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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 19:38

Pbq :  Qu'est-ce que le développement ?

Ø      Accroissement des richesses associé à l’amélioration des conditions de vie d’une population.

Ø      Le dvpt n'est donc pas seulement un aspect purement économique. Il va au-delà de la croissance économique.

 

 

 

1) Unité et diversité des Sud

 

 

q       L'inégal développement

 

 Ø    La satisfaction des besoins essentiels

 

   Même si la situation tend à s'améliorer (les famines ont quasiment disparu, les vaccinations font reculer ou disparaître certaines maladies comme la polio, l'espérance de vie augmente), les conditions de vie des pop vivant dans les pays du Sud restent globalement moins bonnes que dans les pays du Nord

 

  • L'alimentation : Doc. 2, p. 254

ð     450 M de personnes souffrent de malnutrition (carences qualitatives :  manque de

 

vitamines, de protéines animales => maladies, mortalité infantile) ou de sous- alimentation (carence quantitative : moins de 2000 calories par jour)

ð     5 millions de personnes meurent encore de faim chaque année (soit 1 toutes les 5 secondes) (surtout en Afrique Noire, mais aussi dans certains pays d'Asie)

 

  • L'accès à l'eau potable : un homme sur 2 ne dispose pas d'eau salubre en quantité suffisante => pb d'accès à l'eau (corvée d'eau) et pbs de santé liés à la mauvaise qualité de l'eau (parasitoses, paludisme, qui tue encore des millions de personnes chaque année)

Ø      L'inégalité devant la vie et la mort

 

ð     le taux de fécondité : Doc. 1, p. 254

§     la moyenne mondiale est de 2.8 enfants par femme

§     le taux de fécondité est très bas dans les PD, mais aussi en Chine

§     il baisse dans la plupart des pays du monde ; il reste très élevé dans la plupart des pays du Moyen-Orient et surtout en Afrique Noire (mentalités tradit, refus ou manque d'accès à la contraception, place de la femme) => la transition démog n'est pas achevée et la croissance démog demeure donc très rapide (1/2 de la pop a moins de 20 ans dans certains pays), ce qui pose des pbs (éducation, puis emploi)

ð     l'espérance de vie : grand écart entre le Sierra Léone où elle est de 41 ans, contre  80 ans au Japon :

 

ð     la mortalité infantile :

Carte 4 p. 35

§     3 fois moins forte dans les pays ind. Moins de 10‰ en Occident contre 165‰ au Mali.

§     => traduit l' inégalité devant la médecine (1 médecin pour 400 en Europe, contre 1 pour 20 000 dans certains pays d' Afrique), la persistance de certaines maladies (lèpre, choléra) et l'insuffisance de médicaments et de traitements (le SIDA a déjà tué 25 millions d'Africains, 40 millions sont séropositifs => prive certains pays d'une part de leur force de travail et hypothèque l'avenir)

 

Ø   L'inégal accès à la culture

 

Doc. 1, p. 40

 

ð     Différence entre l'alphabétisation des pays ind où elle est de plus de 95% et celle des pays d'Asie du Sud ou d'Afrique subsaharienne (moins d'un adulte sur 2 sait lire et écrire ; ce sont souvent les femmes qui sont exclues de l'instruction ; de nombreux enfants ne vont pas à l'école et le travail des enfants persiste (doc. 4 p. 275) => entrave le dvpt  à venir

 

Ø     Une urbanisation mal maîtrisée

 

 

q       Mesurer l'inégalité de développement

 

Ø   Le  PIB/hab évalue la richesse seulement => création de l’IDH et de l’IPH

 

Ø   IDH : Carte 2, p. 14

 

Ø   L’IPH : indicateur de la pauvreté humaine Carte 3, p. 255

 

 

Ø   Il  évalue le niveau relatif de la pauvreté humaine en % de la pop totale

ð     dans les pays industrialisés : la pauvreté existe et touche un nb inégal de personnes selon le système de protection sociale (% plus élevé aux EU et en GB qu’en Europe de l’Ouest et au Japon ; les pays scandinaves ont un IPH très bas)

 

ð     dans les pays en dvpt : la pauvreté de masse existe toujours

 

ð     carte 1 p. 274 : plus d’1.2 milliard de personnes, soit 1 homme sur 5, vit avec moins de 1 dollar par jour, liée notamment au sous-emploi ; l’Amérique du Sud et l’Asie orientale ont une situation plus favorable que l’Asie du Sud et surtout que l’Afrique

 

ð     Bilan : toutes les cartes font ressortir une inégalité entre les pays du Nord plus développés et les pays du Sud moins développés.

 

ð     Mais toutes les cartes montrent également de grands écarts entre les situations des différents pays du Sud.

                                   

2 / La diversité des "Sud"

 

Ø      Depuis les années 50 - 60 (décolonisation, arrivée des pays du Tiers-Monde sur la scène internat et prise de conscience de leur retard de dvpt), les pays du Sud ont connu des évolutions très différentes.

