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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 18:23

Capture011.jpgDémographie: plus de travail, plus d’enfants

22 septembre 2011 | Par La rédaction de Mediapart - Mediapart.fr

Plus les femmes travaillent, plus la fécondité est élevée: telle est la conclusion d'une étude de l'Institut national d'études démographiques (Ined) publiée jeudi 22 septembre (l'étude de l'Ined dans son intégralité).

La fécondité, définie comme le nombre d'enfants par femme en âge de procréer, a baissé dans les pays riches pays entre 1960 et 2008 jusqu'à se situer en dessous du seuil de remplacement des générations de 2,1 enfants par femme, écrivent les auteurs Angela Luci et Olivier Thévenon. Mais un retournement de tendance est observable au cours de la dernière décennie. «La relation entre niveau de développement économique et fécondité, négative au départ – à un niveau économique plus élevé est associée une fécondité plus basse – devient en général positive à partir d'un certain niveau de développement – la fécondité augmente quand le niveau économique progresse», indiquent-ils. Le rebond a ainsi été particulièrement marqué en Espagne, en France, en Belgique, au Royaume-Uni et en Irlande.

En observant la production de richesse des pays, les démographes constatent «une augmentation de la fécondité lorsque le niveau économique progresse, à partir d'un PIB par tête d'environ 30.000 dollars». Mais ils soulignent aussi que ce facteur est insuffisant. Et en remarquent un autre: «Dans la plupart des pays les plus riches, la remontée de la fécondité est associée à un taux d'emploi élevé chez les femmes», estiment-ils, précisant que «la possibilité pour elles de concilier travail et famille apparaît comme un facteur clé du rebond de la fécondité».


URL source: http://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/220911/demographie-plus-de-travail-plus-d-enfants

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 18:16

106 milliards d'êtres humains sont nés depuis 50.000 ans

31 octobre 2011 | Par Michel de Pracontal - Mediapart.fr

Ce 31 octobre 2011, à 4 heures 21 minutes 10 secondes, l'effectif planétaire de l'humanité a atteint le seuil des 7 milliards. C'est en tout cas ce qu'a annoncé le site Worldometers, dont le calcul est basé sur les projections démographiques des Nations unies. Le site affiche en permanence un compteur de la population mondiale dont les chiffres égrènent seconde par seconde le nombre de nouveaux venus sur la terre.

Bien sûr, cette date du 31 octobre ne correspond qu'à une estimation. Le moment précis où la population atteindra la marque de 7 milliards n'est pas connu à la seconde près, ni au jour près, ni même au mois près. Selon le Bureau du recensement des États-Unis, c'est seulement en février 2012 que nous serons 7 milliards d'humains. Worldometers a choisi de se baser sur les chiffres de la dernière révision des World Population Prospects des Nations unies et de fournir un décompte identique à tous les internautes, quel que soit le lieu d'où ils interrogent le site.

Les projections des Nations unies se basent sur les recensements nationaux, les statistiques de natalité et mortalité, ainsi que les chiffres de l'immigration des différents pays. Comme toutes ces données sont inévitablement recueillies avec un certain délai et sont donc en retard sur le présent, elles sont réactualisées en se basant sur les tendances connues de l'évolution démographique. Et réajustées à mesure que l'on engrange de nouvelles données. A l'heure actuelle, la population mondiale augmente d'à peu près 1,10% par an, ce qui correspond à une croissance globale de l'ordre de 75 millions d'individus chaque année.

La population mondiale augmentait beaucoup plus vite dans les années 1960 : elle est passée de 2 milliards en 1927 à 3 milliards en 1960 puis à 4 milliards en 1975, à 5 milliards en 1987 et à 6 milliards en 1999. Le pic de croissance, égal à 2,19% d'augmentation, a été atteint en 1963. A l'époque, le démographe américain Paul Ehrlich mettait en garde contre les risques de la «bombe P» (pour «population»). 

