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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 19:58

Les publications de l'INSEE fournissent des synthèses sur l'organisation économique et sociale de l'Ile-de-France. Elles permettent également de comparer cette région avec les autres régions de France ou de l'Union européenne.

Nicolas Blanchard, Aurélie Ferrer, « 
L'Ile-de-France parmi les régions européennes. Une population jeune mais peu présente sur le marché du travail 
», Ile de France à la page, n° 282, juin 2007.

  L'Ile-de-France et les principales régions européennes

L’économie francilienne fait partie des grandes régions européennes produisant le plus de richesses mesurées par le produit intérieur brut. Les services, la recherche et développement et le tourisme constituent les principaux atouts de la région.
L’Ile-de-France a, cependant, la particularité d’accueillir à la fois des personnes hautement et faiblement qualifiées. De plus, les Franciliens sont plus souvent actifs que les habitants de Rhénanie du Nord et du Nord-Ouest italien. Les seniors franciliens sont également parmi les plus actifs avec ceux du Grand Londres et du Randstad. Néanmoins, en Ile-de-France, les actifs sont plus touchés par le chômage que dans les autres régions, à l’exception de la Rhénanie du Nord. L’insertion des jeunes Franciliens est particulièrement difficile.

 


Joëlle Jacquier, Annie Kirthichandra, « Les régions françaises dans l’Union européenne en 1998 », Insee Première, n° 810, octobre 2001.

Les quinze pays de l’Union européenne s’étendent sur un territoire de 3,243 millions de km2 où vivent 376 millions d’habitants (tableau 1). Ils créent chaque année une richesse équivalente à celle produite par les Etats-Unis. L’Union européenne comprend, selon le découpage NUTS2 (cf. Pour comprendre ces résultats), 211 régions d’une grande diversité, tant en terme de richesse produite que de population ou de superficie. Ce découpage n’est pas neutre ; un autre découpage conduirait à des résultats sensiblement modifiés.
La région européenne moyenne a une superficie de 15 000 km2, elle compte 1,8 million d’habitants et crée une richesse globale de 36 milliards d’euros. Les régions françaises sont en moyenne plus grandes, plus peuplées et créent plus de valeur ajoutée. Les régions allemandes et britanniques sont plus réduites. Les disparités sont considérables entre la région européenne la plus étendue (155 000 km2) d’Övre Norrland en Suède (SE08, carte centrale) et Ceuta Y Melilla (ES63) en Espagne qui a la superficie la plus faible (30 km2). Elles le sont également entre la région d’Åland (FI2) en Finlande et l’Île-de-France (FR1) dont le nombre d’habitants est de 26 000 pour la première et de 11 millions pour la seconde et dont les PIB s’élèvent à 0,7 et 362 milliards d’euros.
Importance économique des régions-capitales
Les régions-capitales sont parmi celles qui contribuent le plus à la formation du PIB. L’Île-de-France, avec 5 % du PIB et 3 % de la population en 1998, se place au premier rang des régions de l’Union devant la Lombardie. Elle devance même, en terme de richesse produite, les deux tiers des pays membres et se place devant les Pays-Bas, la Grèce, la Belgique, le Portugal, la Suède, l’Autriche, le Danemark, la Finlande, l’Irlande et le Luxembourg. En dehors du cadre européen, le produit intérieur brut de l’Île-de-France est supérieur à celui de 46 des 51 états des Etats-Unis. En 1998, seuls la Californie, l’Etat de New York, le Texas, l’Illinois et la Floride ont un PIB supérieur à celui de l’Île-de-France. Les quinze régions-capitales couvrent le vingtième de la superficie de l’Union mais produisent près du cinquième de ses richesses. Dans dix des quinze pays de l’Union, la région-capitale, qui bénéficie de la réunion des principales fonctions économiques et politiques, occupe la première place. Seules cinq régions-capitales font exception : en Allemagne, Berlin n’occupe que le huitième rang, derrière les régions industrielles de Munich, Düsseldorf, Francfort, Stuttgart, Cologne, Dortmund et Karlsruhe ; en Italie, la Lombardie devance la région de Rome ; en Espagne, la Catalogne devance la région de Madrid ; en Belgique, la région d’Anvers celle de Bruxelles et aux Pays-Bas, la région de La Haye celle d’Amsterdam.
En 1998, le PIB de la France contribue pour 17 % à celui de l’Union européenne. La France se place en seconde position avec le Royaume-Uni (16,5 %), derrière l’Allemagne (25 %) et devant l’Italie (14 %). Les quatre plus grands pays, qui regroupent 69 % de la population, produisent ainsi près des trois quarts des richesses (72,5 %). Le poids du PIB des onze autres pays est moindre. L’Espagne et les Pays-Bas produisent 7 % et 5 % de la valeur ajoutée de l’Europe des 15, tandis que chacun des neuf autres états membres y contribue pour moins de 3 %.