 

Carte 4  p. 273

Ø      la croissance éco a été forte en Asie (très supérieure à celle des pays du Nord pendant la même période), moyenne en Amérique latine et assez faible en Afrique

Ø      le PIB/hab en Am latine a presque doublé (de 2000 à 4000 dollars), il a été multiplié par 5 en Asie de l'Est et par 2 en Asie du Sud mais reste plus faible (très forte pop), il a stagné en Afrique subsaharienne

 

=> alors que certains pays du Sud ont vu leur éco décoller et ont pu se développer, d'autres n'ont guère progressé, voire même ont régressé et rencontrent de graves difficultés à se dvper

 

1)     Plusieurs groupes de pays

 

• les pays « perdants » : ce sont les 49 PMA (pays les moins avancés)

-         situés surtout en Afrique subsaharienne, mais aussi en Asie (Afghanistan, Birmanie, Bangladesh ou Laos)

 

-         trois critères officiels les définissent :

 

1. PIB/hab/an inférieur à 500 dollars

2. Part de l’ind dans le PIB inférieure à 10%

3. Taux d’alphabétisation inférieur à 20%

 

Cartes 2 et 5, texte 3

Ø      Ces pays cumulent de nbx pbs : catastrophes naturelles (sécheresse, tornades), problèmes politiques (guerre, instabilité pol, dictature), éco (économie tradit à dominante agri, dépendance, endettement) et sociaux (explosion démog, croissance urbaine incontrôlée)

 

Ø      Ils sont très peu intégrés à l’éco mondiale (ils repr une faible part du commerce, ils attirent peu ou pas d’invest) : ce sont des espaces marginalisés

 

Ø      Ces pays vivent très largement « sous perfusion », cad de l’aide au dvpt donnée par les organisations internationales et les ONG

 

• Les pays intermédiaires :

Ø      des choix de dvpt variables, des situations incertaines

 

Ø      cas particulier de la Chine et de l'Inde : ces deux "géants" du Sud ont ouvert leur éco, ils connaissent auj une rapide croissance éco, ils jouent un rôle croissant dans les échanges mond, mais leur niveau de dvpt est encore faible

 

• Les pays "gagnants" :

Ø      ces pays se caractérisent par une hausse de leurs revenus, une intégration croissante à l'éco mondiale et un début de dvpt

 

Ø      les pays pétroliers à hauts revenus (Arabie saoudite, Koweït, Qatar, Emirats

Arabes Unis)  : la manne pétrolière est réinvestie (industrie, secteur tertiaire), mais les inégalités sociales demeurent fortes

 

Ø      les NPI et pays émergents : surtout en Amérique latine (Mexique, Brésil, Chili, Argentine) et en Asie du SE (Thaïlande, Indonésie, Philippines, Malaisie) : promotion des exportations (produits agricoles et/ou industriels)

 

            2) Des politiques de développement inégalement efficaces                    

Ø      Les évolutions différentes des pays du Sud peuvent s’expliquer par l’échec ou la réussite des pol de dvpt qu’ils ont suivies. Jusque dans les années 80,  on peut distinguer plusieurs « voies de dvpt » .

 

ð     la voie autocentrée de type socialiste s’inspirait du système existant en URSS : dvpt d’industries lourdes qui devaient entraîner le reste de l’économie (« industries industrialisantes », exemple : l’Algérie des années 70 ) => échec de ce modèle

 

ð     la voie autocentrée de type libéral reposant sur les industries de substitution aux importations et sur l’exportation de produits bruts : on parle d’ »économie de rente » : produits agricoles comme le café, le cacao, les bananes et le bois en Côte d’Ivoire ou produits énergétiques comme le pétrole au Moyen-Orient ou miniers comme le cuivre au Congo => réussites contrastées : on a parlé au début de « miracle ivoirien » mais ces modèles ont mal résisté à la mondialisation : chute des cours des produits primaires (sauf le pétrole), concurrence

 

-         l’économie extravertie reposant sur la promotion des exportations de produits industriels à bas prix  puis sur la remontée de filières et la diversification des activités : NPI (voir cours précédent) => c’est elle qui a produit les plus grandes réussites, mais les économies sont très dépendantes de la conjoncture internationale  (par exemple, lors du retrait des capitaux étrangers en cas de crise ou pour profiter d’avantages comparatifs : doc. 3 p. 285

 

Texte 1 p. 285

Ø      De façon générale, on peut dire avec Sylvie Brunet « qu’il n ‘existe pas de modèle de dvpt », mais il existe des conditions favorables au dvpt :

-         le rôle des échanges et de l’ouverture est fondamental

-         le rôle de l’Etat est fondamental (stabilité des institutions, existence d’un Etat de droit, stratégie favorable au dvpt : système éducatif de qualité, redistribution des richesses, protection temporaire de l’agri et de l’ind contre la concurrence étrangère)

 

Ø      Les années 60 – 80 ont été plutôt favorables au dvpt (cours élevé des mat prem), mais bcp d’Etats se sont endettées au cours de cette période pour financer les invest nécessaires au dvpt => depuis les années 80, la situation est moins favorable : baisse des cours, poids de la dette (doc. 2 p. 285), politiques d’ajustement structurel imposées par le FMI pour assainir l’éco au coût social très lourd (voir la crise argentine en 1999), aggravation des inégalités entre pays du Sud et au sein de chaque pays

 

3) Les contrastes spatiaux de dvpt au Brésil

 

q       Un des géants du Sud

 

Ø      8.5 millions de km2, 180 millions d’hab, : le Brésil est le pays le plus important du continent sud-américain

 

Ø      Colonisé par les portugais à partir du 16 ème siècle, il s’est développé en exploitant ses richesses naturelles lors de cycles économiques successifs (canne à sucre, or, caoutchouc, café), qui ont entraîné une mise en valeur déséquilibrée du territoire : doc. 2 p. 292

 