Mais elle n'a pas explosé, et le rythme de la croissance démographique a sensiblement diminué. Il faudra seize ans pour gagner un nouveau milliard et atteindre, en 2027, la marque des 8 milliards d'hommes. Et encore deux décennies pour devenir 9 milliards en 2046.

Si l'on considère l'évolution humaine depuis les débuts de notre espèce, on peut estimer que 106 milliards d'individus sont nés depuis 50.000 ans, soit grosso modo le moment où Homo sapiens a commencé à se répandre sur la Terre. La population actuelle représente donc environ 6% de la totalité des humains qui ont foulé le sol de la planète.

URL source: http://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/271011/106-milliards-detres-humains-sont-nes-depuis-50000-ans

 Population-mondiale-2050.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Évolution de la population mondiale :

la croissance à venir sera due à la seule Afrique subsaharienne... ...des écarts selon les continents

Après être passée de 250 millions d’habitants à la naissance du Christ à 1 milliard au début du XIXème siècle, l’évolution de la population des continents a été multipliée par 6 en deux siècles. Nous sommes 7 milliards en cette fin 2011, bientôt 8 en 2025, pour trouver une stabilisation autour de 9,6 milliards en 2050.

On en connait les raisons : malgré les famines localisées, les guerres, les épidémies, les catastrophes naturelles, les progrès de la médecine et de la satisfaction des besoins élémentaires font leur œuvre.

Toutes proportions gardées, la progression démographique est assumée : l’Inde a gagné presque un milliard d’habitants en 60 ans et se nourrit mieux que jadis.

Or, selon l’INED, les jeux sont déjà mis en place pour les trois générations à venir. À chaque seconde l’humanité s’enrichit de deux ou trois personnes, mais pas n’importe où. Car la baisse des taux de fécondité – liée à la progression des niveaux de vie, à l’instruction des femmes, à l’évolution des comportements culturels - met du temps à se mettre en place.

=>L’irruption de l’Afrique

La croissance à venir sera due à la seule Afrique subsaharienne qui passerait de 600 millions aujourd’hui à 3,4 milliards en 2050 : alors que l’humanité compte un Africain sur sept aujourd’hui, il y en aura alors un sur quatre ! Pourquoi ? Par suite du maintien d’une natalité élevée de 5 enfants par femme en moyenne, dans de grands pays comme le Nigéria, l’Ethiopie, le Congo.
Dans le seul Nigéria, il naît autant d’enfants par an que dans les 27 pays de l’Union Européenne. D’où un changement de hiérarchie démographique en 2050 : L’inde passerait devant la Chine, le Nigéria, en troisième, devant les États-Unis.
En Europe, si la France et la Grande-Bretagne conserveront un dynamisme démographique, la baisse de population de l’Allemagne est inéluctable, comme celle de la Russie et du Japon.

=> Un tableau résume les tendances lourdes de la croissance de la population mondiale :

 

 

Pourcentage de la croissance de la population mondiale en 2011

Pourcentage de la croissance de la population mondiale en 2050

Océanie

0,5 %

0,6 %

Europe

10,6 %

7,5 %

Amérique

13, 5 %

12,7 %

Afrique

15 %

24 %

Asie

60,4 %

55,2 %

Total de la population mondiale en milliards

7

9,6

  http://www.ined.fr/fichier/t_telechargement/30969/telechargement_fichier_fr_436.pdf
http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/graphiques_mois/croissance_population_2050/

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 18:44

Capture01.jpgDémographie: l'Inde sur le point de dépasser la Chine

Article publié le mar, 24/05/2011 - 16:04, par Carine Fouteau - Mediapart.fr

Un recensement hors norme aboutissant à comptabiliser plus de 1,21 milliard d'habitants. Des questionnaires en 16 langues, des ONG sollicitées pour former les agents recruteurs, des enfants sensibilisés dans les écoles pour qu'ils incitent leurs parents à remplir soigneusement les formulaires, la mise à contribution des réseaux sociaux (Facebook, Twitter), l'organisation de conférences et le recours aux médias diffusant des messages visant à convaincre l'opinion publique de l'intérêt de l'opération: le recensement a eu lieu en Inde en février 2011 et un mois plus tard les autorités étaient capables de fournir des statistiques pour l'ensemble du pays.

