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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 13:10

L'Acropole d'Athènes

 athenes08.jpg

 

 

 

 

 

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 12:58

David_-_The_Death_of_Socrates.jpg« On s’attachera surtout à faire ressortir les différences radicales et essentielles qui distinguent à tout jamais ces peuples anciens des sociétés modernes. Notre système d’éducation, qui nous fait vivre dès l’enfance au milieu des Grecs et des Romains, nous habitue à les comparer sans cesse à nous, à juger leur histoire d’après la nôtre et à expliquer nos révolutions par les leurs. Ce que nous tenons d’eux et ce qu’ils nous ont légué nous fait croire qu’ils nous ressemblaient ; nous avons quelque peine à les considérer comme des peuples étrangers ; c’est presque toujours nous que nous voyons en eux. De là sont venues beaucoup d’erreurs. Nous ne manquons guère de nous tromper sur ces peuples anciens quand nous les regardons à travers les opinions et les faits de notre temps.

Or les erreurs en cette matière ne sont pas sans danger. L’idée que l’on s’est faite de la Grèce et de Rome a souvent troublé nos générations. Pour avoir mal observé les institutions de la cité ancienne, on a imaginé de les faire revivre chez nous. On s’est fait illusion sur la liberté chez les anciens et pour cela seul la liberté chez les modernes a été mise en péril. Nos quatre-vingts dernières années ont montré clairement que l’une des grandes difficultés qui s’opposent à la marche de la société moderne est l’habitude qu’elle a prise d’avoir toujours l’antiquité grecque et romaine devant les yeux.

Pour connaître la vérité sur ces peuples anciens, il est sage de les étudier sans songer à nous, comme s’ils nous étaient tout fait étrangers, avec le même désintéressement et l’esprit aussi libre que nous étudierions l’Inde ancienne on l’Arabie.

Ainsi observées, la Grèce et Rome se présentent à nous avec un caractère absolument inimitable. Rien dans les temps modernes ne leur ressemble. Rien dans l’avenir ne pourra leur ressembler. Nous essayerons de montrer par quelles règles ces sociétés étaient régies, et l’on constatera aisément que les mêmes règles ne peuvent plus régir l’humanité. »

Fustel de Coulanges, La Cité antique,1ère édition 1864, Hachette, 1900, p. 8.

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 12:23

Les réponse aux questions doivent être construites, développées et argumentées en utilisant les notions et le vocabulaire contenus dans la leçon.






Document 1

L'éphébie à Athènes au Ve siècle av. J.-C.

« Les jeunes gens sont inscrits parmi les membres du dème(1) à l'âge de 18 ans. Au moment de l'inscription, les membres du dème, après serment, prennent leur décision par un vote (...). Cela fait, le conseil (la boulè) soumet les inscrits à un examen [de vérification]. Leurs père (...) élisent les trois citoyens qu'ils estiment les plus honorables et les mieux à même de prendre soin des éphèbes (...). Ces chefs, après avoir réuni les éphèbes, commencent par faire avec eux la tournée des sanctuaires, puis se rendent au Pirée où ils tiennent garnison (...). Le peuple nomme aussi à main levée deux instructeurs et des maîtres qui leur apprennent à se battre comme hoplites, à tirer à l'arc, à lancer le javelot, à manœuvrer la catapulte. (...) Ils passent ainsi la première année de l'éphébie. La seconde année, une assemblée du peuple est tenue au théâtre et les éphèbes y sont passés en revue. Ils reçoivent alors de la cité un bouclier rond et une lance, effectuent des rondes militaires et tiennent garnison dans les forts (...). A l'expiration des deux années, ils sont désormais confondus avec les autres citoyens ».
(1) dème, plus petite division administrative de l'Attique.

Aristote, La Constitution des athéniens, 42, 1-5, vers 330 av. J.-C.


 

1)  Présenter le document (nature, date, auteur …)

Le doc. 1 est un texte de philosophie politique extrait de la Consitution d'Athénes, écrit par le philosophe Aristote au IVe siècle ave. J-C. A cette date, Athènes n’est plus la cité dominante qu’elle a été au Ve siècle ; la Grèce est en effet dominée par Philippe de Macédoine.