Ø      c’est un pays émergent et l’une des puissances montantes du Sud : puissance agricole (cacao, café, agrumes, soja), mais aussi un NPI (textile, sidérurgie, agro-alimentaire, automobile, aéronautique), grand pays exportateur (dans le monde entier et à l’échelle régionale dans le cadre du MERCOSUR) largement intégré à la mondialisation : carte 2 p. 299 et doc. 4 p. 299

 

Ø      à l’échelle du Sud, il apparaît comme un pays assez développé : IDH moyen (0.777), RNB par hab moyen (entre 6000 et 15000 dollars par an) taux d’urbanisation élevé, taux de fécondité en baisse

 

Ø      cependant, on parle souvent de « mal-développement » car c’est un dvpt très inégal : selon les régions, selon l’appartenance ethnique (les Blancs ont des revenus en moyenne deux fois plus élevés que les Noirs et les métis), selon les quartiers des villes

 

q       Les contrastes régionaux

 

ð     cela traduit l’opposition entre la région riche et développée du pays, qui correspond au Sud et au Sudeste, et le reste du pays, qui est bcp moins riche et moins développé

 

  1. Sud et Sudeste forment le cœur éco :

Ø      on y trouve les régions industrielles (triangle industriel Sao Paulo / Rio de Janeiro / Belo

Horizonte), mais aussi les régions d’agriculture commerciale moderne (agrumes, café) 

 

Ø      ces régions sont ouvertes sur le monde par leurs ports et sont animées par de grandes métropoles (Sao Paulo) :

 

Ø      développées à partir du 19ème siècle (cycle du café => enrichissement => capitaux réinvestis dans le secondaire et le tertiaire et naissance d’une classe moyenne solvable), elles sont encore favorisées par l’intégration du Brésil à la mondialisation (choix d’un dvpt extraverti depuis les années 60 : modernisation agricole, privatisations et investissements étrangers)

 

Ø      le niveau de vie y est supérieur au reste du pays : salaires plus élevés, IDH plus élevé, analphabétisme, taux de fécondité et mortalité infantile plus faibles

 

Ø      cependant, les inégalités sont fortes dans les villes (voir III)

 

  1. Le Nordeste est la région la plus pauvre :

Ø      densément peuplé depuis la colonisation du pays par les Portugais (culture de la canne à sucre dans le cadre d’un système esclavagiste), c’est une région encore assez rurale, qui joue un rôle éco réduit

 

Ø      elle reflète le mieux les problèmes liés à l’inégale répartition des terres au Brésil :

 

¨       une minorité de propriétaires terriens sont à la tête d’immenses exploitations, (appelées latifundios), sur lesquelles travaillent des ouvriers agricoles misérables 

¨      à l’inverse, de nombreux petits paysans cultivent des petites exploitations (minifundios) qui leur permettent à peine de survivre et de nombreux paysans sont sans-terre

 

Ø      cette région semi-aride, marquée par des pluies très irrégulières (le Sertao) est la région la moins développée du Brésil (IDH faible, analphabétisme plus élevé, la faim continue de faire des victimes chaque année => l’un des projets du président Lula est le plan « Faim zéro » )

 

Ø     région d’émigration vers les villes du SE (exode rural) : 

 

  1. Le Centre-Ouest et le Nord sont des régions très peu peuplées :

Ø      le peuplement du Brésil s’est fait à partir du littoral et la mise en valeur des régions de l’intérieur est assez récente et ponctuelle :

 

Ø      après avoir connu le cycle de l’or (18ème siècle), le Mato Grosso (cf. carte1 p. 290) est devenue une région d’élevage extensif, mais voit aussi se dvper la culture du soja (OGM ?) dans d’immenses exploitations modernes

 

Ø      après la fin du cycle du caoutchouc (invention du caoutchouc synthétique), l’Amazonie a décliné : dans les années 70, le gvt a lancé un « front pionnier » : la forêt recule face au percement des routes transamazoniennes, à l’exploitation minière et au dvpt agricole (petits terrains donnés aux colons, grands domaines d’élevage extensif) : carte 4 p. 293

 

Ø      des parcs naturels et des réserves indiennes tentent de préserver les premiers occupants de cette région,) c’est une région intermédiaire en terme de dvpt (le Mato Grosso est plus riche et plus dvpé que l’Amazonie)

 

 

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 19:28

Ce sujet sur les inégalités de développement ne présente pas de difficulté particulière.
Il s'agit pour le candidat de montrer les aspects économiques et sociaux de l'inégal développement dans le monde, de montrer aussi bien l'hétérogénéité du Nord que la diversité du Sud.
En d'autres termes, il faut se poser la question de la pertinence de la distinction entre Nord et Sud et celle de la géographie de l'inégal développement dans le monde.







Introduction

La distinction Nord/Sud traduit la géographie actuelle du développement dans le monde. Cette distinction mérite cependant d'être relativisée car le Nord compte aussi des espaces de moindre développement.
Les facteurs qui expliquent cet inégal développement sont nombreux et encore discutés.
Enfin, ce développement inégal se traduit par des comportements démographiques différents et par des flux migratoires à l'échelle mondiale.

Pour ce sujet, je propose un plan en trois parties :

1) Un monde inégal
2) Au Nord, un ensemble hétérogène
3) La diversité du Sud

 


I- Un monde inégal


1) De très importants écarts de richesse et de niveau de vie

Les écarts de développement s'expriment tout d'abord par l'ampleur des richesses disponibles.
Dans le monde, 16 % de la population possède 80 % des richesses mondiales, alors que les 16 % les plus pauvres n'en possèdent que 5 %.
Les inégalités sont aussi très fortes en ce qui concerne le développement humain.
Ces inégalités se traduisent par des écarts notables en termes d'espérance de vie par exemple.


