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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 09:38

Le 15 juin 1969, Georges Pompidou est élu Président de la République. Que reste-t-il de son mandat et de ces années ? Un dossier sur le site de France Culture

 

 

Les années Pompidou

Elu le 15 juin 1969, Georges Pompidou a été le second président de la Vème République. Celui qui pratiquement inconnu des Français succéda pourtant à une légende du siècle : le Général de Gaulle mais après quatre ans et neuf mois d’exercice, le président Pompidou disparaît le 2 avril 1974, terrassé par la maladie. Quelle était la France de ces années-là ? Quelle empreinte, quel bilan laisse ce septennat inachevé ? Que reste-t-il des années Pompidou ?

 

Pompidou et l'élection de juin 1969

Georges Pompidou laisse le souvenir d'un homme effacé, peu disert, érudit mais discret. Un homme dans l'ombre du général De Gaulle. L'ère pompidolienne s'inscrit dans la continuité des Trente Glorieuses mais le déclin s'amorce. A l'occasion des traditionnels vœux à la télévision, Pompidou tentera de nous mettre en garde contre des temps difficiles. Lorsqu'il disparaît brutalement, il laisse une France orpheline mal préparée face à une crise économique majeure.

 

Pompidou, la continuité en général

 

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 14:58
Annoncé depuis plusieurs mois, le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN est devenu officiel lors du sommet de Strasbourg des 3 et 4 avril 2009.
Cette décision marque un tournant dans l'histoire de la diplomatie française.



1966 : la France quitte le commandement intégré de l'OTAN

Légende Le 21 février 1966, le général de Gaulle donne, au Palais de l'Élysée, une conférence de presse au cours de laquelle il annonce le retrait de la France de la structure militaire intégrée de l'Organisation du traité de l'Alliance Nord (OTAN).




Le texte de la conférence de presse ici.



Dès septembre 1958, le président français Charles de Gaulle  avait adressé un mémorandum à ses homologues américain Dwight D. Eisenhower et britannique Harold Macmillan afin d'exposer les axes de la politique française:
- un élargissement à l'échelle mondiale du champ d'action de l'Alliance atlantique afin, notamment, de couvrir des zones géographiques dans lesquelles la France conserve des intérêts particuliers.
- la création d'un directoire tripartite de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) associant sur pied d'égalité la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis pour mener les discussions de stratégie atomique.
En cas de refus de la part de ses partenaires, la France, qui souhaitait conserver le contrôle absolu de ses forces armées, se réservait le droit de se retirer de l'OTAN.
Cette politique était liée à la question européenne. De Gaulle cherchait en effet à tirer profit d'un renforcement de sa position au niveau atlantique pour renforcer son influence au sein des Six sur la base d'un axe franco-allemand. Il espèrait également développer la coopération politique et stratégique européenne afin d'inciter les États-Unis à accepter les plans français de réforme de l'Alliance atlantique.
 


Une décision controversée

La décision de Nicolas Sarkozy a suscité un débat intense, y compris au sein de la majorité présidentielle. la décision de 1966 avait débouché sur un consensus, la gauche s'étant ralliée finalement à la position gaullienne.
Les critiques formulées à l'encontre du retour de la France au sein du commandement intégré sont de trois types:

1. La question de la défense européenne
L'Europe de la défense
- Dominique Vidal, "Ce que voulait de Gaulle en 1966", Le Monde Diplomatique, avril 2008.
En quittant le commandement militaire intégré de l'OTAN, le général de Gaulle cherchait moins à réformer l'Alliance qu'à redéployer la politique étrangère de la France en toute indépendance.

En marche depuis 1998, l'Europe de la défense se concrétise à partir de 2003 avec notamment la mise en place d'une force de réaction rapide et la conduite d'opérations militaires européennes. Le développement de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD) doit cependant surmonter de nombreux obstacles : différences d'appréciation entre Etats sur des questions internationales, sur les relations avec l'OTAN, contraintes budgétaires...

2. La question de l'élargissement de l'OTAN et de la Russie

L'OTAN après la Guerre froide

L'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) a été créée au début de la guerre froide par le traité de Washington, comme l'instrument politique et militaire de l'alliance transatlantique, conçue et équipée pour empêcher l'invasion des pays d'Europe occidentale par l'Union soviétique et ses alliés. L'OTAN, loin de disparaître à la fin de la Guerre froide et après l'effondrement de l'Union soviétique, s'est élargie à de nouveaux membres et à de nouvelles missions.

3. La question de l'indépendance diplomatique

- Paul-Marie de La Gorce, "Retour honteux de la France dans l'OTAN", Le Monde Diplomatique, janvier 1996.

