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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 22:15

La motte féodale

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Guillaume le Conquérant attaque la Motte féodale de Dinan, en Bretagne

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Une petite forteresse perchée

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 Armorial de Revel, France, 1456. Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 22297 fol. 474 (château d'Essertines).

L'Armorial de Revel est la compilation de tous les châteaux, grands ou petits, relevant du pouvoir du duc de Bourbon, comte d'Auvergne et de Forez. Ici est représenté l'une des plus petites forteresses foréziennes, simple tour entourée d'une courtine sise sur un piton rocheux à une dizaine de kilomètres de la ville et du château comtal de Montbrison. Nul n'y résidait, sinon une garde et, occasionnellement, l'officier seigneurial chargé de prélever les impôts sur la population. Une chapelle castrale desservait la résidence, et un bourg d'une quarantaine de maisons abritait une population essentiellement tournée vers le petit commerce et l'artisanat

 

Le château du Broc

 Chateau du Broc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guillaume Revel, héraut Auvergne, Armorial d'Auvergne, Forez et Bourdonnais. Manuscrit enluminé sur parchemin (35 x 28,5 cm). BnF, Manuscrits (Fr 22297 fol. 344)

Commandé par le roi Charles VII, cet armorial devait recenser toutes les familles nobles d'Auvergne, de Forez et du Bourdonnais, provinces qui appartenaient au du duc Charles Ier de Bourbon, en suivant l'ordre des fiefs, villes et châteaux. Chacun des fiefs ainsi recensés faisait l'objet d'une représentation particulière. Si ce plan très ambitieux ne fut qu'en partie réalisé, il contient cependant un ensemble de vues particulièrement précieuses pour la connaissance de la topographie du centre de la France au Moyen Âge. Le château du Broc, l'une des vues les plus travaillées du recueil, montre une famille de paysans portant tribut à son seigneur.

 

 Le château féodal

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Hommage du comté de Clermont-en-Beauvaisis, copie d'un manuscrit de 1373-1376, France, XVIIe siècle. Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 20082 fol. 71.

Devant le château de Bulles, le duc Louis II de Bourbon reçoit l'hommage du seigneur châtelain du lieu, accompagné de son fils, et la clef symbolique des possessions qui sont rattachées à ce fief. Les bannières du suzerain et de son féal scandent la scène, celle du plus puissant seigneur représentée de plus grande taille pour des raisons de préséance et d'importance hiérarchique supérieure. Le châtelet d'entrée porte, au-dessus du pont-levis, les bannières conjointes des deux seigneurs, qui concrétisent dans l'architecture du château la conjonction des mains du seigneur et de son suzerain. De même, la porte du château est figurée entrouverte et le pont-levis à demi baissé pour signifier que le seigneur de Bulles doit aide et secours au duc de Bourbon à qui il prête hommage

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 22:04

 Juché, à droite, sur une montagne, le château commande tout le terroir. Son pouvoir est relayé, au niveau local, par celui des châtelains résidant en maisons fortes, mieux inscrites dans le tissu de l'habitat, souvent au centre des villages et face à l'église.

 terroir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cartulaire du couvent des Billettes, France, vers 1520-1530.

Paris, BnF, département des Manuscrits, Latin 10981, fol. 1-2

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 21:12

Étude de cas : Le pèlerinage, un aspect important de la piété médiévale

Documents :

- Document 1: L’affluence des pèlerins à Rome pour le jubilé de 1300, enluminure tirée de Giovanni Sercambi, Chroniques, manuscrit du début du XVe siècle ;

- Document 2: texte sur le pèlerinage en Terre sainte tiré de Félix Fabri, Les Errances de frère Félix Fabri, pèlerin en Terre sainte, en Arabie et en Égypte (1480-1483) ;

-  Document 3: texte sur le pouvoir des reliques.

 Problématique : Comment le pèlerinage témoigne de la place de l’Église et de la religion dans la Chrétienté médiévale ?

1. Le pèlerinage

Document 1 : L’affluence des pèlerins à Rome pour le jubilé de 1300, enluminure tirée de Giovanni Sercambi, Chroniques, manuscrit du début du XVe siècle

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Questions 

1. Quelle est la nature de cette image ? Quelle est la source de cette image ?

2. Que représente cette image ? Quels sont les éléments qui permettent de localiser les faits ?

3. Comment la ville est-elle représentée ? Pourquoi ?

4. Comment l'auteur de l’image a-t-il représenté les pèlerins ? Comment donne-t-il l’impression de foule ?

5. Pourquoi se rendre en pèlerinage à Rome ?

 