2) Des problèmes démographiques opposés entre Nord et Sud

La transition démographique est inégalement avancée selon les régions du monde.
Les conséquences démographiques sont fort différentes entre le Nord et le Sud :

- Vieillissement des pays du Nord ;
- Croissance démographique et poids des jeunes dans le Sud.


II- Le Nord, un ensemble hétérogène


1) Le Nord, domination économique et hauts niveaux de vie

Les pays du Nord représentent 20 % de l'humanité. Sur le plan économique, ils dominent la planète grâce à des productions agricoles, industrielles et de services à la fois variés, massifs et de haut niveau technologique.


2) Les espaces les plus développés : la triade et ses "marges"

La triade (Etats-Unis, Japon, Europe occidentale) regroupe 15 % de la population mondiale et une grande partie de la richesse de la planète.
Associés à la triade, quelques Etats parmi les plus développés de la planète : Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, ... La pauvreté n'est cependant pas éradiquée.


3) Le Nord comprend aussi des espaces moins développés

Tous les espaces du Nord ne sont pas également riches.
L'Europe Centrale et Orientale et l'Ex-URSS sont en voie de paupérisation.


III- La diversité du Sud


1) Une diversité à l'échelle continentale

La diversité du Sud apparaît d'abord à l'échelle continentale.
Chaque continent a sa spécificité :

- L'Amérique latine connaît les niveaux de vie les plus élevés malgré de très fortes inégalités sociales et un endettement public massif ;
- L'Asie est le continent le plus peuplé (62 % de la population mondiale) et celui des écarts de développement les plus importants ;
- L'Afrique, enfin reste le continent où le sous-développement reste encore net.


2) Les pôles de prospérité du Sud

Ils se situent surtout en Asie :

- La Chine et l'Inde forment un premier ensemble marqué par leur masse démographique et leur puissance potentielle ;
- Les pays pétroliers à haut revenu du Golfe persique se sont rapidement enrichis à la suite des deux chocs pétroliers de 1973 et 1979 et malgré le contre-choc pétrolier de 1986, ils conservent un haut niveau de vie ;
- Les NPI symbolisent le renouveau économique du Sud. Tous bénéficient d'une position géographique favorable à leur intégration dans le commerce mondial et s'industrialisent rapidement ;
- Les autres pays émergents : Philippines, Turquie, Afrique du Sud n'ont pas atteint le statut de NPI.


3) Les espaces du sous-développement

De nombreux pays du Sud restent à l'écart des pôles de prospérité et sont marqués par de faibles niveaux de développement.
C'est dans les pays les moins avancés (PMA) que se trouvent les espaces de grande pauvreté du Sud.
Les Etats intermédiaires ou "pays stagnants" constituent la masse des Etats du Tiers Monde.


Conclusion

Au terme de ce sujet, il convient de souligner la très grande diversité des situations au sein de chaque groupe des Etats aussi bien au Nord qu'au Sud.



Le sujet peut également être donné sous forme d'un croquis à construire.

Le croquis devrait contenir une synthèse de la classification des Etats telle qu'elle apparaît à l'issue de la composition :

1) Les espaces développés du Nord

- La Triade
- Les "marges" de la Triade
- Le Nord marginalisé et en voie de paupérisation.

2) La diversité du Sud

Le Sud prospère :

Chine, Inde, pays pétroliers du Golfe persique, NPI, pays émergents ;

Les espaces de sous-développement :

Les pays intermédiaires,

- Les pays les moins avancés (PMA).

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 18:43

L'URSS était une super puissance jusqu'en 1991. L'URSS a disparu remplacée par une Russie qui semble amoindrie territorialement, économiquement et politiquement.
Pbq : quelles sont les caractéristiques de cette nouvelle Russie ? Peut on la considérer comme une grande puissance ?

I- Un territoire recomposé

1) L'éclatement de l'URSS
Novembre 1989 : chute du mur de Belin. Décembre 1991 : les accords de Minsk marquent la disparition de l'URSS. L'URSS a été remplacée par la CEI.
Des frontières aujourd'hui réduites

Aujourd'hui : les frontières correspondent à celles de la Russie du XVIIe s.
La Russie a perdu deux façades maritimes : mer Baltique, mer Noire.
Nécessité de réorganiser l'espace : les voies de circulation passent parfois par des Etats aujourd'hui indépendants, ; perte de certains ports importants : Odessa (Ukraine).
Un État fédéral instable
La nouvelle constitution de 1993 indique que la Fédération de Russie comporte 89 « sujets » dont 21 Républiques. Ce découpage veut préserver les ethnies et les langues.
L'organisation est instable car certaines ethnies manifestent leur désir d'indépendance :
la Tchétchénie : a proclamé son indépendance en 1991.
1994-1997 : conflit ouvert avec la Russie.
Depuis situation de conflit plus ou moins larvé.
le Tatarstan en 1992.
Les frontières sont instables : Ex : Caucase une zone pluriethnique instable.