 

2) Expliquer ce qu'est un éphèbe et en quoi consiste l'éphébie.
A 18 ans, les fils des citoyens doivent suivre une formation militaire : ce sont les éphèbes. L’éphébie est donc le service militaire. L’éphébie est obligatoire pour pouvoir devenir pleinement citoyen. Elle concerne l'ensemble de la cité et comporte une dimension religieuse: elle commence par la visite des temples et précède l'entrée à l'ecclésia.
Chaque citoyen doit en effet participer à la défense de la cité et de la démocratie. La phalange (unité de combat ) composée des hoplites (fantassins) réunit des citoyens égaux qui combattent collectivement.

3) A quelle vérification peut procéder la Boulè ? Quel est le rôle de la Boulé dans les institutions athéniennes ?
La Boulé est chargée de vérifier si les jeunes éphèbes sont des enfants légitimes de citoyens. En effet, à Athènes, sont citoyens uniquement les enfants légitimes de coupes de citoyens. La Boulè est le conseil dont les membres sont désignés au sein de l’ecclésia. Les bouleutes préparent le travail de l’ecclésia.


 


Document 2

Discours de Périclès en 431 avant JC. (Éloge d'Athènes et de ses morts)

Au cours de la célébration des funérailles des soldats morts la première année de la guerre du Péloponnèse (Guerre contre Sparte), Périclès prend la parole.

Notre système politique n'a rien à envier aux lois de l'étranger. Nous sommes nous-mêmes des exemples non des imitateurs. Du fait que  chez nous les choses dépendent d'une majorité et non d'une minorité notre régime a pris le nom de démocratie. En ce qui concerne nos différends, l'égalité est assuré à tous par la loi et chacun obtient la considération en raison de son mérite, et la classe à laquelle il appartient  importe moins que sa valeur personnelle, enfin nul n'est gêné par sa pauvreté ni par l¹obscurité de sa condition sociale s'il peut rendre des services à la cité... La liberté est  notre règle dans le gouvernement et dans nos relations quotidiennes. C'est par nous-mêmes que nous décidons des affaires, que nous en faisons un compte exact. Pour nous la parole n¹est pas nuisible à l'action, ce qui l'est c'est de ne pas se renseigner par la parole avant de se lancer dans l'action....En un mot, je l'affirme, notre cité dans son ensemble est l'école de la Grèce.

Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse .

 



1) Présenter le document (nature, date, auteur …)

Le document est un texte extrait de L’histoire de la Guerre du Péloponnèse, écrite par Thucydide à la fin du Vè siècle av. J-C. Dans ce texte, Thucydide rapporte un discours prononcé par Périclès, un des plus importants hommes politiques de la cité d’Athènes


2) Relevez le passage dans lequel l'auteur définit le système politique d'Athènes.Quel principe politique définit-il ? Quels sont pour l'auteur, les mérites de ce système politique ?
Citation: « chez nous les choses dépendent d'une majorité et non d'une minorité ». Selon Périclès, le principe de la majorité caractérise l'organisation politique: ce sont les citoyens qui gouvernent.
Le régime politique d’Athènes repose sur la souveraineté des citoyens: les citoyens réunis en assemblée (l’ecclésia) décident des affaires de la cité. Athènes est une démocratie directe.

 
3) D'après vos connaissances, cette description de la cité d'Athènes et de son système politique est-elle exacte ou faut-il la nuancer ? (Argumentez en vous appuyant sur la leçon)
Les citoyens forment une minorité de la population de la cité (entre le quart et le tiers).
Les femmes n'ont pas de droits politiques mais jouent un rôle civique : elles transmettent le statut de citoyen par la filiation légitime et jouent un rôle important dans les cultes civiques, comme le montrent l'exemple des ergastines dans les Panathénées.
Les métèques sont des hommes libres, souvent d'autres Grecs, qui résident à Athènes. Ils payent un impôt particulier. Ils jouent un rôle important dans l'économie athénienne, notamment dans la marine, l'artisanat et le commerce.
Les esclaves sont de simples marchandises qui assurent les travaux agricoles, industriels ou dans les mines. Ils sont parfois domestiques. Ils peuvent être Grecs ou Barbares et sont souvent des prisonniers de guerres.
Enfin, au Vè siècle, Athènes est devenue une puissance impérialiste qui domine les autres cités grecques.

 

 


Document 3

" Thésée : [1]
Notre cité n'est pas au pouvoir d'un seul homme: elle est libre. Son peuple la gouverne: tour à tour, les citoyens reçoivent le pouvoir, pour un an [2]. Elle n'accorde aucun privilège à la fortune. Le pauvre et le riche y ont des droits égaux.
Le héraut Thébain : [3]
La cité dont je viens est gouvernée par un seul homme, et non par la foule. Personne ne la flatte ou ne l'exalte par son éloquence, personne ne la tourne ou la retourne selon son seul intérêt particulier [...] D'ailleurs comment le peuple, qui n'est pas capable de raisonnements droits, pourrait-il mener une cité sur le droit chemin? Un pauvre paysan, même instruit, en raison de son travail, ne peut consacrer son attention aux affaires publiques.