2. Le  pèlerin

Document 2 : Pèlerinage en Terre sainte

Insignes du pèlerin de la Terre sainte

« Les pèlerins de la Terre sainte ont cinq insignes : la croix rouge sur la longue veste grise et le capuchon cousu à la tunique monacale ; si le pèlerin n’est pas de l’ordre des Prêcheurs, le port de l’habit gris ne lui convient pas. Le second insigne est un bonnet noir et gris décoré lui aussi de la croix rouge sur le front. Le troisième est une longue barbe sur un visage rendu grave et pâle par les peines et les dangers, car tous les pèlerins, même païens, laissent pousser leur barbe et leurs cheveux jusqu'à leur retour. [...] Le quatrième est un sac sur les épaules contenant un peu de nourriture, avec un flacon, non pour l’agrément, mais suffisant à peine pour se sustenter. Le cinquième insigne qui est utile en Terre sainte est un âne avec un ânier sarrasin à la place du bâton. »

 La traversée en mer vers la Terre sainte

« Quand notre embarcation eut pénétré l'eau salée et amère, nous commençâmes à chanter à haute et joyeuse voix le chant des pèlerins que les voyageurs en direction du Sépulcre du Seigneur aiment à entonner... "Nous naviguons au Nom du Seigneur dont nous désirons la Grâce ; que sa vertu nous aide et que le Saint-Sépulcre nous protège ; Seigneur, prends pitié !" Cependant, quelques-uns, considérant les amertumes de la mer et ses mille dangers, n'avaient pas dans le cour un chant mais une plainte. Quelques-uns, tout dévoués au Saint-Sépulcre, émus par le chant, se mirent à pleurer. »

Félix Fabri, Les Errances de frère Félix Fabri, pèlerin en Terre sainte, en Arabie et en Égypte (1480-1483), tome I, traduction sous la direction de Jean Moyens et Nicole Chareyron, Montpellier : Cercam-Université Paul-Valéry, 2000.

Questions

6. Décrire l’équipement du pèlerin.

7. Quels sont les éléments qui distinguent les pèlerins  en route pour Rome de ceux qui se rendent à Jérusalem ?

8. Quels sont les itinéraires pour se rendre en  Terre sainte lorsque l'on vient d'Occident ?

9. En quoi le voyage en Terre sainte est-il plus important  que le pèlerinage à Rome ?

10. Après Rome et Jérusalem, quel est le troisième grand  pèlerinage du Moyen Age ?

 

 3. Le pèlerinage : une manifestation  du culte des reliques

Document 3 : La perte du vrai Clou

L’année suivante [1232], il advint dans cette même église [Saint-Denis] que le très saint Clou, un de ceux dont notre seigneur fut crucifié, [...] tomba du vase où il était gardé pendant qu’on le donnait à baiser aux pèlerins [...] Le saint roi Louis et sa noble mère, quand ils apprirent la perte de ce très haut trésor et ce qui était advenu au saint Clou sous leur règne, eurent grande douleur et dirent qu’on ne pouvait pas leur apporter de nouvelle plus cruelle ni qui les fasse souffrir plus cruellement. Le très bon et très noble roi Louis, à cause de la grande douleur qu’il eut, ne put se contenir mais il se mit à crier bien haut qu’il préférerait que la meilleure cité de son royaume fût détruite et pérît. [...] Il fit commander et crier dans tout Paris, par les rues et les places, que si quelqu’un savait quelque chose sur la perte du saint Clou et si quelqu’un l’avait trouvées ou recelées, il devait le rendre aussitôt et il aurait cent livres de la bourse du roi. Que dire de plus ? L’angoisse et la tristesse de la perte du saint Clou fut si grande en tous lieux qu’on peut à peine le raconter. Quand ceux de Paris entendirent le cri du roi et la nouvelle de la perte du saint Clou, ils furent très tourmentés et beaucoup d’hommes, femmes, enfants, clercs, écoliers commencèrent à braire et crier du fond du cœur, en pleurs et en larmes ; ils coururent dans les églises pour appeler l’aide de Dieu dans un si grand péril. Ce n’est pas seulement Paris qui pleurait, mais tous ceux qui dans le royaume de France apprirent la perte du saint et précieux Clou pleuraient. Beaucoup d’hommes sages craignaient qu’à cause de cette cruelle perte advenue au début du règne il n’arrive de grands malheurs ou épidémies et que cela ne présageât la destruction - que Dieu l’en garde - de tout le corps du royaume de France.

Guillaume de Nangis, Vie de Saint Louis, traduit par Jacques Le Goff dans Saint Louis, Paris : Gallimard, 1996.

Questions

11. Expliquer ce qu’est le « très saint Clou ». Où est-il conservé ? Quels gestes rituels les pèlerins accomplissent-ils ?

12. Quelle importance le roi Saint-Louis et ses sujets lui accordent-t-ils ? Pourquoi ?

13. Quelles craintes sont exprimées à la fin du texte ?

 

A consulter en ligne sur le site de la BNF: Le pélerinage.

 

Source: Jérôme Baschet , La chrétienté médiévale. Représentations et pratiques sociales, Documentation photographique, n° 8047, 2005.

 

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