Annoncée en pleine grève, le 5 décembre dernier, la réintégration de la France au sein du conseil des ministres et du comité militaire de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord est passée quasiment inaperçue. Or cette décision tourne la page ouverte en 1966 par le général de Gaulle avec le retrait de l'organisation militaire intégrée de l'Alliance. Aboutissement d'un rapprochement progressif engagé dès les années 70, cet acte politique majeur s'appuie sur des arguments fallacieux.


 

 

Deux points opposés sur la réintégration dans l'OTAN
Les réserves de l'ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine.

Les arguments de M. Jaap de Hoop Scheffer, secrétaire général de l’OTAN.

 

 

 

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 12:42

 

Il y a 50 ans, le retour du général de Gaulle(mai-juin 1958)
1er juin 1958, Charles de Gaulle est investi président du Conseil par l'Assemblée nationale. Douze ans plus tôt, il avait quitté le pouvoir estimant sa tâche terminée. L'insurrection à Alger, le 13 mai 1958, interrompt sa « traversée du désert ». Dernier président du Conseil de la IVe République, il reçoit les pleins pouvoirs afin de présenter au pays une nouvelle Constitution.






link
Le texte du discours du 4 septembre 1958, place de la République

CuriosphèreTV:
Dossier sur 1958 et la Constitution.

Un
dossier complet du CRDP de Reims sur l'année 1958.

Les révisions de la Constitution sous la Ve République

La Constitution de la Ve République a connu 24 révisions, dont la principale a introduit en 1962 l'élection du Président de la République au suffrage universel direct. Une nouvelle réforme constitutionnelle est votée en 2008.

Les élections présidentielles sous la Ve République, temps forts de la vie politique française

L'élection au suffrage universel direct du Président, institution-pivot de la Ve République, rythme la vie politique française. Le choix du chef de l'Etat est l'occasion de débattre des principaux enjeux nationaux.



Site "Vie publique" de la Documentation française
Découverte des institutions et de la vie publique: composée de fiches thématiques, cette rubrique présente sous une forme claire et accessible l'organisation des pouvoirs publics, les missions et les compétences des différentes institutions et, plus largement, toutes les informations utiles pour comprendre le fonctionnement de la vie démocratique.

 

La constitution de la Vème République

Qu'est-ce qu'une constitution ?

Qu'est-ce qu'une Constitution ?

 Pourquoi a-t-on besoin d'une Constitution ?

Quels sont les différents pouvoirs définis par une Constitution ?

Comment s'élabore une Constitution ?

Peut-on modifier une Constitution ?

Quelle est la place de la Constitution dans la hiérarchie des normes juridiques ?

Pourquoi et comment protéger la Constitution ?

 

 
Le Président de la République

Comment devient-on Président ?

 Qui peut devenir président de la République ?

Comment se déroule la campagne électorale ?

Comment est financée la campagne électorale ?

Comment est élu le Président et pour combien de temps ?

Que se passe-t-il en cas de décès ou de démission du président ?

Quelle est la place du Président de la République dans les institutions ?

Quel est le rôle du président de la République dans les institutions ?

Le président a-t-il tous les pouvoirs ?

Pourquoi parle-t-on d'"irresponsabilité politique" du président de la République ?

Qu'en est-il de la responsabilité pénale, civile et administrative du président ?

En quoi consiste la procédure de destitution ?

Quelles sont les relations du Président avec les autres institutions ?

Quelles sont les relations du président avec le gouvernement ?

Quels sont les rapports entre le Président et le Parlement ?

Pour quelles raisons le président peut-il organiser un référendum ?

Quel est le rôle du président de la République dans le domaine de la justice ?

Quelles sont les relations entre le président et le Conseil constitutionnel ?

 

 

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 12:25

L'objectif des dossiers rassemblés dans cette rubrique est d'offrir une visibilité neutre et objective sur l'évolution des politiques publiques. Des articles introduisent les documents de référence sélectionnés (lois, rapports, études, discours officiels...), mis en perspective par des chronologies. Chaque dossier couvre une période déterminée. Un accès thématique permet de se repérer rapidement sur les politiques publiques abordées.


Administration, institutions

La décentralisation (1982-2004) Des lois Defferre à la réforme constitutionnelle

Aménagement, urbanisme, ville

La politique de la route et de sécurité routière jusqu'en 2005 Vers la fin du "tout routier" ?