Un tiers des régions européennes crée les deux tiers de la richesse communautaire
La création de richesse est fortement concentrée : en 1998, un tiers des régions européennes contribue à la formation des deux tiers du PIB communautaire. La moitié des richesses sont produites sur un territoire qui couvre le cinquième de la superficie européenne. Cette concentration au niveau communautaire se retrouve au niveau national : le tiers des régions françaises concentre les deux tiers du PIB national .

Les régions françaises au sein de grandes zones productrices de richesse
Plusieurs régions françaises font partie de vastes ensembles qui s’étendent entre la Baltique, l’Atlantique et la Méditerranée. La Bretagne, la Basse-Normandie, la Haute-Normandie, la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais s’insèrent dans le couloir nord qui borde la Manche, la mer du Nord et la Baltique. Les régions de ce couloir couvrent 15% de la superficie de l’Union et produisent plus du quart de ses richesses.
Les régions du centre de l’Europe, regroupées il y a quelques années sous l’appellation « banane bleue » dont fait partie l’Alsace, couvrent le huitième de la superficie de l’Union, de la mer du Nord à l‘Italie septentrionale, mais produisent le tiers de ses richesses ; c’est dire combien le poids économique de cette zone reste majeur au sein de l’Europe.
A l’ouest, les régions de la façade atlantique, des Highlands à l’Algarve en passant par la Bretagne, les Pays de la Loire, Poitou-Charentes et l’Aquitaine, couvrent 15 % du territoire et produisent 10 % des richesses.
Enfin, les régions européennes du pourtour méditerranéen, dont le Languedoc- Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Corse, représentent près du cinquième de la superficie communautaire et produisent un peu plus du dixième de ses richesses.



L'un des atouts de la région Ile-de-France est de disposer d'un tissu économique diversifié et dense. Les études de l'INSEE mettent en valeur des systèmes économiques (industriels ou de services) locaux très intérsesants à étudier.

Florence Greseque, Virginie Pic et Julie Roy, « Seine-Aval : un emploi sur six lié à l’activité des usines Renault-Flins  et PSA Peugeot Citroën-Poissy », Ile de France à la page, n° 291, Janvier 2008.

 Emplois et population liés à l'activité des deux établissements automobiles


En 2006, plus de 18 000 emplois salariés dépendent de l’activité des usines Renault-Flins et PSA Peugeot Citroën-Poissy sur le territoire de l’Opération d’Intérêt National (OIN) de Seine-Aval.
A elles seules, les deux unités de production emploient 11 200 salariés. Pour cinq salariés de ces établissements industriels, un intérimaire est employé.
Les salariés résident majoritairement dans une des communes de l’OIN et des Yvelines. En comptant les conjoints et les enfants, les ménages auxquels appartiennent ces salariés représentent 34 000 personnes.


Christèle Rannou-Heim, Olivier Satger, Patrick Thepin et Anne-Véronique Vernardet, "Centre Essonne Seine Orge : quatre salariés résidants sur dix travaillent sur leur territoire », Ile de France à la page, n° 290, décembre 2007.

Un territoire attractif pour les salariés de l'Essonne et le sud-ouest de la Seine-et-Marne


Les établissements du Centre Essonne Seine Orge (CESO) offrent un emploi à 44 % des salariés du territoire. Les salariés quittant quotidiennement le CESO pour aller travailler se dirigent en premier lieu vers Paris, mais aussi vers les territoires au nord et à l’ouest concentrant d’importants pôles d’emploi. A l’inverse, le CESO attire des salariés résidant au sud de l’Essonne et au sud-ouest de la Seine-et-Marne. Au sein du CESO, les établissements des intercommunalités Evry Centre Essonne et Seine-Essonne accueillent de nombreux actifs, résidant ou non dans le territoire.