L'exploit est salué par l'Institut français d'études démographiques (Ined) qui y consacre une étude rendue publique mercredi 25 mai dans la série Population & Sociétés (n°478, mai 2011). «La tradition statistique est très ancrée. Ce sont les avantages de la bureaucratie. Tout est répertorié, chacun à son niveau a un sens de la hiérarchie. Vous voyez arriver des camions entiers remplis de paquets bien ficelés, vous les voyez s'empiler sur les bureaux. Cela est assez étonnant à voir», indique Jacques Véron, démographe à l'Ined, auteur de l'étude avec Aswini K. Nanda, du Centre for Research in Rural and Industrial Development basé à Chandigarh en Inde. «Leur système informatique est très performant, poursuit-il. En outre leur pratique est centenaire. Le recensement a lieu tous les dix ans. Et jamais il n'a été retardé, comme c'est parfois le cas ailleurs en raison de guerres par exemple.» 

Croissance de la population indienne entre 1901 et 2011. @Ined

Les résultats (encore provisoires) sont démesurés, à l'image de ce pays de 3,28 millions de km2. Entre 2001 et 2011, l'Inde s'est peuplée de 181 millions d'habitants supplémentaires (soit environ trois fois la France), après 182 millions de plus entre 1991 et 2001. En un siècle, la population a été multipliée par cinq. Malgré la mise en place dès 1951 de politiques de limitation des naissances, la croissance démographique se poursuit à un rythme très élevé (1,64% par an en moyenne au cours des dix dernières années). À titre de comparaison, en Chine, où la baisse de fécondité a récemment été rapide, elle atteint 0,6% pour une population totale de 1,36 milliard d'habitants. «L'Inde dépassera vraisemblablement la Chine dans dix ans», estime Jacques Véron. Selon les dernières projections de l'ONU, la population indienne pourrait s'accroître encore d'un demi-milliard d'ici cinquante ans, passant par un pic de 1,7 milliard en 2060.

 

«La stabilisation de la population ne paraît toujours pas pour demain»

La transition démographique n'est pas achevée partout. Dans certains États du Nord, elle est toujours en cours voire «relativement peu avancée». Au Rajasthan, au Madhya Pradesh, au Jharkhand, en Uttar Pradesh et au Bihar, la fécondité oscille entre 3 et 4 enfants par femme. Les niveaux de mortalité restent élevés, avec des variations importantes d'un État à l'autre. «Ces résultats montrent clairement que la stabilisation de la population indienne, tant recherchée par les autorités du pays depuis 60 ans, ne paraît toujours pas pour demain. Les programmes de planification familiale (...) se sont notamment heurtés, dans les régions les plus peuplées, à la pauvreté et au faible niveau d'alphabétisation des populations. De plus, l'effet de l'inertie démographique ne doit pas être sous-estimé: même si la fécondité baisse, l'accroissement du nombre de femmes en âge d'avoir des enfants contribue à maintenir un taux de croissance élevé», notent les auteurs, qui soulignent aussi que les discriminations envers les petites filles ont diminué là où elles étaient les plus fortes, mais qu'elles se sont accentuées ailleurs. 

Conséquence de la hausse ininterrompue de la population, la densité ne cesse de s'élever. Là encore, les disparités sont grandes, avec des zones totalement saturées dans les plaines, autour du Gange et des mégapoles de Dehli et Calcutta. Les défis agricoles et environnementaux, liés à l'épuisement des sols, se font particulièrement sentir au Punjab (550 habitants au km2) où la «culture intensive du riz conduit à des niveaux de consommation d'eau qui commencent à être dénoncés à une échelle nationale» ou encore au Bengale occidental (1.000 habitants au km2) où les agriculteurs ne disposent en moyenne que de 0,64 hectare.