Le logement social (2000-2005) De la loi Solidarité et renouvellement urbain au Plan de cohésion sociale

La politique de la ville (1970-2005) 35 ans d'expérimentations

La politique portuaire (1992 - 2008) La réforme portuaire : objectifs et enjeux

Culture, information, nouvelles technologies

La politique du patrimoine jusqu'en 2003 D'une politique d'Etat à une gestion partagée

La politique de l'audiovisuel (1980-2004) Du monopole d'Etat à la régulation

Economie, finances

La politique de l'énergie (2003-2005) Un débat national en 2003 et l'adoption d'une loi de programme en 2005

La politique industrielle (1945-2006) De "l'Etat entrepreneur" à "l'Etat facilitateur"

La régulation des services publics (2001 - 2007) Nouveaux enjeux et acteurs de la régulation des services publics de 2001 à 2007

La gestion de la dette : objectifs et moyens (1985-2007) La stabilisation progressive des dépenses de l'État à l'épreuve

Emploi, travail, formation professionnelle

La régulation des relations de travail (1950-2006) Quel rôle pour les pouvoirs publics ?

Enseignement, recherche

Apprentissage et enseignement professionnel jusqu'en 2004 La relance des formations en alternance

L'enseignement du premier degré (1989-2005) De la loi d'orientation de 1989 à la loi Fillon

La condition étudiante (1960 - 2008) Une nouvelle composante de la politique de l'enseignement supérieur

Environnement

La politique de l'eau (1964-2004) 40 ans d'une gestion décentralisée

La prévention des risques technologiques et industriels majeurs (1976-2001) De Seveso à AZF (Toulouse)

Immigration

La politique d'immigration (1974 - 2005) 30 ans de maîtrise des flux migratoires

Chronique de la politique d'immigration en 2006 Rupture, transition ou continuité ?

Chronique de la politique d'immigration en 2007 La politique de maîtrise des flux confirmée

Justice, droits fondamentaux

La justice de proximité (1945-2002) Accès au droit, accès à la justice

La politique pénitentiaire (1945-2005) Exécution des sentences pénales et principe de réinsertion

La justice pénale (1990-2005) Quinze ans de réformes pénales

Jeunes et justice (1945-2005) Permanences et évolutions de l'ordonnance de 1945 sur l'enfance délinquante

Juges et justice de proximité (1980-2006)

Chronique de la politique judiciaire en 2007 La lutte contre la récidive

La présomption d'innocence La loi du 15 juin 2000 sur le renforcement de la présomption d'innocence

Relations extérieures, défense

La politique de défense (1994-2003)

La politique de coopération pour le développement (1958 - 2007) Une politique en évolution depuis la réforme de 1998

Santé, protection sociale

La sécurité alimentaire (1990-2003)

La politique hospitalière (1970-2005) 

La sécurité sanitaire (1990-2008) Construction d'un dispositif de veille et de gestion des risques sanitaires

Sécurité

La sécurité intérieure (1995-2005) Évolution des concepts et des pratiques

Société

La politique du handicap (1975-2005) Les personnes handicapées dans la cité : vers un droit à compensation

La politique de la famille (1990-2007) De nouvelles priorités pour un Etat arbitre ?

La politique du sport (1984-2008) Evolution des modes d'intervention de l'Etat dans une économie sportive mondialisée

L'hébergement d'urgence (1980-2008) Une politique publique pour l'accueil des personnes sans domicile


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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 21:49

Une population renouvelée

1) Du baby-boom au baby-crack
Après la Seconde Guerre mondial, le phénomène démographique majeure est le « baby-boom ». La reprise de la natalité commence dès 1943 et se prolonge jusqu’en 1965. La natalité montre une diminution après 1973, puis une chute par paliers. Conjuguée à la baisse de la mortalité, cette natalité conduit à une croissance importante de la population (solde naturel). Les démographes ont beaucoup de difficulté à expliquer ce type de phénomène car la décision d’un coup d’avoir ou non un ou plusieurs enfants relève de l’intime.

Des années 1980 aux années 1990, la fécondité.
Depuis la fin des années 1990, on observe une reprise de la natalité qui s’accompagne d’une reprise de la nuptialité. Le nombre d'enfant par femme est passé à 1,8 puis 1,6 en 1995 et est remonté à 1,9. En 2006, la France devient le premier pays d’Europe en matière de fécondité, devançant l’Irlande pour la première fois.  La France, avec 830 000 naissances en 2006 (contre 530 000 décès) est le pays d'Europe où il naît le plus d'enfants et l'un des rares pays où l'augmentation de la population n'est pas assurée par l'immigration. La population française  comprend en 2006 plus de 64 millions de Français.