Thésée:
[... ] Pour une cité, rien n'est pire qu'un tyran. Sous la tyrannie, les lois ne sont pas les mêmes pour tous [...] l'égalité n'existe plus. Au contraire, sous le règne des lois écrites, pauvres et riches ont les mêmes droits. Le faible peut répondre à l'insulte du fort, et le petit, s'il a le droit pour lui, peut l'emporter sur le grand. La liberté, elle est dans ces paroles: "Qui veut donner à l'assemblée un sage avis pour le bien de la cité ?". Qui veut parler se met en avant, qui n'a rien à dire se tait. Peut-on imaginer plus belle égalité entre les citoyens?"

Euripide (480-406 avant Jésus Christ), Les Suppliantes, vers 404 et suivants ( date : environ 422 av. J.C.)
[1] Thésée : héros mythique d'Athènes ; [2] durée d'un mandat politique. [3] héraut thébain : messager de la cité de Thèbes. Rivale d'Athènes, Thèbes est gouvernée par un tyran.

 



1) Ce texte est un extrait d'une pièce de théâtre d'Euripide intitulée Les Suppliantes écrite vers 404.  Thésée, le fondateur mythique d'Athènes défend la démocratie face aux critiques d'un représentant d'une cité dirigéepar un tyran, Thèbes.

2) Quels sont les principes sur lesquels repose le régime politique athénien?
Selon Thésée, la démocratie repose sur deux principes fondamentaux : la liberté - par opposition à la tyrannie - et l'égalité, à la fois civile (isonomie) et politique entre les citoyens.

3) A quelles institutions athéniennes Thésée fait-il allusion ?
Thésée fait allusion à deux institutions d'Athènes : l'ecclésia (« Son peuple la gouverne ») et les magistratures annuelles par élection (stratège) ou tirage au sort (juges de l’héliée) (« tour à tour, les citoyens reçoivent le pouvoir, pour un an »).

 

 

4) Quels sont les défauts de ce système politique selon le Thébain? Ses reproches sont-ils justifiés ?
Le messager de Thèbes fait deux critiques à la démocratie athénienne : d'une part, les orateurs manipulent la foule des citoyens ; d'autre part, les citoyens ne peuvent pas réellement s'occuper des affaires publiques. Ces critiques sont en partie justifiées. Les démagogues utilisent  la démocratie à des fins personnels et tous les citoyens ne participent pas à l’ecclésia. Pour les encourager à venir à l’assemblée, Périclès a institué une indemnité (le misthos).
La cité est libre, elle n’est pas soumise au pouvoir d’un tyran. Dans la démocratie d’Athènes, les citoyens sont égaux en droit (isonomie) Chaque citoyen peut accéder aux fonctions publiques (magistratures, juges, etc.) Selon Périclès, Athènes est un modèle pour tous les autres Grecs.
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 19:05

Pour réviser (à partir de la fiche de synthèse et de la leçon) ou approfondir, voici quelques sites à consulter :


Pour commencer, deux très beaux sites animés:
Naissance de la démocratie

Athènes, 500 avant J-C

 

Les thèmes principaux abordés dans la leçon:
Le monde des cités

Les citoyens dans la Grèce antique

Les femmes dans la Grèce antique

Les esclaves dans la Grèce antique

 

Site de l'ecclesia aujourd'hui

 

 
Reconstitution de l'assemblée des citoyens


Le
Musée vivant de l’Antiquité propose une approche par thèmes:

La justice à Athènes

Condition de la femme en Grèce

L'armée
Démosthène (384-322)



Un dossier très complet:
Présentation générale
Historique : naissance, vie et mort de la démocratie
Les principes fondateurs
Qui est citoyen ?
Droits et devoirs du citoyen
Organisation administrative et territoriale
Les institutions : assemblées, tribunaux, magistratures
Les valeurs de la démocratie athénienne
Textes grecs et traductions
Références et liens

 

 

Pour approfondir:
- Les sanctuaires panhelléniques:
Delphes; Olympie.
- Les colonies grecques

 

 

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 20:27

La Guerre du Péloponnèse est un long conflit opposant Athènes, avec sa Ligue de Délos, à Sparte et sa Ligue du Péloponnèse.  La principale source permettant de connaître le déroulement de cette guerre est l'Histoire de la guerre du Péloponnèse écrite par l'homme politique et historien athénien Thucydide (vers - 460 à - 400 ou - 395).






