguer deux périodes. Entre 1940 et 1950, le taux de natalité augmente fortement, passant de 13,8 % à 20,6 %. Après 1950, la courbe décline lentement jusque vers 1965 mais se maintient encore à un niveau élevé. Après 1965, il y a un net décrochement. Ce phénomène de forte accroissement de la natalité après la guerre est le « baby-boom ». le nombre des jeunes dans la société augmente fortement.

Documents 2 et 4, p. 122

2. La période de la jeunesse est définie par le franchissement de plusieurs étapes ; le départ du foyer parental, l'entrée dans la vie active et la formation d'un couple. La jeunesse correspond à une période de tra,nsition entre l'enfance et l'âge adulte défini par des trois étapes.

3. A partir de1960, 1a France connaît une véritable explosion scolaire : les effectifs scolarisés augmentent fortement, notamment dans l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur. L'expérience scolaire concerne désormais des classes d'âge entières.

4. La prolongation des études devient une norma. Tous les jeunes font donc l'expérience d'une scolarisation longue ce qui les place en dehors de la société des adultes.

Documents 5 et 6, p. 123

5. L'exemple de la jeunesse de Daniel est intéressant car il correspond aux grandes étapes du passage à l'âge adulte : après des études courtes (certificat d'études), il attend d'avoir l'âge du service militaire pour entrer dans la vie active et fonder un foyer.

6. Son parcours est fortement déterminé par son milieu social : il quitte l'école jeune ; il travaille dans la ferme de ses parents ; il connaît une promotion professionnelle par des cours du soir.

7. Son exemple met en valeur les étapes suivantes : fin de l'école primaire ; service militaire et mariage.

Documents 7 et 8, p. 123
8. La montée de la jeunesse n'est pas un simple phénomène démographique. Il accompagne de profondes transformations culturelles et sociales. Les jeunes forment désormais un groupe d'âge défini par une culture originale : des pratiques culturelles communes (concerts, sorties...) ; des signes vestimentaires (jeans, polos, blousons, tee-shirt); un certain type de consommation (disques, transistors); un langage propre ; une forte emprise du groupe des pairs.


B- Le moment « mai 1968 »


Document 10, p. 124

1. Les années 1960 sont marquées par la montée d'une contestation de la jeunesse contre les structures et les valeurs de la société. Les jeunes contestent les hiérarchies, l'autorité, la censure. Ils remettent en cause les structures de la famille, des lycées et des universités. Ils revendiquent plus de liberté, d'autonomie et de responsabilités.

Documents 9, 11 et 12, p. 125

2. Cette contestation s'appuie sur des références idéologiques et politiques très marquées : le marxisme, le « maoïsme », l'anarchisme servent de référence théorique ; des figures comme celles de Trotski, de Che Guevara. Les jeunes se mobilisent en faveur du peuple Vietnamien en guerre contre les Etats-Unis au sein des Comités Vietnam de Base.

3. Ce mouvement de contestation n'est pas propre à la France mais touche l'ensemble des pays développés. Il s'agit d'une contestation internationale de l'impérialisme des Etats-Unis notamment et de la société capitaliste.

Documents 13 et 14, p. 125

4. La contestation étudiante vise les autorités et l'État. Elle revendique la liberté et une nouvelle manière de vivre.

5. La contestation revêt des formes violentes : aux manifestations fréquentent et nombreuses s'ajoutent des émeutes au cours desquelles les jeunes affrontent la police. Dans la nuit du 10 mai 1968, les étudiants érigent des barricades dans le Quartier latin.

Document 15, p. 125

6. Le Premier ministre Pompidou livre une analyse à chaud du mouvement de Mai 68. Selon lui, ce sont les transformations sociales et culturelles profondes qui expliquerait la contestation : le déclin des valeurs et des structures d'encadrement traditionnelles  comme la discipline, la famille, la patrie, l'Église d'une part, et des innovations comme la radio et la TV d'autre part.

7. Pompidou distingue en fait deux types de jeunesse : la jeunesse étudiante d'une part, et la jeunesse ouvrière et paysanne d'autre part.

8. Pompidou préconise des réformes qui doivent concilier les revendications de la jeunesse et le maintien des cadres de la société.


C- La jeunesse entre reconnaissance et nouvelles inquiétudes


Document 16, p. 126

1. Sous la présidence de Giscard d'Estaing, plusieurs réformes visent à pendre en compte les aspirations des jeunes. Ainsi, l'âge de la majorité politique est abaissé à 18 ans afin de leur permettre d'exercer des responsabilités politiques plus tôt.

Document 17, p. 126

2. L'itinéraire de Séverine diffère sensiblement de celui de daniel. D'une part, elle vit au sein d'une famille moderne dans laquelle les relations affectives et le respect de l'individualité de chacun priment. D'autre part, cette famille rassemble plusieurs générations. Enfin, elle s'intègre au processus d'allongement de la jeunesse. La vie amoureuse par exemple ne signifie pas le départ du foyer parental.

Document 18, p. 126

3. Les mobilisations lycéennes s'inscrivent dans l'héritage de Mai 68 tant dans leur contenu (l'autonomie, la responsabilité) que dans leurs formes (manifestations spontanées).

4. Les manifestations récurrentes des lycéens dans les années 1980-1990 revêtent une nouvelle significative. Il s'agit moins de protestations politiques qu'une affirmation et d'une revendication d'autonomie et de responsabilité

Document 19, p. 126
5. La jeunesse des années 1970 manifeste des préoccupations différentes de celles de leurs aînés : l'écologie, l'anti racisme, le pacifisme les motivent davantage que les engagements politiques traditionnels.
Documents 20, 21 et 22, p. 127
6. Depuis les années 1980, les jeunes sont confrontés à une insertion professionnelle difficile : le chômage les frappe particulièrement, ainsi que les formes d'emplois précaires (CDD, intérim, emplois aidés ...).
7. Des inégalités sociales persistent dans l'accès aux qualifications. La démocratisation de l'enseignement n'a que partiellement réduit les inégalités sociales, mais les a déplacées.

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