 


Densité de la population en Inde en 2011 par État. @Ined

 

URL source: http://www.mediapart.fr/journal/international/240511/demographie-linde-sur-le-point-de-depasser-la-chine

Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/category/rubriques/international
[2] http://www.mediapart.fr/journal/mot-cle/chine
[3] http://www.mediapart.fr/journal/mot-cle/croissance
[4] http://www.mediapart.fr/journal/mot-cle/demographie
[5] http://www.mediapart.fr/journal/mot-cle/fecondite
[6] http://www.mediapart.fr/journal/mot-cle/inde
[7] http://www.ined.fr/
[8] http://www.mediapart.fr/files/InedInde.pdf
[9] http://www.crrid.res.in/
[10] http://www.mediapart.fr/files/Carine Fouteau/inedinde1.png
[11] http://www.ined.fr/fr/pop_chiffres/pays_du_monde/
[12] http://www.un.org/esa/population/unpop.htm
[13] http://www.mediapart.fr/journal/international/231110/comment-les-immigres-se-repartissent-dans-le-monde
[14] http://www.mediapart.fr/journal/france/130109/avec-deux-enfants-par-femme-nouveau-record-de-naissances-en-france
[15] http://www.ined.fr/fr/lexique/bdd/mot/Transition+d%C3%A9mographique/motid/9/
[16] http://www.mediapart.fr/files/Carine Fouteau/inedinde2.png

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 10:57

  Pour comprendre la notion de développement durable, visionnier cette vidéo:

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 18:52

cercles-dd.jpgRépondre aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations futures, de pouvoir répondre à leurs propres besoins : telle est l’ambition du « développement durable ». Il inspire différentes initiatives en France cherchant à concilier développement économique et social et qualité de l’environnement.

Sommaire

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 15:40

2462760192-b38ef235cc-b.jpgDu 20 au 22 septembre, les Nations unies se réunissent à New York pour faire le point sur les Objectifs du millénaire pour le développement. A cette occasion, plusieurs personnalités du Nord comme du Sud, lancent un appel d'urgence. La communauté internationale doit faire preuve d'innovations dans le financement du développement, jugent Philippe Douste-Blaszy et Laurent Vigier, notamment dans la lutte contre le sida estiment Gilles Brücker et d'autres spécialistes. Ces financements sont nécessaires pour diminuer la manultrition ajoute Benoit Miribel et vaincre le paludisme, souligne, de son côté, Michel Kazatchkine. Nous n'avons le droit ni de faiblir ni de renoncer, insistent Luc Guyau et Chantal Jouanno. Mais pour cela, il faut faire repartir la machine du profit, rappelle Robert Zoellick, car c'est la croissance qui éradiquera la pauvreté.

20.09 | 12h34

 

 

A lire sur ce sujet

Point de vue

Pays du Sud : il est urgent d'investir dans les personnels de santé

La désertification médicale ne cesse de progresser dans les pays les plus pauvres.

par Michel Kazatchkine, Jean-François Mattei, Marc Gentilini, Xavier Emmanuelli, Olivier Bernard, Awa-Marie Coll-Seck, Ogobara Doumbo, Denis Mukwege… | 20.09 | 11h03

 

Point de vue

Oui aux financements innovants pour le développement

Nous devons agir dès maintenant de manière collective pour que la crise économique globale ne dégénère en une crise humanitaire et sociale globale.

par Philippe Douste-Blazy, secrétaire général adjoint des Nations unies, et Laurent Vigier, directeur international d'un groupe financier | 20.09 | 11h30

 

Financer la lutte contre le VIH/sida : plus et mieux !

