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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 17:26

le-monde-logoOn vit plus vieux en France, mais en moins bonne santé

Le Monde.fr avec AFP | 19.04.2012 à 10h33 • Mis à jour le 19.04.2012 à 12h31

 

Bien qu'elle soit championne de l'espérance de vie des femmes, la France connaît un léger recul de l'espérance de vie en bonne santé depuis quelques années. Voilà ce que conclut, jeudi 19 avril, l'Institut national des études démographiques (INED).

En 2010, les Françaises avaient une espérance de vie de 85,3 ans (contre 84,8 en 2008) et leurs compatriotes masculins de 78,2 ans (contre 77,8 ans). Mais outre l'espérance de vie, les démographes étudient aussi combien de temps les populations peuvent espérer vivre en bonne santé : c'est "l'espérance de vie sans incapacité" (EVSI), soit la durée moyenne que l'on peut espérer vivre sans être affecté de maladies chroniques.

TROIS QUARTS DE VIE EN BONNE SANTÉ

Et l'EVSI, elle, baisse légèrement. Celle des hommes est passée de 62,7 ans à 61,9 ans entre 2008 et 2010 ; et de 64,6 ans à 63,5 ans pour les femmes, relève l'INED. Ainsi, en 2010 les hommes pouvaient espérer vivre en bonne santé 79,1 % de leur espérance de vie totale contre 80,6 % en 2008 et les femmes 74,4 % contre 76,1 %. Selon les chiffres de l'Insee, l'espérance de vie en bonne santé avait entamé sa légère baisse en 2006.

La tendance française rejoint celle d'autres pays européens qui ont comme elle des espérances de vie élevées, note l'INED, qui a compilé et étudié les données de l'Union des 27. "Dans les pays où l'espérance de vie est déjà élevée, les gains d'années de vie se font aux âges les plus élevés, donc lorsqu'on est en moins bonne santé", a commenté pour l'AFP l'auteur de l'étude, Jean-Marie Robine, pour expliquer cette dichotomie.

RECORD EN SUÈDE

Ainsi, la Suède a l'EVSI la plus longue d'Europe : 71,7 ans pour les hommes tandis que la République slovaque a la plus courte (52,3 ans). Chez les femmes, ce sont les Maltaises qui ont les meilleures perspectives de vie en bonne santé : 71,6 ans tandis que, comme pour les hommes, c'est la République slovaque qui a l'EVSI la plus courte : 52,1 ans.

Mais pour les deux sexes, si l'on prend en compte la période récente (2008-2010), les écarts se réduisent entre les pays. Ainsi, pour les hommes, la Lituanie voit son EVSI augmenter le plus, de près de trois ans (à 57,7 ans), alors que les Pays-Bas affichent la plus forte baisse (- 1,3 an, à 61,1 ans). Et chez les femmes, c'est toujours la Lituanie qui voit son espérance de vie sans incapacité (EVSI) augmenter le plus (2,4 ans, à 62,3 ans), alors que c'est la Finlande qui cette fois affiche la plus forte baisse (- 1,7 année, à 57,8 ans). "Il y a donc des tendances à la convergence des espérances de santé en Europe" pour les hommes comme pour les femmes, en conclut l'INED.

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 10:53

logo_fr.gifVaincre l’inégalité : l’importance de la gouvernance

 Malgré d’importants progrès depuis 2000, des millions d’enfants, d’adolescents et d’adultes demeurent dépourvus d’accès à une éducation de bonne qualité ainsi que des bénéfices qui y sont attachés. Cette inégalité des chances est un obstacle important pour réaliser l’objectif de l’Éducation pour tous à l’an 2015.

Qui sont les ces individus et ces groupes ? Quels sont les obstacles auxquels ils font face ? Comment la gouvernance peut-elle aider à rompre le cycle du désavantage et de la pauvreté ? Quelles sont les politiques qui marchent ? Les réformes de l’éducation s’intègrent-elles dans un cadre plus large, de plus long terme ? La communauté internationale tient-elle ses promesses ?

Rapport mondial de suivie du programme.

 

 


 

Journée internationale de l’alphabétisation - 8 Septembre

Chaque année, lors de la Journée internationale de l’alphabétisation, l’UNESCO dresse devant la communauté internationale le bilan de l’alphabétisation et de l’éducation des adultes dans le monde.

