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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 09:04

gouttes.jpg13 % de la population mondiale, soit 884 millions d’individus, n’a pas accès à l’eau potable. On estimait cette proportion à 23 % il y a près de vingt ans.

13 % de la population mondiale, soit 884 millions d’individus, n’avait pas accès à l’eau potable en 2008 selon un rapport de l’OMS, Progrès en matière d’eau potable et d’assainissement (description en français à cette adresse). Depuis 1990, la proportion de personnes n’ayant pas accès à ce bien de première nécessité a baissé de 10 points, permettant ainsi à près de 1,8 milliards d’individus de bénéficier d’un accès à l’eau potable, dont 1,6 milliards pour les seules régions en développement.

D’importantes disparités existent entre les différentes régions du monde. Tandis qu’on estime que l’ensemble de la population des pays développés a accès à l’eau potable, 84 % seulement en bénéficient dans les pays en développement. Mais alors que le taux est d’environ 90 % en d’Asie, il se situe à 60 % en Afrique subsaharienne. Pas moins de 37 % des individus n’ayant pas accès à l’eau potable vivent dans cette partie du monde.

Les progrès sont spectaculaires dans certains pays d’Asie. Par exemple, la proportion de la population du Vietnam à y avoir accès est passée de 58 à 94 % en près de 20 ans. Des améliorations notables ont également eu lieu en Inde et en Chine, illustrant leur développement fulgurant. En Inde, le taux s’est accru de 72 à 88 % entre 1990 et 2008, soit 419 millions de personnes. En Chine, un nombre équivalent d’individus supplémentaires a dorénavant accès à l’eau potable. A l’inverse, les pays d’Afrique subsaharienne progressent d’une manière plus modeste. Le Sénégal a connu une faible amélioration de sa situation, avec une proportion estimée à 61 % en 1990 contre 69 % en 2008. A une échelle moins importante, il en est de même en Côte d’Ivoire : 80 % de la population avait accès à l’eau potable en 2008 contre 76 % en 1990.

Attention tout de même : il convient de prendre avec précaution ces chiffres qui ne comptabilisent pas les personnes de bénéficiant pas d’un logement.

 

L'accès à l'eau potable dans le monde par région

 

1990
en %

2000
en %

2008
en %

Progression entre 1990 et 2008
en millions

Afrique subsaharienne

49

55

60

237, 8

Afrique du Nord

86

89

92

47

Asie de l'Est

69

81

89

436,9

Asie du Sud

75

81

87

547

Asie du Sud-Est

72

80

86

174

         

Pays en développement

71

79

84

1 677

Pays développés

99

100

100

97

Total

77

83

87

1 774

Lecture : en 2008, 84 % de la population des régions en développement avaient accès à l'eau potable.

Source : Organisation Mondiale de la Santé

 

L'accès à l'eau potable par pays

 

1990
en %

2000
en %

2008
en %

Progression entre 1990 et 2008
en millions

Pays développés

       

Canada

100

100

100

5,6

Japon

100

100

100

4

France

100

100

100

5,2

Pays émergents

       

Brésil

88

93

97

54,6

Chine

67

80

89

425

Inde

72

81

88

419

Mexique

85

90

94

31

Pays en développement

       

Côte d'Ivoire

76

78

80

6,9

Egypte

90

96

99

28,7

Pakistan

86

88

90

59,7

Sénégal

61

65

69

3,8

Vietnam

58

79

94

43

 

Source : Organisation Mondiale de la Santé

Source photo : Sacca

 

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 17:41

Introduction
Le secteur de l'eau en France connaît depuis quelques années des transformations. Le système actuel de gestion de l'eau repose sur une politique très décentralisée, basée sur le principe de la couverture du coût de l'eau par son prix (« l'eau paie l'eau »), dans lequel le prix joue un rôle fondamental.
La gestion de l'eau en France, décentralisée, incombe généralement aux collectivités territoriales. Mais l'État intervient fortement dans la gestion de la ressource, ce qui a notamment permis de maintenir le prix de l'eau en dessous de la moyenne européenne. L'intervention de l'État a également permis de moraliser les pratiques entre entreprises privées et responsables publics en introduisant des procédures de transparence dans les contrats de délégation.
Le secteur français de l'eau est de ce fait en constante évolution. La remunicipalisation de l'eau à Paris en est un exemple. La Ville de Paris a en effet décidé qu'à partir du 1er janvier 2010, la gestion de l'eau dans la capitale sera désormais confiée à un seul opérateur public.

Accéder au dossier.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 17:36

La guerre écologique que se livrent l'Argentine et l'Uruguay depuis 2006 se poursuit devant la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye, aux Pays-Bas, depuis le lundi 14 septembre.

