Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 18:02

Au premier semestre de 2008, les pays en développement ont mieux résisté à la crise financière que les pays développés, leurs systèmes financiers étant moins imbriqués dans les systèmes bancaires très ébranlés des États-Unis et de l’Europe. Leur croissance économique est restée ferme grâce à la hausse des prix des produits de base. Les flux d’IED vers ces pays ont continué d’augmenter, mais à un rythme beaucoup plus lent que les années précédentes, affichant une progression de 17 % pour s’établir à 621 milliards de dollars. Par région, ces flux ont connu un bel essor en Afrique (27 %) ainsi qu’en Amérique latine et dans les Caraïbes (13 %) en 2008, la hausse des années précédentes se poursuivant dans ces deux régions. Toutefois, au second semestre de 2008 et au début de 2009, le ralentissement économique mondial les a rattrapées, avec pour conséquence une baisse des flux d’IED.

En Asie du Sud-Est, de l’Est et du Sud, les investissement étrangers ont augmenté de 17 %, pour atteindre un niveau record de 300 milliards de dollars en 2008, avant d’accuser une forte chute au premier trimestre de 2009. Le même scénario s’est déroulé dans les pays en transition de l’Europe du Sud-Est et de la CEI, où les IED ont d’abord progressé de 26 %, à 114 milliards de dollars en 2008 (niveau record), pour ensuite plonger de 46 % en année pleine au premier trimestre de 2009.

Les profondes modifications survenues dans la structure des IED pendant l’année écoulée ont bouleversé le classement des principaux pays d’accueil et d’origine. Si, en 2008, les États-Unis ont gardé leur place de premier pays d’accueil et d’origine, beaucoup de pays en développement et de pays en transition sont devenus d’importants bénéficiaires et investisseurs, représentant 43 % des entrées et 19 % des sorties globales d’IED. Un certain

nombre de pays européens ont reculé dans le classement tant en termes d’entrées que de sorties, le Royaume-Uni perdant ainsi sa place de premier pays européen d’accueil et d’origine d’IED. Le Japon a, pour sa part, amélioré sa position en tant que pays d’origine (fig. 2).

En 2008, les flux d’IED vers les pays économiquement et structurellement faibles − pays les moins avancés (PMA), pays en développement sans littoral et petits États insulaires en développement − se sont accrus de 29 %, 54 % et 32 %, respectivement. Toutefois, en raison des caractéristiques de ces trois groupes de pays, et notamment de leur dépendance à l’égard d’un éventail plutôt étroit de produits d’exportation qui ont été victimes d’une chute de la demande dans les pays développés, la crisea exposé au grand jour les difficultés qu’ils avaient à attirer des IED. Dans le cadre de stratégies de diversification, ces pays voudront donc peut-être encourager des IED dans des secteurs moins exposés à des fluctuations cycliques, tels certaines branches d’activité liées à l’agriculture, en particulier denrées alimentaires et boissons.

CNUCED,Rapport sur l’investissement dans le monde, 2009. Sociétés transnationales, production agricole  et développement Nations Unies, New York et Genève, 2009

 

 

Arnaud Rodier, "Plongeon des investissements étrangers dans le monde", Le Figaro, 17/09/2009 | Mise à jour : 20:50.

Annie Kahn, "La crise provoque une baisse mondiale des investissements étrangers", Le Monde, 18.09.09 | 08h10  •  Mis à jour le 18.09.09 | 08h10.

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

Rubriques