Philippe Pottier, Laurianne Salembier, Séverine Francastel, « Pôles d'emploi franciliens : quatre emplois sur dix dans les services à la production », Ile de France à la page, n° 287, octobre 2007.

 Une forte concentration des emplois dans les pôles d'emploi centraux


Fin 2004, les 60 pôles d’emploi franciliens regroupent plus de 4 millions de salariés. Les établissements des services à la production génèrent le plus d’emploi. Ils sont très présents au coeur de l’agglomération parisienne, comme les établissements des activités financières. Les emplois du transport aérien et les activités culturelles et de loisirs sont implantés dans quelques pôles. Au contraire, les emplois de production de biens et de services complémentaires à la personne sont répartis dans de nombreux pôles. Les premiers sont plutôt localisés en grande couronne. Les seconds sont mieux représentés dans les petits pôles et ceux qui accueillent une préfecture

 


Danielle Jabot, « Le Cône de l'innovation : un territoire privilégié pour la recherche privée en France », Ile de France à la page,  n° 280, mars 2007.

Cône de l'innovation : 58 chercheurs pour dix mille habitants en moyenne. Densité de chercheurs en 2002 (Recherche privée)

Au sud de l'Ile-de-France, le Cône de l’innovation (hors Paris) consacre 2,3 milliards d’euros et 18 000 emplois à la recherche privée en 2002, soit 10 % des dépenses et effectifs nationaux de recherche privée. Les activités à forte valeur ajoutée bénéficient des moyens en recherche les plus importants. La recherche privée se concentre à plus de 90 % dans la moitié ouest du Cône. Cependant, quelques organismes de renom sont localisés à l'est du Cône.
Depuis 1996, les dépenses de recherche ont nettement progressé. Les services de transport et de communications ainsi que la zone d’Orly Nord Essonne ont le plus bénéficié de ce dynamisme. En 6 ans, la hausse des personnels de recherche privée résulte à la fois de la forte progression du nombre de chercheurs et d’une nette diminution des effectifs de techniciens.
  

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 19:56

Le regroupement des régions est envisagé pour réduire les inégalités



Les partisans d'une réforme des collectivités locales devraient trouver des arguments en faveur d'un regroupement des régions dans le rapport de l'Observatoire des territoires rendu public vendredi 9 janvier. Cette étude de la délégation interministérielle à l'aménagement et à la compétitivité des territoires (DIACT) confirme les évolutions contrastées enregistrées depuis dix ans dans le paysage français.
Avec l'Ile-de-France en tête de classement, seules deux autres régions françaises - Rhône Alpes (7e) et Provence-Alpes-Côte d'Azur (15e) - figurent dans le peloton de tête des régions européennes selon leur niveau de production intérieure brute (PIB). Ce tableau fait aussi apparaître des "blocs territoriaux" homogènes et de taille à peu près identiques. Regroupés, ils pourraient prétendre se positionner dans la compétition européenne. Ce serait notamment le cas de Bretagne-Pays-de-Loire, des deux régions normandes, de l'Auvergne et du Limousin. Fort de ce constat, le secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire, Hubert Falco, préconise un redécoupage de la carte administrative avec un ensemble de 10 à 12 "inter-régions" aux compétences élargies, en matière de transports et de communication, de développement économique et d'enseignement supérieur et de recherche. Alors que la commission de réforme des institutions présidée par Edouard Balladur devrait rendre son rapport à la fin février, le chef de l'Etat a confirmé, mercredi, que la réforme des collectivités sera arrêtée "autour de l'été, voire à l'automne".

L'ILE-DE-FRANCE TOUJOURS ATTRACTIVE

Autre réalité mise en évidence par l'Observatoire : en dehors de l'Ile-de-France qui continue de renforcer son pouvoir d'attraction, les mouvements migratoires et le dynamisme économique se sont accentués dans les zones de la façade littorale ouest et sud, de l'Atlantique et de la Méditerranée. Elles cumulent un taux de croissance de la population et une production plus élevés que la moyenne nationale. C'est aussi dans ces régions (Bretagne, Aquitaine, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur) que s'exercent les plus fortes pressions dans l'extension de l'habitat et le développement urbain au détriment des zones agricoles et des espaces sensibles.