La pollution du Rio de la Plata est au coeur de la bataille juridique engagée par les deux Etats voisins. L'Argentine reproche à l'Uruguay d'avoir avalisé, en 2003 et 2004, sans l'avoir informée ou consultée, la construction de deux usines de cellulose sur les rives du fleuve qui sépare les deux pays, en violation d'un traité signé en 1975.

Malgré le dépôt d'une plainte en mai 2006 devant la Cour internationale de justice - une juridiction des Nations unies chargée de régler les différends entre Etats -, une première usine du papetier finlandais Botnia a ouvert ses portes le 9 novembre 2007 dans la ville portuaire de Fray Bentos. L'Argentine, qui avait demandé à la Cour de prendre des mesures d'urgence et de faire cesser la construction des infrastructures avant de rendre sa décision sur le fond, avait été déboutée.

"Algues toxiques"

Au cours de l'audience du 14 septembre, l'ambassadrice argentine, Susana Ruiz Cerutti, a estimé que cette usine "décharge chaque jour d'énormes quantités de polluants dans l'eau et dans l'air" et "provoque des dommages irréversibles pour l'écosystème du fleuve".

Selon l'Argentine, la pollution provoquée par l'usine, qui a nécessité un investissement d'un milliard de dollars (688 millions euros) et a une capacité annuelle de production d'un million de tonnes de pâte à papier, a entraîné "la floraison d'algues toxiques d'une envergure jamais constatée", s'étendant "jusqu'à 25 kilomètres en amont du fleuve", et est constituée de "substances hautement toxiques et largement interdites". Pour Buenos Aires, la construction de tels sites de production, qui menacent la pêche, le tourisme et la santé des riverains, ne pourrait pas être autorisée en Europe.

L'Uruguay, qui présentera ses propres arguments la semaine prochaine, estime, au contraire, que les installations sont conformes aux normes strictes qui sont utilisées au sein de l'Union européenne. Le pays accuse également l'Argentine d'utiliser "des techniques au chlore" dans ses propres usines à papier. La seconde usine est, elle, toujours en projet. Le papetier espagnol Ence, qui, depuis, a revendu le projet au finlandais Stora Enso et au chilien Arauca, avait décidé de déplacer la construction de ses infrastructures vers le sud, à plusieurs dizaines de kilomètres de la frontière argentine.

Près de 300 000 personnes vivent dans la région, et depuis 2006 les habitants de la rive argentine manifestent contre ces installations présente et à venir, dont la production attendue de deux millions de tonnes de cellulose par an est destinée au marché européen. Devant les magistrats de La Haye, Susana Ruiz Cerutti a affirmé que l'usine dégage "des odeurs insupportables qui renouvellent les inquiétudes et les peurs des habitants de la région, qui craignent pour leur santé".

Fin novembre 2006, l'Uruguay avait à son tour déposé plainte devant les juges de la CIJ, arguant que le blocage par les manifestants argentins des ponts et des routes, points stratégiques pour circuler, avaient des conséquences graves sur l'économie de la région, notamment sur le tourisme. Mais Montevideo avait été débouté. Les deux Etats présenteront leurs arguments devant la Cour jusqu'au 2 octobre, mais la décision n'est pas attendue avant plusieurs mois.

 

Stéphanie Maupas

Article paru dans l'édition du 16.09.09

 

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 09:23

Le 5e Forum mondial de l'eau s'est achevé, dimanche 22 mars, Journée mondiale de l'eau, sur une large déception. La déclaration ministérielle finale, âprement négociée par les 142 délégations présentes à Istanbul, ne tire pas les conséquences de la publication, le 12 mars, du rapport de l'ONU sur les ressources en eau. Il appelait à "agir d'urgence" contre la menace d'une crise mondiale de la ressource, due à l'augmentation des besoins et aux effets du changement climatique. La déclaration apparaît aussi en décalage par rapport aux débats menés depuis l'ouverture du forum, le 9 mars, qui ont attiré 25 000 participants, et ont confirmé le constat de l'ONU.

La déclaration n'est pas un document contraignant : les Etats signataires gardent les mains libres. Mais le texte, élaboré sur la base du consensus, définit une vision commune, et il est censé constituer un document de référence pour les années à venir. "Ce n'est pas un traité international, mais une déclaration politique, commentaient les organisateurs. Elle aurait dû être l'occasion d'affirmer des engagements forts, qui font défaut." L'absence de reconnaissance d'un "droit humain fondamental à l'accès à l'eau potable et à l'assainissement", dont sont privés des milliards de personnes dans le monde, a focalisé les critiques. Jusqu'au dernier moment, l'Espagne, la France, la Suisse, les Pays-Bas, plusieurs pays d'Amérique latine ont tenté de le faire inscrire dans la déclaration, au nom des millions de morts causés chaque année par les maladies liées au manque d'accès à une eau saine.