2) Une économie en transition
Libéraliser l'économie
La transition d'une économie socialiste et planifiée à une économie libérale est difficile.
Les exploitations agricoles héritées de la période soviétique sont peu productives.
Conséquences :  insuffisance alimentaire, forte inflation, progression du chômage, baisse générale du niveau de vie.
Pourtant des efforts ont été faits : privatisations à 75%, créations de PME, créations de zones franches, tentatives pour développer la concurrence...
Cependant : Le développement des exploitations agricoles privées reste très lent, Le secteur tertiaire demeure souvent informel et en marge des lois. Il s'est développé une économie parallèle faite de troc qui ne facilite pas le décollage économique de la Russie.
Diversifier les productions
L'industrie reste dominée par les très grandes entreprises et combinats.
Les secteurs hérités de la période soviétique sont : l'industrie militaire, la chimie, la construction mécanique et électrique, la sidérurgie, la métallurgie...
Libéraliser les transports
Les réseaux restent propriété de l'Etat.
Les compagnies qui gèrent les transports routiers et fluviaux ont  été privatisées.

3) La recherche d'une nouvelle place internationale
1991 : La disparition d'une super puissance
L'URSS était la seconde super puissance mondiale depuis 1945. Elle disposait d'Etats satellites à l'Est de l'Europe.
Elle influençait certains mouvements politiques en Afrique et en Asie
De nouvelles relations avec les anciens pays satellites
Les anciens satellites se tournent vers :  l'U.E., l'OTAN.
La Russie a perdu de son influence.
La recherche d'une nouvelle place dans le monde.
La Russie appartient désormais au G8. Elle souhaite développer ses débouchés avec les pays du Pacifique. Mais rivalité politique avec le Japon. Volonté d'indépendance vis à vis des EU et de l'UE.

Conclusion : La Russie est en mutation. Elle demeure une grande puissance malgré les difficultés qu'elle traverse. Il s'agit de trouver une nouvelle place dans un monde lui même en évolution et notamment en Europe.

II- Un terrtioire immense mal maitrisé
Pb : Quels sont les atouts et les contraintes de l'immense territoire russe.
1) Le plus grand territoire monde
Un territoire immense
17 M km. O/E= 9000km. N/S=3000km. S'étend sur 2 continents : Europe et Asie. 9 jours de Transsibérien pour aller de Moscou à Vladivostok.
Un territoire marqué par le froid

Grande plaine russe 

 

O

u

r

a

l

 

 

 

 

 

Plaines et plateaux de Sibérie

 

 

Hautes montagnes

Océan Glacial arctique

Climats continentaux froids

Climats continentaux froids

Plus on avance vers l'Est plus les hivers sont rigoureux : 80% du territoire échappe à toute exploitation agricole.
Présence de merzlota (=sols gelés en permanence).
Le dégel (=raspoutitsa) n'est que superficiel.

Trois paysages végétaux

Toundra= mousses et lichens

Taïga=bouleaux et conifères.

Steppe=terres noires (tchernoziom)

Forêt= 60% de la superficie de la Russie.

Une population inégalement répartie
Des densités inégales
Densité de 9 hab/km.

78% pop/25% territoire

22% pop/75% territoire.

Fortes densités autour de Moscou.
La Russie apparaît comme un pays sous peuplé.

 

Une population nombreuse

150 M d'hab.
La situation démographique est préoccupante : l'ISF n'est que de 1,3 enfant/femme, l'espérance de vie n'est que de 67 ans, la mortalité augmente : suicides..., le solde naturel est négatif. L'état sanitaire est catastrophique. Cette population est renforcée par un solde migratoire positif : venues des ex pays de l'ex URSS.

Une population multiethnique
128 groupes ethniques.
Il existe une majorité slave : Russes= 82 %. Ukrainiens, Biélorusses : 4%.
Il existe des minorités non slaves : populations d'origine turque : Tatars, Bachkirs ; populations caucasiennes : Avars, Tchétchènes, Ossètes, Kalmouks ; populations esquimaux. 
La diversité ethnique est renforcée par celles des religions : orthodoxes majoritaires, islam, bouddhisme.

Un territoire mal maîtrisé

Un réseau urbain insuffisant

73 % de population urbaine. 13 villes millionnaires.
Les villes sont principalement situées dans la partie Ouest du pays. Le réseau est dominé par Moscou. Seule Saint-Pétersbourg peut concurrencer Moscou. En Sibérie : quelques villes le long du Transsibérien.
Des campagnes à revitaliser
Les campagnes ont souffert du système soviétique. Aujourd'hui se crée autour des villes un espace périurbain qui attire la population urbaine. Les campagnes plus éloignées retrouvent un rôle économique certain à la suite de la crise que connaissent les activités industrielles traditionnelles.
Un réseau de transport insuffisant
Les réseaux terrestres sont d'abord insuffisants :
En Russie, tous ont été organisés en étoile autour de Moscou.
En Sibérie : 2 liaison Ouest-Est : le Transsibérien, le Baïkanal, Amour, Magistral.
Les réseaux terrestres sont également vétustes. Le transport routier assure moins de 1% du trafic.
Les axes fluviaux sont peu pratiques : orientés Nord-Sud alors que les liaisons doivent se faire d'Est-Ouest ;  pris dans les glaces 7 mois sur 12. La route maritime du Nord n'est ouverte que deux mois par an.
Seul le port de Mourmansk échappe à l'englacement hivernal.
Ports internationaux :  Mer Baltique : Saint-Pétersbourg, Kaliningrad ; Mer du Japon : Vladivostok ; Mer Noire : Novorossiisk.