En fait, une partie de ces naissances  s’explique surtout par le fait que les mères appartiennent aux générations nombreuses du baby-boom.
La France présente une double exception pour la France en Europe, associant à la fois le maintien d’une forte fécondité et une importante activité professionnelle des femmes.
La France se caractérise en effet par des taux de fécondité élevés et une forte implication des femmes dans la vie active avec un taux d’activité de 80 % pour les femmes de 25 à 49 ans. De plus, cette conciliation entre maternité et activité s’opère sans un recours massif au travail à temps partiel comme au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas (où 75 % des femmes actives sont à temps partiel). Il est vrai que les taux d’activité diminuent en France avec le nombre d’enfants (60 % avec deux enfants et 37 % avec plus de trois enfants).
Plusieurs facteurs, liés à une politique familiale, expliquent cette spécificité :  le développement important des crèches (320 000 places en 2005) ; l’accueil de tous les enfants en classes maternelles à 3 ans, voire dès 2 ans ; les prestations familiales versées aux parents ; les avantages fiscaux liés à la présence d’enfants (quotient familial) ; le soutien des métiers de la petite enfance (assistantes maternelles) ; le développement des congés parentaux.

2) Une population urbaine
L’explosion urbaine des années 1950-1970

Les urbains sont majoritaires depuis le recensement de 1931. Cependant les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale, et surtout les années 1952-1960, sont marquées par une forte croissance urbaine.  Aujourd’hui les urbains constituent  plus de 75% de la population.

Cette croissance a été alimentée par un puissant exode rural et par la croissance naturelle.
Cette croissance a conduit à un réseau urbain très déséquilibré : l’agglomération parisienne (10 millions d’habitants) distance les 3 autres agglomérations (Lyon, Marseille, Lille). Le réseau urbain est surtout constitué de
villes moyennes et petites.
Mais le développement urbain n’est pas toujours très bien maîtrisé comme le montre l'histoire des grands ensembles :
Construction de grands ensembles dans les années 60 = le logement pour tous et la fin des bidonvilles périurbains. Concentration de la population immigrée dans ces grands ensembles dans les années 70 et 80. 
Ils deviennent des concentrations de populations touchées par la crise dans les années 80 et 90 : c’est la crise des banlieues avec insécurité, drogue, prostitution, dégradations.

De profondes transformations urbaines

La croissance urbaine présente des formes caractéristiques.

La métropolisation s’impose avec l’accroissement du poids des grandes villes dans la répartition des activités économiques et des fonctions de commandement. Le développement des agglomérations au début des années 1960 se fait à la périphérie des villes.  Dans les années 1970, la préférence pour la maison individuelle contribue à l’extension de cet espace périurbain. Les classes moyennes quittent les « cités » où viennent s’installer des populations souvent originaires de l’immigration, paupérisées par la crise économique depuis les années 1980. Plus récemment, le développement de la « rurbanisation » (désigne l’installation d’une population urbaine dans des zones rurales) montre que la frontière entre ville et campagne s’efface.
une mobilité accrue

Depuis le début des années 1960, Les Français dont de plus en plus mobiles : mobilité quotidienne ou pendulaire avec les migrations de travail (métro, boulot, dodo) ; mobilité définitive avec les retraités vers le sud ; mobilité pour la recherche d'un emploi.

La généralisation de l’automobile (plus de quatre Français sur cinq propriétaires d’une automobile) explique l’étalement de la ville.

Cette révolution des moyens de transport a eu pour conséquence de dissocier lieu de travail, lieu d’habitation et lieu de loisirs, imposant quotidiennement à des millions de salariés des trajets domicile-travail parfois éprouvants. On assiste au développement de zones d’activités tertiaires à côté des anciennes zones industrielles : immenses centres commerciaux, espaces dédiés aux loisirs (Eurodisney) qui viennent se fixer à proximité des grands axes de transports ou des interconnexions de réseaux (Roissypole, marché de Rungis).

L’essor récent des moyens de transports très rapide (TGV) permet également à la ville-centre d’étendre sa zone d’attraction.

3) La diversification de la population: l’immigration

Une proportion stable d’étrangers dans la population

La France est un pays d’immigration depuis le Second Empire. Elle a connu plusieurs grandes vagues d’immigration : 1921-1926 ; 1962-1968. Le nombre d'étrangers présents sur le territoire passe de 1 765 000 en 1954 à 3 281 060 en 1968 puis 4 306 094 en 1999 et 4,9 millions en 2006. Leur pourcentage dans la population totale s'établit selon les périodes autour de 7 à 8 %. Entre 1950 et 1970, ils auraient construit l'équivalent d'un logement sur deux et 90 % des autoroutes.

Une composition changeante
En 1968, les Européens - surtout les Italiens, Espagnols, et Portugais - représentent 76,4 % des étrangers présents en France, mais ils ne sont plus que 44,9 % en 1999, tandis que le pourcentage des Maghrébins est passé de 18,5 à 30,1 %. La progression des immigrés d'Afrique subsaharienne est plus récente : ils étaient 393 000 (9,1 %) en 1999 ; 570 000 personnes en 2006. Celle des Asiatiques (Turquie incluse) est multipliée par cinq dans la même période (12,8 % en 1999).