Sept spécialistes du sida publient une tribune pour réclamer plus de moyens pour lutter contre l'épidémie. "Il y a urgence à remettre au cœur des priorités internationales l'engagement d'accès universel à la prévention, au traitement et à la prise en charge du VIH/sida", estiment-ils.

par Gilles Brücker, Eric Delaporte, Jean-François Delfraissy, Eric Fleutelot, Hakima Himmich, Christine Katlama, Jean-Paul Moatti | 30.03 | 14h41

 

Point de vue

Faisons de la malnutrition l'objectif zéro des OMD

Le rendez-vous de New York doit être l'occasion d'annoncer un "plan d'urgence nutrition"

par Benoit Miribel, président d'Action contre la Faim | 20.09 | 12h27

 

Point de vue

Le paludisme peut être vaincu

A l'occasion de la journée internationale de lutte contre le paludisme, le 25 avril.

par Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme | 26.04 | 14h54

 

Point de vue

Objectifs du millénaire : nous n'avons le droit ni de faiblir ni de renoncer

"Depuis 1990, le taux de mortalité des moins de 5 ans a baissé de 28 % dans les pays en développement".

par Luc Guyau, cofondateur de TerrEthique et Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie | 21.09 | 13h27

 

Point de vue

C'est la croissance qui éradiquera la pauvreté

Aider les plus vulnérables.

par Robert B. Zoellick, président de la Banque mondiale | 16.09 | 12h33

 

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La mère et l'enfant, nouvelle priorité des Nations unies

 

| 23.09.10 | 16h15  •  Mis à jour le 23.09.10 | 16h40

Si la communauté internationale tient cette fois-ci ses promesses, des millions de femmes des pays en développement qui mettent au monde leurs enfants dans les pires conditions - enfants qui meurent souvent avant leurs 5 ans - peuvent avoir l'espoir de recevoir les soins et l'attention qui chez nous sont devenus "une routine". Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a annoncé, mercredi 22 septembre, lors de la clôture du Sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), le lancement d'une "Stratégie globale pour la santé maternelle et infantile" sur laquelle près de 40 milliards de dollars (29,9 milliards d'euros) devraient être mobilisés au cours des cinq prochaines années. Les Etats-Unis, l'Australie, le Royaume-Uni et la Fondation Bill et Melinda Gates, les principaux donateurs, se sont fixés de faire accéder 100 millions de femmes à des " méthodes modernes de planning familial" d'ici à 2015. Une multitude d'autres acteurs - institutions de coopération, entreprises, ONG - sont aussi impliqués dans ce partenariat sans précédent, qualifié "d'exhaustif" par M. Ban Ki-Moon.

Vingt-six pays en développement dont dix-huit africains ont pris l'engagement d'augmenter leurs dépenses de santé, notamment pour former du personnel médical et étendre l'accès gratuit au soin. Dans certains pays d'Afrique subsaharienne, une femme sur huit meurt en couche et le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans reste en moyenne 25 fois supérieur au niveau européen

Cette initiative doit permettre de réaliser enfin des progrès sur les deux OMD qui avaient été les plus négligés jusqu'à présent : la réduction de la mortalité infantile et la baisse de la mortalité maternelle. L'ONU espère que ce nouveau programme permettra de sauver plus de 15 millions d'enfants de moins de 5 ans entre 2011 et 2015, d'éviter 33 millions de grossesses non désirées et d'empêcher que 740 000 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l'accouchement.

Cette stratégie est aussi la seule preuve d'envergure de la mobilisation affichée par tous les pays à l'occasion du dixième anniversaire des OMD. L'engagement de réduire de moitié l'extrême pauvreté dans le monde d'ici à 2015 a été réaffirmé dans un document final qui fixe, le chemin qui reste à parcourir.

"Impératif stratégique"

Si les pays donateurs ont été rappelés avec insistance à leurs engagements, notamment par le premier ministre chinois Wen Jiabao qui a demandé aux pays industrialisés de porter le plus vite possible le montant de leur aide à 0,7 % de leur richesse nationale, les pays en développement ont aussi été placés face à leurs responsabilités. En particulier par le président américain : "Il n'y a que vous qui pouvez conduire vos pays vers un avenir plus juste et plus prospère", a-t-il insisté.

