
RenoirClioBlog
Blog d'histoire-géographie en lycée
Agglomération : ensemble urbain comprenant la ville-centre et les communes périphériques. L'agglomération forme une unité
urbaine plus ou moins cohérente.
Aire urbaine : c'est le territoire de la ville qui peut varier en
fonction des découpages administratifs et des définitions statistiques.
Archipel métropolitain : ensemble de grandes métropoles vues comme des
"îles" bien reliées entre elles, mais coupées de leur arrière-pays immédiat ("océan").
Banlieue : territoire autour d'une ville (à l'origine distance d'une lieue). Selon la proximité de la ville, on
distingue la proche banlieue (communes limitrophes de la ville-centre = 1ère couronne) et la lointaine banlieue (auréole de communes périphériques = 2e couronne).
Centre (d'impulsion, de commandement, etc.) - Centralité
Lieu de
concentration dont le poids, la "taille" dépend d'un certain nombre de critères de nature socio-économiques, socioculturels. Le centre aura une capacité d'impulsion, de commandement qui dépendra
de :
- sa population (densité, part/reste de la population), de son niveau de vie, de l'ancienneté de son développement,
- ses capacités de production (capitaux, qualifications,etc.),
- ses capacités d'autodéveloppement sur ses propres ressources humaines et financières,
- ses capacités de recherche et d'innovation : investissements en R&D, lieux de recherche.
Centre-ville : noyau urbain correspondant en général aux plus anciens quartiers de la ville, lieu de rencontre des artères principales. A
ne pas confondre avec la ville-centre. Ce centre historique peut se différencier ou non du centre directionnel.
Conurbation : groupement de villes (ou d'agglomérations) proches les unes
des autres , chaque ville demeurant individualisée. Une conurbation peut être un groupement hiérarchisé, la ville principale détenant un pouvoir de direction plus ou moins
complet.
Espace: Au sens premier, l'espace a une étendue concrète, singulière, il est
ce qui se mesure. C'est une portion définie de la surface terrestre. Mais l'espace géographique a aussi une signification plus abstraite et générale. Il est produit, espace social :
approprié, mis en valeur ou transformé par un groupe humain organisé. On peut en identifier les types d'action et d'usages fondamentaux : appropriation et gestion, habitat, échanges et
communication, exploitaton et mise en valeur.
Façade - ou fenêtre (océanique, maritime): La métaphore
désigne, d'une manière générale les lieux tournés vers l'extérieur et le terme s'emploie plus particulièrement pour les espaces littoraux. Mais elle peut aussi s'appliquer aux lieux "au contact",
"de contact".
Une façade, océanique ou maritime, est une bande de quelques dizaines à plusieurs centaines de kilomètres de large à partir du littoral. C'est une interface entre les flux, entrant ou sortant, de
biens et de personnes vers/de l'intérieur (arrière-pays, hinterland) et ceux de l'au-delà maritime (avant-pays). Cette interface concentre donc les activités et les équipements nécessaires à la
gestion de ces flux.
Flux: Désigne l'écoulement, le déplacement des biens, des individus, des
informations ou des capitaux de manière :
- localisée (origine, destination, trajet)
- quantifiée (volumes, effectifs transportés).
À l'époque des organisations en "flux tendus", en "juste-à-temps", l'étude des flux, des procédures logistiques, de leurs conséquences en termes d'organisation de l'espace, peut avoir un grand
intérêt dans le cadre de l'enseignement de la géographie.
Certains flux (information, capitaux) sont transférés de manière immatérielle par des réseaux "virtuels" fondés sur le mariage entre l'informatique et les
télécommunications.
Interface: Zones, bandes, plus ou moins larges (de quelques dizaines à quelques centaines de kilomètres), de
discontinuité mais aussi de contact et/ou de confrontation entre deux espaces, deux systèmes territoriaux distincts. L'interface suppose le passage : une frontière totalement fermée n'est pas une
interface. L'interface est irriguée, à des degrés variables, par des flux, plus ou moins intenses. Activités, infrastructures et équipements correspondants y sont souvent localisés.
Les principales interfaces auxquelles s'intéresse le géographe sont :
- dans l'ordre de la nature, l'interface atmosphère - lithosphère et ses conséquences (inondations, glissements de terrain, évolutions des couverts végétaux),
- les interfaces liées à des changements de milieu, d'environnement : interface littorale (façades), interfaces de type sahélien, piedmonts (interfaces montagne-plaine ou montagne-plateau), etc.
: ces interfaces donnent lieu à des modes d'occupation, d'activités humaines fondés sur le contact, l'échange, l'exploitation de la différence
- les interfaces liées aux frontières entre États, entre ensembles régionaux.
Littoralisation (ou maritimisation) : Processus fréquemment observé de
concentration des populations et des activités humaines le long ou à proximité des littoraux.
Mondialisation: Ensemble des processus (socio-économiques, culturels,
technologiques, etc.) facilitant la mise en relation des sociétés du monde entier. La mondialisation est accélérée par les systèmes contemporains de communication, de circulation de
l'information. Elle tend à accentuer les phénomènes de diffusion et d'homogénéisation à travers l'espace mondial. Mais, paradoxalement, par la mise en concurrence des territoires et des sociétés
qui lui sont associée, elle alimente aussi des comportements de contestation : particularismes, régionalismes, communautarismes sont ainsi revisités à la lueur de la mondialisation.
Notons que le monde anglo-saxon parle de globalisation qui peut être considéré comme synonyme.
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