A l'inverse, le fossé ne cesse de se creuser avec les régions d'un arc nord-est, incluant la Haute-Normandie, la Picardie, Champagne-Ardenne, voire la Lorraine et pour partie l'Alsace, en perte de vitesse. Pour le secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire, ce décalage est d'autant plus inquiétant qu'il concerne des zones fragilisées par les restructurations militaires. Une mission d'accompagnement de ces reconversions a été confiée, en août 2008, au préfet Hubert Blanc, qui devrait rendre son rapport en mars.

Dernier constat : le renouveau récent des zones rurales, favorisé par le tourisme et l'installation des retraités. Le vieillissement de la population, accentué dans certaines régions (Limousin, Auvergne, Bourgogne...), devrait générer de nouvelles activités de services et justifier, selon M. Falco, le maintien d'un "minimum garanti" de services publics et de santé.

 

Michel Delberghe

Article paru dans l'édition du 09.01.09

 

LEMONDE.FR | 08.01.09 | 18h21  •  Mis à jour le 08.01.09 | 18h22



 

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 17:09

L'Observatoire des tettitroires vient de rendre public son rapport annuel. Il démontre que l'Ile-de-France est la première région d'Europe par le produit intérieur brut (PIB), ce rapprot compotre de nombreuses cartes et graphiques très intéressants sui les dynamiques des terrtoires en France.

- Deux autres régions françaises, Rhône-Alpes (7ème) et Provence-Alpes-Côte d'Azur (15ème) figurent également parmi les 20 premières régions européennes, selon le rapport.

 



- Parmi les cinquante plus grandes régions européennes, cinq régions françaises ont des taux de croissance supérieurs à la moyenne de l'Union europénne: Provence-Alpes-Côte d'Azur, Bretagne, Midi-Pyrénées, Aquitaine, Pays-de la Loire.
- La France compte par ailleurs plus de jeunes de moins de 20 ans que la plupart de ses voisins. Dans quatre régions, le nombre de ces jeunes dépassait le million en 2005: Ile-de-France (3 millions), Rhône-Alpes (1,5), Nord/Pas-de-Calais et Provence-Alpes-Côte d'Azur (1,1).
- Les régions des façades ouest et sud cumulent les taux de croissance de population et de production les plus élevés, ce qui accentue les écarts.
- Le rôle clé des es villes moyennes:

Elles permettent de maintenir la cohésion territoriale en jouant le rôle de relais pour l'accès à certains services.

- Le rééquilibrage entre espace rural et espace urbain se confirme.
- Des risques de fracture en liaison avec la géographie des populations en situation précaire et à bas revenus:

 


Les chômeurs de longue durée se trouvent particulièrement concentrés dans des zones d'emploi qui correspondent à celles du déclin industriel, notamment dans les zones d'emplois du Nord-Pas-de-Calais, d'une partie de la Picardie, de la Haute-Normandie, de la Champagne-Ardenne et du sillon lorrain.
- Le littoral de plus en plus convoité.

 




 




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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 20:15

L'attractivité économique des territoires

Attirer des emplois, mais pas seulement

Catherine Sourd, DR Midi-Pyrénées, pôle Études économiques régionales

Résumé

Pour se développer, les territoires ont plusieurs cordes à leur arc : accueillir usines et bureaux, mais aussi miser sur la venue de touristes, de retraités ou de salariés travaillant ailleurs. Une carte de l'attractivité économique française se dessine à travers l'importance des loisirs, le développement des transports ou encore la recherche de meilleures conditions de résidence. Ainsi émergent des territoires maritimes ou montagneux qui font valoir leur patrimoine naturel et leur qualité de vie. Mais aussi la périphérie de grandes métropoles où vivent des salariés et leurs familles venus y trouver des logements abordables sans pour autant y travailler. Ce sont d'abord le nord de la France, le sillon rhodanien et les grandes villes du Sud qui attirent des emplois. L'arrivée de salariés qualifiés se concentre à Paris et dans quelques grandes métropoles régionales. En dehors de ces zones, le Grand Sud-Ouest peine à faire valoir son attractivité résidentielle, et une partie de la France industrielle du Nord-Est demeure ignorée de ces flux économiques.

Sommaire

Encadré

carte3.jpg

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 19:43

Pour effectuer l'étude de cas  « Territoires de l’Ourcq »:

- Suivre le questionnement du manuel de géographie, p. 19.

- Utiliser les liens ci-dessous:

Artile paru dans Le Parisien le 14 mai 2010

Brochure "L'avenir au fil de l'eau".