Malgré des efforts multiples et variés, l’alphabétisation reste un objectif difficile à atteindre : quelque 776 millions d’adultes ne possèdent pas les compétences de base en lecture et en écriture, ce qui signifie en d’autres termes qu’un adulte sur cinq est analphabète ; 75 millions d’enfants ne sont pas scolarisés et ils sont plus nombreux encore à fréquenter l’école de manière irrégulière ou à abandonner leurs études.

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 10:41
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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 10:37

logo.gifSelon un rapport du Haut Conseil de la santé publique, ces inégalités pourraient à terme « constituer un véritable enjeu de cohésion sociale »

En période de difficultés économiques, voilà un constat qui ne manque pas d’interpeller : les inégalités sociales de mortalité sont plus importantes en France que dans d’autres pays d’Europe, particulièrement pour les hommes. Et elles ont eu tendance à s’accroître ces dernières années.

« Il n’est plus possible d’ignorer le problème et encore moins de ne pas commencer à agir. À terme, ces inégalités sociales de santé pourraient constituer un véritable enjeu de cohésion sociale », avertit un rapport du Haut Conseil de santé publique (HCSP) dévoilé jeudi 6 mai. « La France est aujourd’hui à un tournant de son histoire vis-à-vis de cette question », avertit ce rapport qui insiste sur la nécessité de susciter un « débat social » sur le sujet.

Le rapport du HCSP vise à dresser un bilan de la loi de santé publique du 9 août 2004. Une loi ambitieuse qui dressait une liste de 100 objectifs de santé publique dans des domaines très variés : tabac, alcool, cancers, obésité… Il est difficile de tirer un enseignement très concret de l’analyse, faite point par point, par le Haut Conseil : certains objectifs ont été atteints, parfois partiellement.

Un ouvrier vit 7 ans de moins qu’un cadre supérieur 

D’autres, en revanche, se sont soldés par un échec. C’est le cas par exemple de la diminution de la consommation annuelle moyenne d’alcool par habitant de 20 %. Après avoir diminué de façon régulière avant 2004, la consommation d’alcool s’est en effet stabilisée entre 2005 et 2007.

« La situation est préoccupante s’agissant des usages à risque ou nocifs de l’alcool, qui concernent plus particulièrement les hommes, les jeunes et certaines catégories socioprofessionnelles », souligne le rapport, en relevant que ce sont les agriculteurs et les ouvriers non qualifiés qui « sont les plus exposés au risque d’alcoolisation excessive chronique ».

Le plus frappant dans ce rapport est ainsi l’omniprésence de la thématique des inégalités. Avec un chiffre qui, bien que déjà connu, reste saisissant : l’espérance de vie d’un ouvrier est en moyenne inférieure de 7 années à celle d’un cadre supérieur. « Ces inégalités se retrouvent dans beaucoup de domaines », souligne Thierry Lang, professeur de santé publique à l’université de Toulouse (unité Inserm 558), président du groupe de travail sur les inégalités.

"Double injustice"

« Par exemple, les dernières enquêtes font état d’une stabilisation globale de l’augmentation de l’obésité chez les enfants. Mais dans le même temps, elles montrent un creusement des inégalités sociales sur cette question, ajoute-il. Sur le cancer, on constate aussi que les ouvriers ont un moindre recours au dépistage que les cadres ».

Autre constat : en 2004, 10 % des Français déclaraient avoir renoncé à des soins pour un motif financier. En 2008, le chiffre est grimpé à 11,8 %. « Le taux augmente à mesure que le revenu diminue, et de façon très nette parmi les faibles revenus », souligne le rapport.

Selon le HCSP, il existe enfin une « double injustice » portant non seulement sur la durée de vie mais sur les conditions de celles-ci. « Certaines études montrent que non seulement un ouvrier aura une durée de vie plus courte qu’un cadre mais qu’il n’atteindra pas l’âge de la retraite sans une ou plusieurs incapacités (difficulté à marcher, mal de dos…) pouvant gêner sa vie quotidienne, constate Thierry Lang. Alors qu’après avoir atteint l’âge de la retraite, un cadre mettra en moyenne neuf ans avant d’être touché par une incapacité. »

Dans ses conclusions, le HCSP dénonce « l’absence de politique explicite » de la France pour réduire ces écarts. « La volonté d’agir a été affirmée, elle s’est traduite jusqu’à présent par des initiatives isolées. Elle doit maintenant se traduire par une politique globale et explicitement dirigée contre ce problème », ajoute-il.

 

Pierre BIENVAULT

06/05/2010 18:54

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