 

Des ressources naturelles nombreuses mais gaspillées
La Russie est autosuffisante dans de nombreux domaines : pétrole, bois, charbon, fer...
1er producteur mondial de gaz ; 2e d'électricité. ; 3e de charbon.
Elle possède de grandes réserves : 2 grandes zones  la Sibérie, la péninsule de Koma et l'Oural (fer). Les matières premières sont transportées sur de longues distances. 
La nature a été maltraitée durant la période soviétique de manière parfois irrémédiable (=écocide).
Conclusion : Le territoire russe est immense et possède de fortes contraintes naturelles, notamment climatiques.  Il est difficile de le mettre également en valeur.
Cet espace est actuellement en recomposition.

III- Les inégalités régionales russes

Une double opposition héritée de l'ex URSS centralisée : entre la Russie et la Sibérie ; entre Moscou et sa région et le reste du pays.
Pb : comment s'organisent les différents espaces russes ?
1) La Russie
Moscou : centre du pays
Capitale politique, économique et culturelle.
Agglomération de 12M d'hab. Ville de 8,9M d'hab.
1er centre industriel du pays. Industries diversifiées : électronique, chimie, construction mécanique, nombreux laboratoires... Présences de sièges de firmes étrangères. Bénéficie d'une md'o qualifiée.
70% du trafic aérien.
Seule ville concurrente : Saint-Pétersbourg (capitale de 1712 à 1918).
Un espace industrialisé
S'y trouve la majeure partie des industries russes.
¾ de la production industrielle russe. Les industries bénéficient des ouvertures maritimes sur la mer Noire et la Baltique. Moscou=1er centre industriel. Saint-Pétersbourg=2e centre.
Oural et Volga = régions d'industries lourdes : chimie, métallurgie..., régions de biens de consommation : automobiles... Ces régions sont actuellement en reconversion : biens d'équipement.
Le seul espace agricole du pays
2 principaux espaces agricoles :  la zone des Terres noires (2/3 du blé, 9/10e du sucre et du tournesol) ; les régions agricoles du Nord-Ouest consacrées à la polyculture.
La SAU=13% du territoire russe.
2) La Sibérie
Une périphérie marginale
La Sibérie a été exploitée à partir de fronts pionniers.
Caractère ponctuel de l'urbanisation et de l'industrialisation.
Ex : ville de Ourengoï qui apparaît comme un lieu de travail et de richesses.
=ville créée pour l'exploitation du gaz à 80 km au Sud du cercle polaire.
Espace toujours à l'écart du centre. Il se tournerait aujourd'hui vers la Chine ou le Japon pour assurer son développement économique.
Une mise en valeur différenciée

Nord : matières premières

Sud : agriculture, industries lourdes, voies de circulation...

Le Nord apparaît en grande crise : chutes des productions, départs des populations.
Au Sud : seule Novossibirsk apparaît comme un pôle. Les zones industrielles sont en perdition.
Actuellement les projets de mise en valeur de la Sibérie sont arrêtés faute de moyens financiers.
Une ressource de matières premières
Sibérie= 70% du pétrole, 80% du charbon, 90% du gaz de Russie.
Les grands barrages fournissent l'hydroélectricité .

Conclusion :  Deux grandes oppositions.  L'enjeu est de remédier à ces déséquilibres spatiaux. Cela nécessite un redéploiement des activités et des voies de circulation.
Cela nécessite de lourds investissements.
On peut se demander si la Russie en a actuellement les moyens.





Complément:
Le défi démographique russe  http://geoconfluences.ens-lsh.fr/doc/etpays/Russie/RussieDoc6.htm


Sujets du bac portant sur kle chapitre "Un État et un espace en recomposition : la Russie"

 
2005

2006

2007

La Russie, un espace en recomposition (Nouvelle-Calédonie, novembre)
Les nouveaux enjeux territoriaux en Russie (Europe-Afrique, juin)

La Russie : un territoire en recomposition (national, juin)

EED
 
La Russie au début du XXIe s. : un nouveau développement ? (Amérique du Nord, mai)

 

C
L’organisation de l’espace russe (Amérique du Nord, mai)
La Russie, un territoire en recomposition (Inde, avril)
Contrastes et recomposition de l'espace russe (La Réunion, juin)
L'organisation de l'espace russe et ses dynamiques récentes (Polynésie, juin)
 

 

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 16:54

 

I- Unité ou division ?


1) Le mythe unitaire

Il existerait une unité profonde de cette région reposant sur une nature originale, des paysages et une histoire partagée. Le principal  facteur naturel et permanent d’unité la Mer à l’origine d’un climat particulier qualifié de « méditerranéen ». Il se définit par un hiver doux et pluvieux et un été chaud et sec.
Les realtions entre rive Nord et rive Sud sont fortement marqiées apr le passé colonial.


2) Un espace de tensions

q       Des lignes de fractures héritées

Double fracture héritée de l’histoire :

Ø      monde latin / monde orthodoxe

Ø      monde chrétien / monde musulman

q       Des tensions fortes

Ø      Principaux foyers de tension actifs ou latents: les Balkans, le Proche-Orient dans son ensemble, le Caucase.

Ø      Tension à l’intérieur de certains États : en Algérie, en Égypte, en France (question Corse). Ponctuellement, des tensions entre Maroc, Espagne et Grande-Bretagne (contrôle de l'espace maritime), entre Grèce et Turquie (question chypriote, problèmes de frontière maritime).

q       Flux de clandestins et effets de barrières

 

Les pays de l’UE sont attractifs pour les ressortissants de bon nombre des pays de leur périphérie méditerranéenne. L’Espagne, la France, l’Italie et la Grèce ont adopté un espace commun de libre circulation des hommes, dit "espace Schengen". Sur les frontières maritimes d’Espagne et d’Italie, on compte en 2001 et 2002 une centaine de décès accidentels par an pour une quarantaine de milliers de traversées.