"Ce droit serait la traduction d'une véritable responsabilisation des Etats, et la possibilité pour les communautés privées d'eau de mettre ce sujet en tête de leurs priorités, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui", affirme Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat française, chargée de l'écologie. "Le droit à l'eau ne changerait pas les choses du jour au lendemain, affirme de son côté Jean Lapègue, de l'organisation non gouvernementale (ONG) Action contre la faim, mais permettrait de faire progresser l'accès à une eau saine et abordable pour tous. Ce n'est pas une contrainte, mais un levier d'action, notamment pour la recherche de financements."

La principale opposition est venue de la délégation américaine. Ses représentants ont mis en avant l'impossibilité, pour les Etats-Unis, de mettre en oeuvre ce principe, la gestion de l'eau relevant des Etats confédérés. Mais c'est surtout la crainte que ce droit n'ouvre la voie à une obligation, pour les pays riches, de financer l'accès à l'eau dans les pays pauvres, qui a provoqué le blocage.

"Nous ne sommes pas sûrs d'avoir affaire à des diplomates représentant la nouvelle administration américaine...", notaient certains observateurs, surpris par la contradiction entre cette position et les engagements du président Barack Obama en matière sociale et environnementale. Le Brésil, traditionnellement réticent à tout engagement concernant la gestion de ses abondantes ressources naturelles, et méfiant sur les implications concrètes de cette reconnaissance, y était également défavorable. Malgré tout, une vingtaine de pays, poussés par les délégations latino-américaines et l'Espagne, ont publié une déclaration séparée reconnaissant le droit à l'eau pour tous.

Le débat a aussi porté sur les eaux transfrontalières, objet de tensions récurrentes entre Etats. Certaines délégations africaines ont contesté la référence au respect des "accords existants" de partage des eaux entre pays, par lesquels ils s'estiment lésés et qu'ils souhaitent remettre en cause. Autre point de litige, la reconnaissance du rôle des collectivités locales dans la gestion de l'eau. Bien que ces dernières, proches des usagers, soient souvent considérées comme les plus aptes à gérer l'approvisionnement, la collecte et l'entretien des réseaux d'eau, certains Etats ne sont pas prêts à décentraliser cette compétence.

Ces tensions témoignent du refus de nombreux gouvernements d'accepter la moindre contrainte extérieure, même sans valeur juridique opposable, concernant une ressource stratégique, qui relève de la souveraineté nationale. "L'eau est gérée au niveau local. Il y a une forte réticence à prendre conscience qu'elle doit de plus en plus être considérée comme une ressource partagée et à raisonner de façon collective, commente Henri-Luc Thibault, directeur du Plan bleu, l'organisme du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), chargé d'étudier la Méditerranée. Les esprits ne sont pas encore mûrs."

Si la portée de la déclaration a été amoindrie depuis le début du processus de discussion intergouvernemental, mené sous l'égide de la Turquie et du Conseil mondial de l'eau, co-organisateurs du Forum, elle marque toutefois une rupture par rapport au texte adopté lors du 4e Forum mondial de l'eau, en 2006 à Mexico, qui se contentait de réaffirmer la nécessité d'atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) - à savoir la réduction de moitié du nombre de personnes sans accès à l'eau et à l'assainissement d'ici à 2015.

En préambule, les Etats affirment pour la première fois "le besoin d'atteindre la sécurité hydrique", dans un monde qui fait face à des "changements rapides et sans précédents : croissance de la population, migration, urbanisation, changement climatique, désertification, sécheresses, dégradation des sols, changement des modes de vie et des habitudes de consommation". Ils s'engagent à agir pour "économiser l'eau", notamment dans le secteur agricole, alors que la politique de progression de l'offre, par la construction de barrages ou les transferts d'eau, a jusqu'à présent été la seule option envisagée dans de nombreux pays.

Ils promettent aussi, et de façon inédite, de préserver les écosystèmes aquatiques et de lutter contre les pollutions. Le renforcement des lois sur l'eau, la réforme de la gestion institutionnelle du secteur, la lutte contre la corruption, et une participation du public aux décisions concernant l'eau font également partie des engagements d'Istanbul.