Le coup d'arrêt donné en juillet 1974 par le décret suspendant l'immigration n'a pas concerné le regroupement familial. Un équilibre s'établit dans les années 2000 entre 2,5 millions d'hommes et autant de femmes. D'une immigration faite surtout de jeunes célibataires, aux conditions de vie très dures, on est passé à une immigration familiale, dont l'intégration en matière d'éducation, de santé, de logement, d'emploi ne va pas sans difficultés. Au début des années 1980, le cadre juridique de l'intégration est renforcé. L'instauration d'un titre unique séjour-travail a un effet stabilisateur.

Des structures transformées

1) La fin de l’Etat jacobin
depuis les années 1980, les structures politiques et administratives ont connu deux évolutions majeures.
La décentralisation
Les lois des 7 janvier et 22 juillet 1983 ont organisé de vastes transferts de compétences en faveur des collectivités territoriales (régions, départements et communes) : urbanisme, aide sociale, développement économique. Sur le plan institutionnel, la loi du 2 mars 2002 a donné aux communes, aux départements et aux régions une liberté d’action beaucoup plus grande en supprimant les tutelles administrative et financière jusque-là exercées par les préfets et en transférant le pouvoir de décision à leurs exécutifs respectifs: maires, présidents des conseils généraux et régionaux. La réforme de 2003 a renforcé ces intercommunalités.
Le libéralisme triomphant
En 1973, le choc pétrolier et le dérèglement du système monétaire international accélèrent les difficultés économiques de la France. La croissance française ralentit : 2,5 % par an de 1974 à 1990. Les secteurs traditionnels (textile, sidérurgie) sont en crise et licencient. D’autres secteurs comme l’automobile doivent se moderniser voire délocaliser. Le chômage augmente : 3 millions en 1992 contre 510 000 en 1970. En 2007, 2 millions de personnes sont touchées par le chômage surtout les femmes, les jeunes non diplômés, les immigrés et les travailleurs peu qualifiés.
Depuis 1983, les différents gouvernements mènent des politiques d’inspiration libérale :  les dépenses budgétaires sont limitées ; l’Etat se désengage par des privatisations massives. Il s’agit de facilité le développement des marchés et le libre jeu de la concurrence.
2) La mutation des activités économiques
La structure de la population active a évolué depuis 1945

- Le secteur primaire a perdu une grande partie de ses effectifs : 36,4 % en 1946 contre 3,5 % aujourd’hui à cause de la concentration des exploitations agricoles, la mécanisation et l’exode rural.

- Le secteur secondaire connaît d’importantes mutations : modernisation pendant les Trente Glorieuses, perte d’effectifs avec la crise économique… 30 % de la population active en 1946 contre 20 % aujourd’hui.

- Le secteur tertiaire a connu un essor important passant de 34 % en 1946 à 70 % aujourd’hui à cause de l’urbanisation, des nouveaux modes de vie et des mutations des entreprises. Cette tertiarisation de l’économie s’est accompagnée d’une urbanisation massive : 53 % en 1953 contre 80 % aujourd’hui.

On assiste donc à une tertiarisation de la société et de l'économie. On observe aussi une féminisation de la population active : le taux d'activité des femmes est de 63,4 % . Le taux de féminisation est de 45,7 % (part des femmes dans la population active).

 Une société du « bien-être » en crise

1) Les clefs de la consommation
Les « Trente Glorieuses » sont marquées par de forts taux de croissance : 5,5 % par an dans les années 1970 et un pouvoir d’achat multiplié par 3. La croissance s’explique par le « baby boom » qui augmente la demande, par la hausse des revenus, par le faible coût de l’énergie et par la baisse des prix. C’est une période de plein-emploi et la naissance de la consommation de masse. La France se modernise : mécanisation et internationalisation des entreprises françaises. De 1947 à 1973, pendant la période dite des « trente glorieuses », le baby-boom, la publicité, le développement du crédit permettent le développement de la consommation de masse et d’une société de consommation.

2)
La famille transformée
Les évolutions du droit de la famille

La législation a accompagne les transformations des relations dans le couple : la loi de 1970 instaure l’autorité parentale partagée ; le divorce par requête conjointe est adopté en 1975, puis par consentement mutuel en 2004. Après avoir dépassé la barre des 100 000 en 1984, le nombre des divorces se stabilise aujourd’hui autour de 120 000. Le nombre des mariages ne cesse de diminuer : 415 000 en moyenne annuelle dans les années 1960 ;  moins de 300 000 aujourd’hui. On constate une augmentation régulière des couples pacsés (57 000 pacs signés en 2006) avec actuellement une prédominance des couples hétérosexuels.
De nouveaux modèles éducatifs

Depuis le début des années 1970, l'« enfant roi » occupe le centre de la constellation familiale. L'adolescence se prolonge et le départ du domicile familial intervient plus tardivement.