 

 


Carte des prinpales routes d'immigtaion clandestine en provenace d'Afrique de l'Ouest





II- Des disparités de développement

 
1) Une opposition démographique

 Elle est le résultat d’un renversement entre les deux rives de la Méditerranée qui s’est produit au cours des 50 dernières années :

Ø      1950, les pays riverains de la Méditerranée : 212 millions d'habitants, dont plus de 60 % sur la rive Nord.

Ø      1985, on dénombrait 360 millions d'habitants, également répartis entre la rive Nord et la rive Sud.

En 2000, 427 millions ont été recensés, dont 55 % sur la rive Sud (respectivement 192 millions dans les pays de la rive Nord et 235 millions dans les pays de la rives sud).

D’après les projections démographiques, la population des pays riverains de la Méditerranée devrait atteindre 523 millions d'habitants, dont 60 % sur la rive sud.

Les pyramides des âges contribuent largement à amplifier le différentiel démographique entre les deux rives. Les moins de 30 ans représentent de 65 à 75% des populations des pays du Sud, alors qu'au Nord on assiste à un vieillissement important des populations.


2) Une zone de fracture N/S


a) Un Nord dominant
Les revenus par habitants des pays du Nord sont nettement supérieurs à ceux du Sud.


France et en Italie, le revenu annuel (PIB/PPA par habitant) est respectivement de 23 990 et de 24 670 USD  entre de 2 000 et 4 000 USD dans les pays les plus pauvres (Égypte, Syrie, Maroc…). L’IDE en direction des pays du Maghreb, qui pourrait contribuer à réduire les clivages entre les deux rives semble stagner.

 


Stock d'IDE en Méditerranée en millions d'euros (2000)

OriginesDestinations

Euromed*

Israël

Turquie

Maghreb

dont Maroc

Machrek

dont Égypte

Total UE

229 363

1 541

6 228

6 420

3 285

5 353

3 697

 Les IDE à destination du Maroc et de la Tunisie, les deux pays du Maghreb qui ont attiré les flux les plus importants  plafonnent à partir des années 90. Les investissements étrangers nord-sud, qu’ils soient industriels ou financiers, contribuent à moderniser les entreprises locales, à les insérer dans les échanges mondiaux, à favoriser une intégration "de fait" sud-sud.

 
b) Des échanges inégaux

 

q       Les échanges commerciaux Nord-Sud sont fortement déséquilibrés au profit de l’Europe.

Tous les pays du Sud ont une balance commerciale déficitaire, sauf Algérie et la Libye grâce aux hydrocarbures. Ainsi, l’Égypte importe en valeur trois fois plus qu'elle n’exporte. De même, les importations de la Turquie, de la Tunisie mais aussi d’Israël sont en valeur 50% supérieures aux exportations.
On observe également :

Ø      la faible part des échanges commerciaux régionaux intra-zone méditerranéenne comparés aux échanges avec l'UE.

Ø      la très faible part  des pays euro-méditerranéens (au sens des pays du "partenariat euro-méditerranéen") avec 1,7 % en 2000.

Structure des importations et exportations
de la zone "Algérie, Maroc et Tunisie"

avec l'UE (en %)

 

1990

2002

 

Exports

Imports

Exports

Imports

France

21,1

22,7

19,9

25,7

Allemagne

5,4

9,3

5,7

6,8

Italie

16,8

10,5

16,3

11,1

Espagne

5,8

5,6

11,7

8,1

Autres UE

18,3

11,6

14,2

11,6

Total UE

67,4

59,7

67,8

57,3



q       Un espace de production et d'échange de ressources énergétiques

Espace, tout à la fois, de production et d'échanges de ressources énergétiques, la Méditerranée représente environ 30 % du commerce mondial des hydrocarbures. Une large partie de ce commerce résulte de flux de transit, exogènes à la région.

Les échanges endogènes s’expliquent par deux différences essentielles :

Ø      trois pays concentrent la production d’hydrocarbures : l’Algérie, la Libye et l’Égypte, qui détiennent environ 5 % des réserves mondiales de gaz naturel et 3 % des réserves de pétrole,

Ø      les pays du Nord sont plus riches et consomment beaucoup plus d’énergie par habitant que ceux du Sud.

q       Vers un espace économique régional ?

Le partenariat euro-méditerranéen (processus de Barcelone) prévoit une ouverture Nord-Sud plus importante.
Une intégration Sud-Sud est également en projet. Le volume des échanges "Sud-Sud" se limite à 6 %. Certes, les accords commerciaux "Sud-Sud" se sont multipliés  mais leur impact sur les échanges régionaux n’est pas encore perceptible.


c) Un espace de mobilités

 Double fracture politique et économique en Méditerranée générant le système migratoire actuel.

q       Une région d’immigration vers l’Europe méditerranéenne

Seule exception, mais secondaire d’un point de vue démographique compte tenu de sa faible population, la Libye. La situation est semblable dans les pays de l’Asie occidentale continentale qui se caractérisent par une émigration, à l’exception d’Israël.