L'impérialisme athénien

Selon Thucydide, la guerre entre les cités grecques est due à la domination d'Athènes devenue insupportable aux autres Grecs. Athènes devient une puissance impérialiste.
On peut ajouter une seconde raison: une opposition politique entre le système oligarchique de Sparte et le système démocratique d'Athènes.

Après ses victoires à Marathon (- 490) et Salamine (-480) contre les Perses au cours des Guerres médiques, Athènes impose sa  puissance au monde grec durant tout le Vè siècle av. J.-C. La Ligue de Délos (- 448), alliance militaire créée pour repousser les Perses, devient un instrument de la domination athénienne que renforce sa puissante flotte [thalassocratie]. Athènes impose aux cités alliées le paiement d'un tribut annuel et en
- 454 le trésor de Délos est transféré à Athènes.




 Document: L'origine et l'importance de la guerre du Péloponnèse selon Tucydide
"Le plus important parmi les évènements qui précédent, fut la guerre contre les Mèdes ; elle eut néanmoins une solution rapide en deux combats sur mer et deux combats sur terre. Mais la longueur de la présente guerre fut considérable ; au cours de cette guerre des malheurs fondirent sur la Grèce en une proportion jusque-là inconnue. Jamais tant de villes ne furent prises et détruites, les unes par les Barbares, les autres par les Grecs mêmes en lutte les uns contre les autres, quelques-unes furent prises et changèrent d'habitants ; jamais tant de gens ne furent exilés ; jamais tant de meurtres, les uns causés par la guerre, les autres par les révolutions. Des malheurs dont on faisait le récit, mais qui n'étaient que bien rarement confirmés par les faits, devinrent croyables ; des tremblements de terre qui ravagèrent la plus grande partie de la terre et les plus violents qu’on eût vus ; des éclipses de soleil plus nombreuses que celles qu'on avait enregistrées jusque-la ; parfois des sécheresses terribles et par suite aussi des famines et surtout cette terrible peste qui atteignit et fit périr une partie des Grecs. Tous ces maux, en même temps que la guerre, fondirent à la fois sur la Grèce.

Elle commença quand Athéniens et Péloponnésiens rompirent la trêve de Trente Ans qu'ils avaient conclue après la prise de l'Eubée . J'ai commencé par écrire les causes de cette rupture et les différends qui l'amenèrent, pour qu’un jour on ne se demande pas d’où provint une pareille guerre. La cause véritable, mais non avouée, en fut, à mon avis, la puissance à laquelle les Athéniens étaient parvenus et la crainte qu’ils inspiraient aux Lacédémoniens qui contraignirent ceux-ci à la guerre."
Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, Garnier Flammarion

 


 

 

1. Les Athéniens, conscients de la supériorité militaire de Sparte décident de rester protégés à l'intérieur de la cité. L'armée de Sparte dévaste l'Attique, puis entre entre
- 430 et - 427, une épidémie de peste ravage la région. En - 421, Athènes et Sparte signent  une Trêve de cinquante ans.

2. La trêve ne dure que six ans. En - 415, les Athéniens lancent  une grande expédition contre Syracuse, en Sicile. C'est un échec complet. Les Spartiates assiègent Athènes qui doit demander la paix.

Athènes est vaincue mais l'ensemble des cités grecques sort très affaibli de cette longue guerre. La guerre du Péloponnèse marque le début du déclin des cités-états grecques.
La défaite d'Athènes a des conséquences politiques importantes : en - 404, avec l'appui de l'armée de Sparte, un coup d'État porte au pouvoir les « Trente tyrans ». Il renverse la démocratie pour imposer un régime aristocratique :  l'Héliée est supprimé et l'Ecclésia devient une assemblée consultative. La démocratie est restauré en - 403 mais Athènes ne retrouvera plus sa puissance.


[llustration:
Hoplite grec coiffé d’un pilos perçant de sa lance un soldat perse armé d’une épée et d’un arc. Bâle, Musée des antiquités classiques et collection Ludwig, Zurich, fig. 133, p. 98 © Photographie de Claire Niggli. Cratère en calice, céramique attique à figures rouges, 470/60 av. J.-C., hauteur 37 cm
Musée des Antiquités classiques de Bâle, Inv. BS 480]

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