Les différentes formes de la vie familiale sont aujourd'hui acceptées au nom du droit de chacun à choisir librement les voies de son épanouissement. Des liens se renforcent comme les liens de filiation - rôle accru des grands-parents, relations père mère/fils fille - qui témoignent de la vigueur de l'institution familiale.
L’émancipation de la femme

3) Des progrès sociaux menacés : la fin du modèle français ?

 

La société salariale est déstabilisée par le développement des formes atypiques d’emplois (CDD, intérim, emplois aidés …)


De profondes transformations culturelles
1) Les facteurs de l'essor culturel
Les transformations des pratiques culturelles s’expliquent par toute une série de facteurs de nature différente : l’élévation du niveau de vie qui touche toutes les catégories socioprofessionnelles : le développement  des moyens d'informations perso (radio, puis TV, puis Hifi, puis informatique et internet) ; la généralisation de la scolarisation  et de la prolongation des étude ; l’essor du temps libre et orientation de ce temps libre vers la culture ; le développement des industries culturelles.
L’explosion scolaire

En cinquante ans, l’école a connu une véritable révolution, le nombre de ses élèves passant de 10 millions en 1960 à 15 millions aujourd’hui. C’est surtout l’enseignement secondaire, avec les collèges et les lycées, qui a connu une très forte croissance de ses effectifs: les élèves de l’enseignement secondaire sont passés de 2,3 millions en 1960 à 5,5 millions aujourd’hui.

L’enseignement supérieur a vécu la même explosion de ses effectifs, la hausse étant ici la plus brutale puisque le nombre d’étudiants, voisin de 300 000 en 1960, a été multiplié par sept pour atteindre 2,2 millions aujourd’hui.
Une élévation du niveau de qualification
Cette démocratisation de l’accès à l’école s’est aussi accompagnée d’une élévation du niveau de diplôme et de qualification. L’accès à l’année de terminale concerne près de 70 % d’une génération. Seul 10 % d’une génération accédait à la classe de terminale à la fin des années 1950 (30 % au début des années 1970). De plus en plus de jeunes deviennent bacheliers, avec 64 % d’une génération en 2006 (10 % pour le « bac pro » et 18 % pour le « bac techno ») alors que seul 6 % d’une génération était titulaire du baccalauréat en 1950. Pour l’enseignement supérieur, 40 % d’une génération sort aujourd’hui du système universitaire avec au moins un diplôme de niveau « bac +2 » alors que ce pourcentage n’atteignait pas 15 % au début des années 1980.
Depuis les années 1970 en revanche, la structure des emplois et des qualifications évolue moins vite que le nombre de nouveaux diplômés, entraînant ainsi la fin de l'ascenseur social. Pour la première fois dans l'histoire contemporaine, bien des jeunes auront une moins bonne situation que leurs parents.

2) Le déclin des pratiques religieuses

3) Des pratiques consuméristes
La TV domine : le Français moyen passe 16 h par semaine devant. Cherche à toucher tous les âges et tous les milieux sociaux. L’hégémonie de la TV accompagne le recul du cinéma, de la presse écrite, de la fréquentation des stades. Cependant, on note un développement de la fréquentation des musées et monuments historiques et des pratiques sportives. Plus de la moitié des ménages ont un accès à internet.

Au début du XXième siècle, certaines spécificités se maintiennent : l’exception culturelle française, avec le cinéma d’auteurs ; de plus en plus de manifestations culturelles : multiplication des festivals, fête de la musique.

Mais la France entre aussi dans la world culture  (uniformisation apportée par la TV).
Société des années 2000 n'a rien à voir avec celle des années 50 : bcp plus mobile, individualiste, différenciée, écartelée, proche des autres cultures du monde. La plupart des modifications qui touchent la France sont des modifications que l’on retrouve dans les grands pays industriels.
Mais, il est difficile de lui trouver une unité sociale : la France des années 90 est une France éclatée ethniquement, socialement, ou dans ses différentes générations, ce qui se traduit sur le plan politique par la multiplication des partis, et les fluctuations de l’électorat. Sur le plan social, cela se caractérise par des accrochages et des incompréhensions. la France des années 2000 semble plus unie autour de problèmes forts : crise irakienne et au travers le problème de la place de l'islam dans le monde qui a des répercussions en France, le problème des retraites...