Gaëlle Dupont

Article paru dans l'édition du 24.03.09

LE MONDE | 23.03.09 | 15h16  •  Mis à jour le 23.03.09 | 15h16

ISTANBUL (TURQUIE) ENVOYÉE SPÉCIALE

 


Portfolio sonore

"La gestion de l'eau est une question très politique"

LEMONDE.FR | 11.03.09 | 19h51  •  Mis à jour le 17.03.09 | 12h12

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 15:59

Le site de la FAO intitulé FAO Water fournit de nombreux documents sur l'enjeu de l'eau dans le monde, notamment dans ses relations avec la question de l'alimentation.

On y trouve toute l'actualité de l'action de la FAO dans ce domaine.



Vers un plan d'action mondial pour l'eau (21-01-2009)

Réunion internationale à Rome pour préparer le Forum mondial de l'eau

21 janvier 2009, Rome - Des délégués de plus de 60 pays se réunissent à Rome du 21 au 23 janvier 2009 pour poursuivre les négociations en vue d'un plan d'action mondial pour l'adaptation aux changements qui influeront sur la manière dont les pays gèrent leurs ressources en eau douce.

Cette réunion s'insère dans le cadre des préparatifs du 5ème Forum mondial de l'eau qui se tiendra du 16 au 22 mars 2009 à Istanbul, en Turquie. Le Forum mondial de l'eau est le principal événement dans le monde ayant trait à l'eau.
La réunion de Rome est la troisième d'une série de rencontres de haut niveau visant à la préparation de la conférence ministérielle sur l'eau qui se tiendra dans le cadre du Forum d'Istanbul.
"L'eau est aujourd'hui menacée sur plusieurs fronts. Les êtres humains dépendent de l'eau pour leur survie, mais ils sont aussi les pires ennemis de l'eau", affirme Ger Bergkamp, Directeur général du Conseil mondial de l'eau, organisation internationale chargée d'organiser, tous les trois ans, le Forum mondial de l'eau en collaboration avec un pays hôte.
"L'accroissement démographique et l'expansion des villes exercent une pression accrue sur les approvisionnements en eau", ajoute M. Bergkamp. Le développement industriel nécessitera des quantités accrues d'eau alors que les pays, soucieux de renforcer leur potentiel énergétique, détourneront de plus en plus d'eau pour la production hydroélectrique.
La pollution des lacs, des fleuves et des nappes phréatiques réduit les approvisionnements en eau propre. Le changement climatique apporte une variable supplémentaire à une équation déjà instable.
"L'agriculture absorbe environ 90 pour cent de la consommation d'eau douce. Elle est de loin le plus gros utilisateur d'eau. En gros, il faut 2 000 à 5 000 litres d'eau pour obtenir de quoi nourrir une personne pendant 24 heures", indique Alexander Müller, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département de la gestion des ressources naturelles et de l'environnement.
"La population mondiale passera de quelque 6,5 milliards à plus de 9 milliards de personnes en 2050. Cette augmentation posera un défi de taille à l'agriculture mondiale: il faudra produire davantage pour nourrir une population croissante tout en utilisant plus efficacement des ressources en eau limitées.
"La concurrence sur des ressources en eau moins abondantes s'intensifiera parallèlement à l'augmentation de la demande du secteur industriel et des ménages. De nouveaux concepts et une forte volonté politique seront nécessaires pour résoudre les problèmes de l'eau au niveau mondial et nourrir le monde de manière durable tout en relevant les défis croissants posés par le changement climatique."

Pénurie d'eau

Il serait possible d'économiser des quantités notables d'eau au profit d'autres secteurs si l'on parvenait à augmenter la productivité de l'eau en agriculture. En obtenant les mêmes rendements agricoles avec une réduction d'un pour cent de la consommation d'eau, on accroîtrait de 10 pour cent les disponibilités d'eau pour d'autres secteurs.
"Nous devons modifier radicalement nos idées sur la relation entre l'alimentation, l'eau et l'environnement si nous voulons nous attaquer au problème de la pénurie d'eau et atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement", affirme Pasquale Steduto, Chef du service de développement et de gestion de l'eau à la FAO et président de UN-Water, mécanisme interagences de l'ONU pour la coordination des initiatives de UN-Water.
"Le Forum mondial de l'eau, en rassemblant des responsables gouvernementaux de différents secteurs, la société civile, le secteur privé, les associations de consommateurs et les universités, offre une chance formidable de voir l'agenda international relatif à la gestion de l'eau refléter cette nouvelle façon d'appréhender le problème."
Il est urgent de mettre à jour une stratégie internationale complète pour la gestion de l'eau. Lors de la récente crise alimentaire, de nombreux pays ont connu des sécheresses aiguës qui ont pénalisé leur production alimentaire.
Les scénarios relatifs au changement climatique montrent que les sécheresses deviendront plus fréquentes dans beaucoup de régions qui connaissent déjà des pénuries d'eau.
Des bassins fluviaux majeurs, notamment d'importantes régions agricoles autour du fleuve Colorado aux Etats-Unis, de l'Indus en Asie du sud, du fleuve jaune en Chine, du Jourdain au Proche-Orient, du delta du Nil en Afrique et du Murray Darling en Australie, sont 'saturés', dans le sens qu'une utilisation accrue d'eau y est désormais impossible.