Barack Obama a choisi le Sommet sur les OMD pour exposer sa nouvelle politique d'aide au développement. Celle-ci, qui a fait l'objet d'une directive présidentielle publiée en même temps par la Maison Blanche, est le produit d'une année d'efforts conduite par les seize agences qui interviennent dans ce domaine. "C'est la première politique de développement jamais publiée par un président des Etats-Unis", a souligné Mike Froman, le conseiller présidentiel pour l'économie internationale. Elle reflète la stratégie de sécurité nationale établie en mai, selon laquelle le développement est un "impératif stratégique, économique et moral" pour les Etats-Unis. Maître mot : la sélectivité pour maximiser l'impact de l'aide. Les Etats-Unis entendent concentrer leurs actions sur les pays ou les sous-régions qui ont mis en place la gouvernance nécessaire, et où les conditions de succès sont suffisantes. "Pour parler simplement, les Etats-Unis vont changer de méthode", a dit M. Obama dans son discours, regrettant que la politique américaine ait été trop longtemps définie par le montant des sommes engagées et les quantités de nourriture et de médicaments. "Mais l'aide à elle seule ne signifie pas le développement, a-t-il dit. Il faut plus que la seule aide pour libérer le changement."

Le volume de l'aide américaine ne devrait pas être affecté mais la répartition pourrait évoluer. M. Obama a toutefois précisé que son gouvernement tiendrait les engagements pris. "Nous n'abandonnerons pas ceux qui dépendent de nous pour leur survie", a-t-il dit.

Les Nations unies se sont donné rendez-vous en 2013 pour faire un nouveau bilan sur les OMD avant l'échéance de 2015.

Laurence Caramel et Corine Lesnes

Article paru dans l'édition du 24.09.10

 


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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 16:28

Le mercredi 22 octobre, le Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) a présenté l'édition 2008-2009 de son rapport sur "L'Etat des villes du monde".


Une forte croissance urbaine
Près de 700 villes nouvelles, avec plus de 250 millions d'habitants, se sont créées depuis les années 1990. Des mégapoles de plus de 20 millions d'habitants se forment : après Tokyo et Mexico, bientôt Bombay, Dacca, Sao Paulo, Karachi...


Le Sud s'urbanise
La population urbaine des pays en développement devrait doubler d'ici à 2050. La Terre comptera alors une population urbaine de 5,3 milliards d'habitants, dont près des deux tiers vivront en Asie et un quart en Afrique.
La croissance urbaine des pays du Sud ne s'explique plus par l'exode rural mais par l'accroissement naturel.

Des inégalités sociales... inégalement réparties
L'ONU a appliqué aux villes le coefficient de Gini utilisé pour mesurer les écarts de revenus. Un indicateur compris entre 0 (l'égalité parfaite) et 1 (l'inégalité maximale). De nombreuses villes d'Amérique du Sud et d'Afrique subsaharienne dépassent 0,6, voire 0,7 (Bogota, Sao Paulo, Johannesburg, Le Cap). La moitié de la population urbaine d'Afrique vit sous le seuil de pauvreté, et 60 % habitent un bidonville, contre 33 % en moyenne (un milliard d'humains) dans les pays en développement.
Les villes les plus égalitaires sont celles d'Europe de l'Ouest.

Le risque climatique se précise
Il y a 3 351 villes et 380 millions d'habitants dans la zone côtière de faible altitude (mois de 10 m). Cerains sont très vulnérables à un éventuel relèvement du niveau des mers (Dacca, Alexandrie, Lagos)




Le Rapport 2006/2007 sur l'état des villes dans le monde, TENDANCES URBAINES ET BIDONVILLES AU XXIe SIÈCLE, sur le site du

Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat).

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