Ces migrations relèvent de deux types :

Ø     migrations économiques qui additionnent des migrations légales de travail ou familiales et des migrations clandestines

Ø     migrations proprement politiques liées à des systèmes politiques jugés insupportables (cas des Kurdes turques refusant l’oppression politique des Turcs ou des Libanais).

L’Europe méditerranéenne se présente comme une région d’immigration pour le sud et l’est du bassin méditerranéen, à l’exception des trois pays dont le régime politique n’est pas stabilisé, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie Monténégro et l’Albanie.

 

q       La première zone touristique mondiale


Première destination touristique du monde, la Méditerranée offre à certains pays de la rive un gisement touristique important. Le Maroc, la Tunisie, L’Egypte misent beaucoup sur cette activité pour générer croissance et développement.

En fait, ce sont surtout les trois sœurs latines, la France, l’Italie et l’Espagne, qui émergent vraiment du lot. Ce sont les premières bénéficiaires de la manne touristique. Les 4/5 des capacités d'hébergement touristiques se répartissent entre la France, l’Espagne et l’Italie, ce qui leur permet de drainer les 2/3 des touristes non nationaux qui se rendent en Méditerranée.

 

 

 

 

Au total, si le mythe unitaire de la Méditerranée paraît en effet décalé par rapport aux réalités socio-économiques ou géopolitiques actuelles, il est difficile d’adhérer totalement à la thèse de la fracture. La Méditerranée n’est pas un espace figé. Sa géographie et son histoire, deux composantes intimement mêlées, sont le résultat d’une confrontation permanente entre des dynamiques tantôt convergentes, tantôt centrifuges. Le jeu complexe des ressemblances et des particularismes, des échanges et des affrontements, des logiques d’interface ou de barrière, rendent très illusoire toute tentative d’enfermer la Méditerranée dans une vision trop schématique et qui se voudrait définitive.

Consulter le site Géoconfluences qui présente un dossier thémAtique sur la Méditerranée: http://geoconfluences.ens-lsh.fr/doc/etpays/Medit/MeditScient.htm#1

 




Exemple de croquis de synthèse:

 

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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 23:29
Un espace particulier : une interface

Une interface est un espace de contact qui met en relation deux ensembles géographiques distincts.  Lorsque ces deux ensembles sont bien différenciés, on peut y observer des faits originaux relevant à la fois de l’interpénétration et du clivage : échanges de toute nature, modifications d'un ensemble par l'autre, mais aussi phénomènes de rupture, voire de fermeture.  Une interface constitue donc une forme parmi d'autres de discontinuité spatiale.  Certaines interfaces (terre/mer, montagne/plaine) reposent sur un critère physique.  Mais on peut aussi appliquer ce terme à la ligne de contact et de clivage entre les pays du Nord et ceux du Sud, qui ceinture une large partie de la planète et prend une force particulière au long de l'espace méditerranéen et de la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

q       Un thème transversal

Ce chapitre du programme s’articule et recoupe largement d’autres chapitres : les inégalités de développement ; la mondialisation notamment. On peut également se référer au programme d’histoire : la décolonisation.

q       Les sujets au bac

Ø      Sur les années 2005, 2006 et 2007, la Méditerranée a été donné une seule fois en métropole  sous forme d’une ÉED (L’interface méditerranéenne : mobilité des hommes et effets sur les territoires du Sud (national, septembre 2006).

Une autre ÉED a été donné en Caldonie : En quoi les flux qui traversent l'espace méditerranéen sont-ils liés aux inégalités Nord/Sud ? (Nouvelle-Calédonie, mars 2006).

Il est judicieux de se consulter les liens afin de regarder quels types de documents et quelles questions composaient ces sujets.

Ø      Les compositions données sont de 2 types :

 

§        en majorité, les institués sont organisés autour de la problématique des inégalités N/S :

L’espace méditerranéen, reflet des déséquilibres Nord/Sud (Inde, avril 2005)

Flux et développement dans l’espace méditerranéen (Asie, juin 2005)

Inégalités et échanges dans l'espace méditerranéen (Amérique du Nord, mai 2006)

L'espace méditerranéen, frontière ou trait d'union entre le Nord et le Sud ? (national, juin 2006)

Contrastes de développement et flux dans l'espace méditerranéen (Nouvelle-Calédonie, novembre 2006)

Inégalités et échanges dans l'espace méditerranéen (Liban, juin 2007).

 

Dans un seul cas, un sujet autour de la problématique des migrations : La mobilité des hommes dans l'espace méditerranéen : flux, facteurs et conséquences (Amérique du Sud, novembre 2005).

 

 

Ø      Les croquis
Entre 2005 et 2007, 5 sujets de croquis sur la Méditerranée sont tombés. Comme pour les compositions, ces croquis se divisent en 2 types :

 

- La problématique des inégalités et des flux :

 

L’espace méditerranéen, espace d’échanges Nord/Sud (Afrique, juin 2005)

La Méditerranée, entre Nord et Sud (Asie, juin 2006)

L'espace méditerranéen : une interface Nord-Sud (Inde, avril 2007)

L'espace méditerranéen : une interface Nord-Sud (Europe-Afrique, juin) 2007

Développement et flux humains dans l'espace méditerranéen (Europe-Afrique, juin 2007)

 

- La problématique du développement

L'espace méditerranéen : une interface Nord-Sud (Europe-Afrique, juin 2207)

 


Pour consulter les sujets: suivre ce lien:
http://membres.lycos.fr/geographiehistoire/index.htm

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