Gestion durable de l'eau et sécurité alimentaire


"La récente crise alimentaire a incité les dirigeants du monde à recentrer leur attention sur le système alimentaire mondial et la question de la faim. Nous espérons qu'au cours de cette réunion nous réussirons à convaincre ces dirigeants que la gestion durable de l'eau est intimement liée à la sécurité alimentaire", souligne M. Steduto.
On s'attend à ce que les responsables gouvernementaux réunis à Rome adoptent, au terme des négociations, un plan d'action mondial qui devra être finalisé et approuvé par la conférence ministérielle lors du Forum mondial de l'eau à Istanbul.
"La FAO est extrêmement heureuse de coopérer avec le Conseil mondial de l'eau dans le cadre de ce processus", indique M. Steduto.
"En intégrant pleinement l'agriculture dans le débat politique mondial sur l'eau, nous pouvons aborder une vaste gamme de questions relatives au développement, notamment la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté, la durabilité de l'environnement, les énergies propres et la salubrité rurale et urbaine", précise M. Steduto.
Le Forum mondial de l'eau d'Istanbul fournira des éléments de débat pour les prochaines négociations internationales notamment au G-8, à la Commission des Nations Unies pour le développement durable et à la Convention de la plateforme des Nations Unies sur le changement climatique.




Le Conseil mondial de l'eau, une plate-forme internationale multi-acteurs

Le Conseil mondial de l'eau a été créé en 1996 en réponse aux préoccupations croissantes de la communauté internationale face aux problématiques de l'eau. Ses missions sont de sensibiliser, de favoriser une réelle mobilisation politique et d'inciter à l'action sur les questions essentielles liées à l'eau à tous les niveaux, y compris au plus haut degré décisionnel, afin de faciliter, sur une base durable, la gestion et l'usage efficaces de l'eau. Le CME a un statut consultatif auprès de l'UNESCO et de ECOSOC.


 

 



Le site propose une série de cartes interactives:


- L'eau et les pauvres en milieu rural.

- Changement climatique, eau et sécurité alimentaire.

- Découvrir l'eau: Visite guidée en 10 minutes.

- Aquastat:  interfacequi  permet de comparer facilement et rapidement des indicateurs sur l'eau et la population à l'aide de cartes interactives.

 

 


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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 16:13

De très nombreux sites sont consacrés à la question de l'eau. Les références qui suivent permettent d'aborder les principales problèmatiques de cette question.

PopulationData.net

Informations, cartes et statistiques sur les populations et les pays du monde

L'eau douce: une ressource précieuse
Dossier complet réalisé dans la série "SagaScience" par un chercheur du CNRS.

Eau et éducation
Il s'agit d'un dossier réalisé par "Eau de Paris" qui aborde les aspects mondiaux de la question de l'eau et la gestion de l'eau en France.

L'eau dans le monde
Un tableau complet proposé par le site Geoscopie.

Eau-Tour du Monde
Un site pédagogique réalisé en partie par des élèves.

  


 

Pour réfléchir aux enjeux politiques et sociaux de l'eau à l'échelle mondiale, on peut consulter un blog du Monde Diplomatique intitulé « Carnets d'eau ». Attention, il ne s'agit pas d'un site pédagogique, les textes sont donc d'un niveau assez élevé.


Un nouveau blog : « Carnets d'eau »
L'eau se situe à la convergence d'enjeux multidimensionnels : économiques, sociaux, territoriaux, environnementaux, indissociables et qui font système.
Ressource précieuse, de plus en plus menacée, sa gestion suscite, du local au global, un foisonnement de questionnements et de combats, dont l'issue engage l'avenir de tous les habitants de la planète.
Partout, usagers et citoyens se mobilisent afin que l'eau ne devienne pas une marchandise, mais demeure un bien commun, au fondement d'un développement soutenable et équitable de nos sociétés.
Dans le monde comme en France les politiques publiques témoignent aujourd'hui de mutations considérables et dessinent les « nouvelles frontières » de la gestion de l'eau.

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