 

921377 1

 

L_ourcq_carte.gif

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 14:32

logo IAUMai 2010

Depuis 2004, l’IAU île-de-France réalise des cartes économiques de synthèse. Ces cartes proposent une représentation spatiale de l’économie sous des angles renouvelés, sur la base de travaux récents et d’échanges en atelier.

Une vision globale sur l’emploi, les filières économiques, le marché du travail et les entreprises

 

 

 

 

 

Le travail mené en 2010 aboutit à deux cartes de synthèse :

graph Evolution de l emploi salarie en IdFLa carte « Orientations économiques, densité et accessibilité » propose une lecture des localisations majeures de l’économie à travers leurs principales caractéristiques. La fonction économique l’emporte sur la fonction résidentielle dans la vingtaine de « pôles économiques » qui concentrent les effectifs d’emploi. Ces pôles s’inscrivent pour la plupart dans des environnements très typés dont ils sont emblématiques. Les « pôles d’emploi de grande couronne » concentrent les emplois, l’espace économique environnant est dédié à l’agriculture de grandes cultures, mais aussi à des activités variées localisées dans les zones à vocation industrielle, commerciale et artisanale. Les limites des parcs naturels régionaux rappellent la qualité des aménités et l’attractivité de cet espace. La carte présente également les infrastructures de transports ainsi que les indicateurs de temps d’accès à Paris et vers les agglomérations de province.

graph l emploi dans les poles economiques

La carte « Dynamiques et potentialités économiques » propose une image des dynamiques de l’emploi et des potentialités et/ou vulnérabilité économiques des territoires. Les créations d’entreprises et la présence de jeunes actifs diplômés montrent une autre forme de dynamisme que celle indiquée par la mesure de l’emploi. Les potentialités des territoires sont exprimées selon le marché du travail et les projets immobiliers. La vulnérabilité des territoires reflète des fragilités liées aux mutations à venir ou aux caractéristiques de la main d’œuvre.

Une synthèse visuelle des travaux récents de l’institut

La lecture simultanée des deux cartes met en évidence :

 

 

carto Accessibilite a Paris par le train

  • l’intensité de l’activité économique en zone centrale ;
  • la réalité d’une multicentralité économique avec des pôles de grande couronne dotés de plusieurs dominantes et atouts en limite de l’agglomération économique ;
  • la complémentarité entre les secteurs spécialisés ;
  • la vitalité en matière de projets d’un axe sud-ouest / nord-est avec notamment une évolution positive du nord parisien pour les projets commerciaux, de bureaux et de créations d’entreprises ;
  • une dynamique moins vigoureuse sur l’axe sud-est parisien avec néanmoins des potentiels fonciers et immobiliers.

 

 

 

9d03d3b35f

 

Pour télécharger les cartes, consulter le site de l'IAU.

 

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 10:27

Le PIB par habitant variait entre 26% de la moyenne de l’UE27 dans la région du Severozapaden en Bulgarie et 334% dans celle d'Inner London

En 2007, exprimé en standards de pouvoir d'achat1, le PIB par habitant2 des 271 régions NUTS-23 de l'UE27 variait entre 26% de la moyenne de l'UE27 dans la région du Severozapaden en Bulgarie et 334% de cette moyenne dans la région d'Inner London au Royaume-Uni.

Plus d'une région sur sept au-dessus de 125% de la moyenne de l'UE27...

En 2007, les régions qui occupaient la tête du classement des PIB régionaux par habitant, étaient Inner London au Royaume-Uni (334% de la moyenne), le Grand-Duché de Luxembourg (275%), Bruxelles/Brussels en Belgique (221%), Hamburg en Allemagne (192%), Praha en République tchèque (172%) et l'Île de France (169%). Parmi les 41 régions dépassant le seuil de 125%, neuf régions se situaient en Allemagne, cinq aux Pays-Bas ainsi qu'au Royaume-Uni, quatre en Autriche, trois en Espagne ainsi qu’en Italie, deux en Belgique ainsi qu'en Finlande, une région en République tchèque, au Danemark, en Irlande, en Grèce, en France, en Slovaquie et en Suède, ainsi que le Grand-Duché de Luxembourg.
Il convient de noter cependant que, dans certaines régions, le niveau du PIB par habitant peut être fortement influencé par les flux de navetteurs. Les arrivées nettes de navetteurs dans ces régions accroissent la production à un niveau qui ne pourrait être atteint par la seule population active résidente. En conséquence, le PIB par habitant apparaît être surestimé dans ces régions et sous-estimé dans les régions où habitent les navetteurs.