La croissance ralentie et l'inflation progressa. Celle-ci atteignit 15 % en 1974 et 13,6% en 1980. Le chômage aussi augmenta : En 1974, on compte 450 000 chômeurs, en 1975, ils sont déjà 900 000, en 1981, le chiffre atteint les 1 600 000.
Malgré différentes politiques économiques et sociales, le chômage, la précarité et l’exclusion se maintiennent. La création du RMI (Revenu Minimum d’Insertion)  en 1988 apporte un revenu d’assitance aux plus démunis. En 2007, environ 5 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France, 7 millions de travailleurs pauvres et 1 million de SDF. Le modèle français semble ébranlé : de nombreuses lois remettent en cause l’Etat Providence. En 2003, la loi Fillon allonge la durée de cotisation pour les retraites, de nombreux médicaments ne sont plus remboursés… Le modèle d’intégration français est contesté lors des émeutes de banlieues en novembre-décembre 2005.
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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 22:38

1. Comment est présenté le contexte dans lequel naît la Ve République ? (documents 1 et 2)
Les institutions de la Ve République ont été créées dans un contexte de crise politique générée par le problème algérien. Les divisions de la classe politique sur la question algérienne et l'absence de majorité à l'Assemblée nationale aboutissent au blocage des institutions. Cinq gouvernements se succèdent entre le 31 janvier 1956 et le 1er juin 1958.
C'est dans ce cadre qu'intervient le coup de force conduit par des généraux d'Algérie qui instituent le
13 mai 1958 à Alger un Comité de salut public hostile aux autorités légales. Le Gouvernement de Pierre Pfimlin, investi le même jour, ne parvient pas à affirmer son autorité face à la sédition et démissionne le 28 mai. Le document 1 fait référence aux évènements d'Algérie : L'Humanité,  journal du parti communiste, dénonce ce qui ressemble à un coup d'État. Le retour du général De Gaulle au pouvoir se fait donc à la faveur de ce coup de force des partisans de l'Algérie française. Cependant, les députés accordent l'investiture au Général de Gaulle le 1er juin par 329 voix contre 224. Il obtient immédiatement le vote de la loi du 3 juin 1958 qui habilite le nouveau Gouvernement à mettre en place, sous certaines conditions, de nouvelles institutions. La nouvelle Constitution est adoptée par référendum le 28 septembre 1958 et elle est promulguée le 4 octobre 1958. Dans le document 2, de Gaulle répond à cette critique. Le référendum du 28 septembre légitime son retour au pouvoir.

2. Quels sont les pouvoirs du Président de la République ? (documents 2 et 3)
Le personnage central de la Ve République est le Président. Son autorité vient de son mode de désignation : il est élu pour 5 ans au suffrage universel direct. Il dispose de larges pouvoirs. Certains sont traditionnels : il est chef de l'état, de l'armée et de 1a diplomatie, il préside le conseil supérieur de défense, nomme le Premier ministre et les ministres, sur proposition du Premier ministre. Il préside le conseil des ministres, peut exercer le droit de grâce et nomme aux emplois civils et militaires promulgue les lois. La Constitution de 1958 lui donne de nouvelles prérogatives. Il peut soumettre un projet de loi à référendum, il peut dissoudre l'assemblée Nationale (droit de dissolution), il peut disposer des pleins pouvoirs au président en cas de circonstances exceptionnelles (article l6). [En fait cet article n'a été utilisé qu'une fois pendant la guerre d'Algérie à la suite du putsch des généraux d'Alger en 1960.]
La constitution de 1958, en accordant de larges pouvoirs au Président, manifeste une volonté de renforcement de l'exécutif eau détriment du parlement. Cependant, ce n'est pas un régime présidentiel. En effet, la constitution conserve des éléments du régime parlementaire car le gouvernement est responsable devant l'Assemblée nationale qui peut le renverser (motion de censure).

3. Qu'est-ce qui garantit la stabilité du fonctionnement des institutions de la Ve République ? (documents 2, 3 et 5)
La stabilité du fonctionnement des institutions de la Ve République est assurée par un mode de scrutin uninominale à un tour. Ce type de scrutin présente l'avantage de donner  de fortes majorités à l'Assemblée nationale ce qui assure la stabilité du gouvernement. L'utilisation de la motion de censure est donc très rare : elle n'a été mise en œuvre qu'une seule fois faisant tomber le gouvernement Pompidou en octobre 1962.

