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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 10:59

Une étude récente de l’OCDE  permet de se faire une idée précise du poids des filiales étrangères dans l'économie française et notamment dans l'industrie.

Le critère statistique retenu est le suivant : sont comptabilisées les filiales dont le capital est détenu à plus de 50% par une société étrangère.

Dans l’industrie manufacturière la situation est la suivante:

Poids des filiales étrangères dans différents pays, en % du total national, 2004

 

nombre d'entreprises

nombre de salariés

chiffre d'affaires

R&D

Allemagne

1,4%

15,4%

26,7%

27,9%

Espagne

0,7%

15,6%

26,4%

nd

France

2,0%

26,2%

31,8%

27,4%

Royaume-Uni

2,6%

26,6%

41,0%

39,4%

Suède

2,8%

32,4%

39,9%

52,0%

Tchéquie

4,0%

37,2%

52,6%

65,0%

Source : OCDE, Mesurer la mondialisation : activités des multinationales, volume I, secteur manufacturier 2000-2004. Les chiffres portent sur l’industrie manufacturière.

 

On peut faire deux observations:

- les filiales étrangères sont très présentes dans le secteur industriel;

- l'économie française, et notamment l'industrie, est très ouverte;

- l'Allemagne conserve une base industrielle "nationale" plus importante que dans des pays comme le Raoyaume-Uni et la France.

 

 

On peut rapprocher ces données établies par l'OCDE avec celles de l'INSEE.

 

Poids des groupes étrangers dans le système productif français

Une partie des groupes opérant en France est contrôlée par des capitaux étrangers. Ces groupes étrangers emploient près de deux millions de salariés. Rapportées à l'ensemble des sociétés exerçant leur activité en France, les filiales de groupes étrangers emploient 14 % des effectifs, réalisent 17 % de la valeur ajoutée et 16 % des immobilisations corporelles.
Parmi les filiales de groupes étrangers implantés en France, 68 % sont contrôlées par des groupes appartenant à l'Union européenne. Ils emploient 65 % des salariés travaillant dans un groupe étranger. Les filiales de groupes américains emploient 23 % des salariés travaillant dans un groupe étranger, les filiales allemandes 15 % et les britanniques 12 %.
Trois secteurs emploient 60 % des salariés des groupes étrangers : le commerce, les services aux entreprises et l’industrie des biens intermédiaires. À l’opposé, la construction, l’industrie automobile, l’énergie et l’éducation, santé, action sociale sont des secteurs peu investis par les groupes étrangers.

Capture02.jpg

 

Les groupes étrangers en France

En dix ans, 1,8 fois plus de salariés

 L’économie française est plus ouverte aux capitaux étrangers que celle de ses voisins : fin 2003, un salarié sur sept travaille dans une filiale de groupe étranger, hors secteur financier et administration. C’est davantage qu’en Allemagne, au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas. L’Union européenne et les États-Unis sont les premiers investisseurs étrangers en France : leurs filiales y emploient 90 % des 1,9 million de salariés travaillant dans des groupes étrangers. En dix ans ce nombre a été multiplié par 1,8. Cette croissance a été essentiellement externe : 9 000 sociétés sous contrôle français fin 1994 sont sous contrôle étranger fin 2003 ; elles emploient à cette date 900 000 salariés. Le tiers de ces sociétés étaient des filiales de groupes français en 1994. La présence étrangère en France est d’abord industrielle : le secteur de l’industrie y compris l’énergie concentre la moitié des effectifs. C’est deux fois plus que dans l’ensemble des firmes françaises. Entre 1993 et 2003, les groupes étrangers ont élargi leur présence dans l’industrie en augmentant d’un tiers le nombre de leurs salariés dans ce secteur. Dans les services, où leur poids est encore faible, ils progressent beaucoup plus vite : sur la période, le nombre d’emplois sous contrôle étranger y a été multiplié par 3,7. 

 

 En dix ans, le nombre de salariés des groupes étrangers en France a presque doublé
graphique1.jpg
 Démographie des filiales des groupes étrangers, en 1994 et 2003
 graphique2.jpg
 Des investisseurs proches... et américains
graphique3.jpg
 L'industrie, première activité des groupes étrangers en France
 graphique4.jpg
 28 % de la valeur ajoutée des sociétés industrielles
 graphique5.jpg
Fin 2003, 30 % des salariés des groupes étrangers travaillent dans des sociétés de 500 à 2000 salariés
 graphique6.jpg

 

 

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