… et une sur quatre en dessous de 75%

Les régions ayant le plus faible PIB par habitant se situaient toutes en Bulgarie et en Roumanie, les niveaux les plus bas étant enregistrés dans la région de Severozapaden en Bulgarie (26% de la moyenne), suivies de celles du Nord-Est en Roumanie ainsi que de Severen tsentralen et Yuzhen tsentralen en Bulgarie (27% chacune). Parmi les 66 régions disposant d’un PIB par habitant inférieur à 75% de la moyenne, quinze régions se situaient en Pologne, sept en Grèce ainsi qu'en Roumanie, six en Bulgarie, en République tchèque ainsi qu'en Hongrie, quatre en Italie ainsi qu'au Portugal, trois en Slovaquie, deux (départements d'outre-mer) en France, une région en Espagne, en Slovénie et au Royaume-Uni, ainsi que l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie.


Définitions:
SPA (standard de pouvoir d’achat) est une monnaie artificielle faisant apparaître les écarts entre les niveaux de prix nationaux.
NUTS-2 (Nomenclature d’unités territoriales statistiques) = entités de 800 000 à 3 000 000 habitants.


PIB-regionaux-UE.JPG


Source:
Données Eurostat, 18 février 2010.



Articles à lire sur le blog:
L'Ile-de-France, première région d'Europe par le PIB (13/01/2009 publié dans : Les régions en France et en Europe )

 Seulement trois régions françaises dans le classement de tête européen (Le Monde) (08/01/2009 publié dans : Les régions en France et en Europe )

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 12:13

Le nouveau recensement de la population permet de dresser une cartographie des 26 régions françaises du point de vue de leurs caractéristiques d’emploi :
carte9.jpg
1. L’Île-de-France se singularise avec des proportions de professions intermédiaires et surtout de cadres, de diplômés et de personnes travaillant dans le secteur tertiaire, très supérieures à ce que l’on constate dans les autres régions.

 

2. Le groupe formé par la Corse et les départements d’outre-mer est très particulier:

- proportion peu élevée de titulaires d’emplois qualifiés;

- importance du secteur tertiaire au détriment de l’industrie, ainsi que la relative faiblesse du salariat ;

- part des salariés travaillant sur des contrats à temps partiel est relativement basse (sauf à la Réunion), tout comme la part des contrats à durée indéterminée (Corse exceptée).

 

3. Les régions du Sud-Est : Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Paca et Rhône-Alpes.

- l’emploi est plutôt féminisé et qualifié;

- la majorité des personnes en emploi sont titulaires d’au moins le baccalauréat;

- les salariés travaillent plus souvent à temps partiel que dans les autres régions.

 

4. Une France du Nord et de l’Est avec les régions de tradition industrielle du Nord - Pas-de-Calais, de la Lorraine et de l’Alsace:

la population en emploi est en moyenne assez jeune, relativement peu diplômée, travaillant plus souvent dans l’industrie, et donc moins souvent dans les services, qu’ailleurs.

 

5. Dans la France de l’Ouest et du Sud-Ouest:

- les régions sont plus agricoles (Basse-Normandie, Bretagne, Poitou-Charentes, Aquitaine, Limousin et Auvergne);

- l’emploi y est relativement plus féminisé, la proportion de jeunes y est inférieure à la moyenne nationale, ainsi que la part de travailleurs qualifiés et de salariés des secteurs tertiaires.

 

6. sept autres régions formant une grande couronne autour de l’Île-de-France (Champagne-Ardenne, Bourgogne, Franche-Comté, Pays de la Loire, Picardie, Haute-Normandie et Centre), les particularités en matière d’emploi sont beaucoup moins nettes.

Lire la note Olivier Marchand, "Une cartographie de l’emploi régional d’après le recensement de la population de 2006" , Insee Première, N° 1280 – février 2010.


Ces classifications ont été réalisées à partir des huit variables :

- taux de féminisation ;

- part des jeunes de moins de 30 ans ;

- poids de l’emploi tertiaire ;

- part des cadres et professions intermédiaires ;

- part des diplômés ayant au moins le baccalauréat ;

- taux de salariat ;

- part des salariés à temps partiel parmi les salariés ;

- part des salariés sous contrat temporaire parmi les salariés.

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