4. Indiquez quelle situation nouvelle évoque François Mitterrand dans la phrase suivante : « Tout autre, nul ne l'ignore, est la situation issue des dernières élections législatives ».
Aux élections législatives de 1986, le PS perd la majorité à l'Assemblée nationale au profit de la droite. Mais le Président François Mitterrand n'en tire pas la conclusion que son propre mandat est remis en cause. Il choisit un Premier ministre issu de la droite, Jacques Chirac. La cohabitation se définit donc la coexistence d'un président de la République et d'une majorité politique qui lui est opposée à l'Assemblée nationale. La cohabitation est ainsi devenue fréquente dans la période récente : première cohabitation de 1986 à 1988 ; seconde cohabitation de 1993 à 1995 et troisième cohabitation de 1997 à 2002.


Document 1 :  La Une du quotidien l'Humanité du 14 mai 1958
Seule l'information fournie par les titres et sous-titres sera prise en compte par le candidats.
































Reproduite dans le 13 mai 1958, collection Les médias et l'événement, La Documentation Française, Paris,1985.
                           


Document 2: Conférence de presse du général de Gaulle du 23 octobre 1958

« Mesdames, Messieurs,
Je me félicite de vous voir. La dernière fois que j'ai eu ce plaisir, c'était au mois de mai dernier. Comme l'atmosphère était alors lourde ! Aujourd'hui, le moins que l'on puisse en dire, c'est qu'elle a complètement changé. La confiance a remplacé l'angoisse. L'unité nationale a remplacé le déchirement. Le référendum du 28 septembre* a proclamé le renouveau de la France. Car c'est bien, en effet, la volonté du peuple français de s'unir pour l'effort et pour la grandeur qui s'est révélée ce jour-là. Tous les « oui » - il y en avait beaucoup - ont été joyeux et, parmi ceux qui ont voté « non », combien l'ont fait à contrecœur...
Nous avons utilisé ce grand mouvement populaire pour rénover les institutions. Les pouvoirs publics nouveaux vont voir le jour, profondément changés par rapport à ceux d'hier. Arbitrage du chef de l'Etat, séparation de l'exécutif et du législatif, continuité du gouvernement, voilà ce qui est prévu, voilà ce que le peuple a voulu. Les élections législatives auront lieu le mois prochain pour appliquer la nouvelle Constitution [...]
Après un certain nombre de mois de suspension, l'institution parlementaire va reparaître, mais non plus omnipotente. La leçon des faits, le cours des événements, le jugement du public et aussi le civisme de l'ensemble du corps politique français, ont conduit les constituants de 1958 [...] à fixer aux futures assemblées des limites nettes et des freins puissants. La Nation a ratifié son œuvre. »
* Référendum sur la Constitution de la Ve République


Document 3 : Extraits de la Constitution de la Ve République (version révisée en octobre 2000)
Titre II - Le Président de la République.
Article 5. - Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités.
Article 6. - Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct.
Article 8. - Le Président de la République nomme le Premier Ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.
Sur la proposition du Premier Ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions.
Article 9. - Le Président de la République préside le Conseil des Ministres.
Article 10. - Le Président de la République promulgue les lois dans les quinze jours qui suivent la transmission au Gouvernement de la loi définitivement adoptée.
Article 15. - Le Président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et les comités supérieurs de la Défense Nationale.
Titre V - Des rapports entre le Parlement et le Gouvernement Article 34. - La loi est votée par le Parlement.
Article 49-3 - Le Premier Ministre peut, après délibération du Conseil des Ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l'Assemblée Nationale sur le vote d'un texte. Dans ce cas, ce texte est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l'alinéa précédent.


Document 4: Résultats des élections législatives de juin 1981.

 


10 mai 1981 : François Mitterrand, candidat de la gauche, est élu président de la République. Premier ministre : Pierre Mauroy (parti socialiste)
UDF : Union pour la démocratie française.
RPR : Rassemblement pour la République.


Document 5 :  Conférence de presse de François Mitterrand, président de la République (juin 1986)

«... Mais nos institutions sont à l'épreuve des faits. Depuis 1958 et jusqu'à ce jour, le président de la République a pu remplir sa mission en s'appuyant sur une majorité et un gouvernement qui se réclamaient des mêmes options que lui. Tout autre, nul ne l'ignore, est la situation issue des dernières élections législatives.
Pour la première fois, la majorité parlementaire relève de tendances politiques différentes de celles qui s'étaient rassemblées lors de l'élection présidentielle, ce que la composition du gouvernement exprime, comme il se doit. Devant un tel état de choses, qu'ils ont pourtant voulu, beaucoup de nos concitoyens se posent la question de savoir comment fonctionneront les pouvoirs publics. A cette question je ne connais qu'une réponse, la seule possible, la seule raisonnable, la seule conforme aux intérêts de la nation : la Constitution, rien que la Constitution, toute la Constitution... »

 

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